lundi 05 février 2007
A Conakry, Lansana CONTE vient encore une fois de démontrer son mépris et sa morgue insultante, après avoir empli nos morgues de nos fils, filles, frères et sœurs qui ont osé lui réclamer de leur rendre leur pays, et avec lui, leur dignité d’Homme.
Du haut de sa forfaiture, CONTE NOUS INSULTE !
Combien valent nos enfants et frères étripés, éclopés, émasculés, éventrés par les balles assassines de sa soldatesque dévoyée ?
Depuis le samedi 3 avril 2007, CONTE nous a répondu : 500.000 Francs guinéens, mais pas la moindre pénitence, pas la moindre repentance, pas le moindre début d’enquête ni de sanction contre ses assassins déguisés en soldats.
Puis, dès le lundi 5 Février 2007, il nous dira combien vaut le cadavre de chacun de nos martyrs de la grève générale déclenchée le 10 Janvier 2007.
Pour nous ils valaient par leur vie arrachée,
Pour nous ils valaient par leurs espérances trahies,
Pour nous ils valaient par leurs rêves inassouvis,
Pour nous ils vaudront et continueront de valoir par leur rendez-vous immémorial avec l’HISTOIRE.
Pour eux, nous construirons une chapelle ardente dans le cœur de chaque guinéen,
Pour eux, nous érigerons un minaret à la pointe de nos exigences,
Pour eux nous nous mettons en armes, d’une arme implacable pour venger leur mort, et cette arme, c’est celle de la justice et de la vérité.
Pour eux et pour nous, l’Etat guinéen de CONTE ne leur donne rien mais leur doit réparation.
Pour étancher notre soif d’une Guinée pour les guinéens, d’une guinée à la hauteur de leur sacrifice, CONTE ne pouvait leur rendre que la vie qu’il leur a arrachée.
Il s’est arrogé le droit de les tuer, de les massacrer et de les tirer comme des bêtes, comme s’ils n’étaient pas nés de l’enfantement de nos mères et de nos sœurs dans la douleur, la douleur d’être de chair et de sang, celle d’avoir vécu de privations et d’être morts de désespérance.
Quels milliards, pris dans les caisses de quel Etat rendrons leurs jambes aux estropiés, leurs bras aux mutilés, leur visage aux défigurés, leur vie d’homme aux émasculés.
CONTE, Lansana CONTE, d’où te vient donc ce mépris pour mon peuple ?
D’où te vient cette incommensurable impudence ?
J’attends de toi, au nom de mes frères morts pour la Guinée, un jour de Janvier sur les chemins de l’espérance,
J’attends de toi que tu leur demandes pardon.
Au-delà du pardon, j’attends de toi, que tu nous livres les tueurs du pont du 8 Novembre, pieds et poings liés par ton serment trahi d’officier sans attachement ni pitié pour mon Peuple, sacrifié en ce glorieux jour du 22 Janvier 2007.
J’attends de toi des drapeaux en berne sur toute l’étendue du territoire du SOUVERAIN PEUPLE DE GUINEE.
J’attends de toi la traduction des coupables devant les tribunaux.
J’attends de toi l’exclusion des rangs de l’armée de tous ceux qui, trahissant leur serment de soldat, ont trahi le peuple de Guinée.
Au nom de quel Peuple gouvernes-tu la Guinée ? Est-ce au nom de DIEU ou de SATAN ? Est-ce encore au nom des guinéens ?
Nos premiers actes de solidarité avec nos morts, nos actes fondateurs de dignité et de solidarité, nous allons les poser à ta face à compter de ce jour, et jour après jour après jusqu’à ce qu’il leur soit rendu justice, et nous invitons tous les guinéens à les appliquer :
1) CE SERA LA MISE EN BERNE DES DRAPEAUX GUINEENS SUR TOUTE L’ETENDUE DU TERRITOIRE JUSQU'A L’IDENTIFICATION DE CES FORCES D’OCCUPATION QUI ONT ASSASSINE NOS FRERES, SŒURS ET ENFANTS.
2) CE SERA DE DECOMPTER LES SOMMES VERSEES AUX VICTIMES NON PAS COMME UN DON, MAIS COMME UN ACOMPTE SUR CE QUE L’ETAT DE CONTE DEVRA PAYER AUX VICTIMES A TITRE DE DOMMAGES ET INTERETS
KEITA Sidikiba,
Contact: ksidikiba@wanadoo.fr
Tel : 00336 06 62 06 05 15
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