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    Libre Opinion : Acceptons de faire face à l’histoire …

     vendredi 02 février 2007   

    Il est trop clair que son arrivée au pouvoir ne fut pas un hasard. Outre son courage à défier les grandes puissances, la défense de l’intégrité territoriale, l’usage de la parole qui fut le sien, « le camarade Sékou Touré » reste celui qu’on ne pourra jamais ôter de l’histoire collective de la Guinée.

    En effet, je ne voudrai pas continuer ce raisonnement sans vous situer mes frères et sœurs, la cause qui me pousse à introduire cette présente analyse en ces termes.
    Mon précédent article a été l’objet de sévères remarques. La phrase incriminée s’énonce ainsi : « Depuis cette grève le « Général-roi Conté » a décidé de passer au stade supérieur de sa politique répressive, il s’engage de ressembler au « Camarade Sékou Touré », faire couler le sang des guinéens ».

    Cette ligne sus-citée n’a pas rencontré l’unanimité ou du moins n’est pas du gout de certains tels Monsieur Kouyaté qui, dans un courrier électronique m’a fait une étude panoramique de l’histoire de la Guinée. Je partage volontiers certaines de ses argumentations, par contre d’autres sont vraiment détournées et imbibées de mauvaises fois notamment lorsqu’il affirme que les pendaisons étaient méritées sous le régime du « Camarade Sékou Touré ».

    A ce niveau donc et pour le rejoindre un peu, il convient de noter que tous les complots sous le premier régime n’étaient pas imaginaires. Parce qu’il y a bien eut le débarquement en 1970, dirigé contre la base arrière du PAIGC qu’était Conakry et a été fondamentalement soutenu par certains guinéens.

    Pour preuve d’autres assauts ont eu lieu d’ailleurs au Bénin, aux Seychelles en cette même période. Il faut tout de même rappeler que ce débarquement a échoué parce que les Etats-Unis ne soutenaient pas cette tentative portugaise et a même d’accepter d’avertir la présidence guinéenne de l’imminence de l’intervention, avant que l’URSS n’assure pour un temps la protection de nos cotes. Mais seulement la répression qui s’en était suivi a été disproportionnée, étendue à des personnalités qui ne complotaient ni de près ni de loin.

    Le fait grave, c’est que les oscillations politiques du régime du « Camarade Sékou Touré » perturbèrent les projets de développement internes du pays. Il n’est prouvé à personne que le tout premier plan suggéré par la révolution guinéenne était la contribution massive des pays socialistes dans notre pays.

    Il fallait juste une volonté politique clairement définie afin d’en tirer le meilleur profit et de faire bénéficier la communauté nationale. Mais bizarrement en 1961, un revirement à l’extérieur remet en cause cette volonté. C’est ainsi que les Etats-Unis d’Amérique de leur coté, seront payés et continuellement approchés par « le père de l’indépendance » en récompense des investissements importants à Boké.

    Pendant un laps de temps – certes court – le patron du PDG-RDA a même tissé une coopération militaire avec l’Allemagne de L’Ouest. L’URSS déçue de la Guinée de ne pas avoir respecté les engagements pris au temps de Khrouchtchev, récupère donc ce qu’on lui devait en bauxite et garda avec le baron du socialisme guinéen une relation très distendue et méfiante.

    Reconnaissons honnêtement d’ailleurs que la multiplication de la répression à cette date est une conséquence de cette oscillation politique entre l’Ouest et l’Est, est même à la base des échecs internes. Dans ce jeu politique complexe et qui exigeait une certaine dose de secret, toute liberté de discussion était perçue comme une menace.

    Tour à tour sont frappés les dirigeants dont les sympathies penchaient vers l’Est, d’autres dont les préférences penchaient vers l’Ouest. Toute la politique intérieure fut ainsi complètement faussée, les objectifs économiques furent chamboulés par la force de cette tactique d’équilibre en termes d’alliance avec telle ou telle grande puissance, car le monde était sujet à une bipolarisation qui ne laissait aucune fausse note tactique aux pays.

    C’est pour dire qu’il est inadmissible par exemple pour une équipe de football de vouloir entamer un tournoi de coupe du monde sans un système de jeu pré-établi et conséquemment travaillé.

    Imaginez une seule fois qu’un Ronaldinho, à chaque match, marque un but pour son équipe et un autre pour ses adversaires. Qu’on me décrive la tête que ferait Franck Rijkaard qui, je suis sur, ne tarderai pas à le licencier malgré qu’il soit le plus grand joueur de ces 2 dernières années.

    C’est pourquoi certains intellectuels guinéens s’étaient levés contre le régime du « Camarade Sékou Touré » pour dénoncer l’indécision de sa politique interne, même s’il était le chef d’Etat le plus influent de la scène politique de l’Afrique des indépendances.

    Sans vouloir minimiser son talent oratoire, son intelligence et son courage d’avoir donné à la Guinée cette indépendance et de l’avoir élevé au rang des nations les plus écoutées à l’époque, j’avoue qu’il a juste manqué une ligne diplomatique conséquente au premier régime guinéen qui, je le rappelle, oscillait entre l’Ouest et l’Est.

    Qui penserait, après avoir fustigé et nargué le camp capitaliste, que le « Camarade Sékou Touré » allait rendre l’âme dans un hôpital américain de Cleveland ?

    Je voudrai soutenir à l’intention de Monsieur Kouyaté que la naissance d’une véritable conscience politique passe par une réconciliation des guinéens avec leur propre histoire.

    Personne ne pourrait s’inscrire en faux contre l’affirmation qui voudrait que la politique répressive actuelle du « Général-roi Conté » est une copie conforme de la politique de son maitre. Accepter cela est simplement faire face à l’histoire cruelle de la Guinée.

    Pour finir, je réitère mon respect à Monsieur Kouyaté et le rappeler que l’histoire ancienne de notre pays n’est pas à peser sur le débat politique actuel. Le poids des événements récents n’est pas moindre. Eviter donc de reconnaitre le pont entre ces 2 premiers régimes de notre pays, c’est refuser de reconnaitre que les formes de violences qu’a connues la Guinée sont le résultat de la perversion de la discussion politique et du seul souci de conserver le pouvoir.

    Monsieur Soumah Alseny
    Juriste, président fondateur du MEDI-SE
    Membre de la rédaction de Guinea-forum
    Contact : onealseny@hotmail.fr
    Pour www.nlsguinee.com


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