vendredi 02 février 2007
Le peuple de guinée continue dignement de faire la preuve de sa détermination irréversible, de sa résilience indestructible à la dictature la plus féroce et vorace d'Afrique qui a englouti notre pays dans l'antre des conditions de survie les plus inhumaines faites aux peuples africains post-indépendance.
Ce petit pas est invraisemblablement un bond à mille lieux, au dessus du gouffre de la dépouille morbide, fétide, de la mentalité ethnocide et de la démission collective irresponsable du régionalisme totalitaire dans lequel les régimes démon-cratiques, auréolés d'un despotisme macabre de droit divin, l'avait confinée et souillée.
C'est pour cela que cet élan novateur, cette macédoine de bonnes volontés venant du peuple converti à l'unité dans la foi inébranlable en sa diversité et en son destin radieux, est le ciment qui doit consolider la nation pour bâtir « la troisième république ».
Cette mystique du changement est devenue par la force invincible de l'insurrection patriotique républicaine, une nécessite historique insurmontable que la lâcheté et la flagornerie de nos dirigeants décérèbrés ne peuvent plus contenir en manipulant le peuple avec l'expertise barbare de leur "chicotte" stalinienne de la terreur meurtrière et du complot permanent de la crise alimentaire de l'époque révolutionnaire et de la soumission servile "koudei" dans la corruption et l'acceptation fataliste du sort qui lui est injustement fait par ses institutions ripoux-blicaines, avec la complicité morale d'autorités religieuses dont les prières présidentielles ont fait de la guinée, la terre d'élection de toutes les servitudes et calamités inimaginables.
Le cadre traditionnel, institutionnel de la lutte et de la négociation social a implosé de par l'ampleur du soulèvement populaire avec les crimes qui l'on ensanglantée. Le mouvement social a atteint sur l'échelle du thermomètre de la révolte et du droit souverain des peuples à s'autodéterminer ; le point de non-retour; d'où nécessairement nous sommes acculés à l'obligation de résultat, d'exiger un cadre "historique" de reddition de CONTE en tant que chef de guerre contre son peuple; pour le contraindre soit à une démission négociée sur la base d'une haute trahison "d'intelligence avec une force irrégulière étrangère" ou décider par volonté populaire unilatérale d'ordonner sa destitution en proclamant la troisième république : en tout cas la mort civique est préférable à la solution saddamique.
C'est une chose que nos doctes constitutionnalistes phosphorent sur la constitutionnalité et l'amplitude des moyens de gouvernement d'un premier ministre "eunuque" à imprimer une direction nouvelle, résolument démocratique et moderne à notre pays mais l'urgence commande une rupture fracassante et définitive avec le chaos et l'immobilisme funeste des idéologues ripoux-blicains instrumentalisés avec leurs conciliabules sans fin, leurs vessies et oracles maraboutiques qui ont entraîné la faillite de notre pays, qui a vu sa constitution dévitalisée, vidée de ses vertus et le moteur de ses principes démocratiques et humanistes débridé dans la médiocrité, l'incompétence et l'insouciance autodestructeur par des personnalités sans honneur et dignité, toute honte bue, ont orchestré pour la convenance de notre hydre national une présidence à vie, qui a succombé aux mirages éthyliques du pouvoir solitaire et à l'idolâtrie de la richesse illicite nimbée d'un culte pathologique de signes extérieurs de richesses, bâties sur la misère et l'ignorance du grand nombre déshumanise dans un dénuement sans précèdent .
En l'occurrence il s'agit de résoudre la quadrature du cercle infernal de l'exception guinéenne de la dictature dévoreuse d'enfants, sevran"niser" cette vermine qui a confisqué le destin de notre pays, transformé en Disneyland de tous les horreurs politiques et économiques inimaginables. Cela fait belle lurette que le rubicond de l'indécence et de l'immoralité a été allègrement et impunément franchi avec la complicité passive des caciques de notre opposition nationale nominale qui a balafré tous nos espoirs.
Notre génération ne peut se faire l'économie d'une action salutaire de purger le pays de ses fossoyeurs au risque de continuer à trahir en âme et conscience la mémoire de notre intelligentsia décimée par l'ancien régime et notre jeunesse passée à l'autel de l'égoïsme dévastateur des prébendiers koudeistes piégés par un matérialisme consumériste destructeurs de nos valeurs morales. Le changement constitutionnalisé dans la continuité du système et de ses suppôts est une condamnation à l'inertie, à la décadence, au chaos civil que l'utopie humanitaire ne pourrait nous épargner.
Les saints combattent dans l'unique espoir de récompenses célestes; mais nous autres pauvres humains avons besoin de perspectives terrestres et d'objectifs visibles pour vivre notre foi dans la dignité, la liberté et le bien-être.
Nous ne pouvons pas ouvrir une nouvelle humanité en guinée sur les bases d'une constitution défunte, trifouillée et bafouée qui a conspiré la présidence à vie pour un système antinomique aux préoccupations quotidiennes de nos concitoyens; qui ont vu leur constitution transformée en laverie automatique pour dictateurs qui en sortent en monarque de droit divin aux mains sales.
Ayons le courage d'accepter notre histoire avec ses hauts et ses bas, ouvrons et écrivons une nouvelle page avec des aspirations réalisables par des hommes intègres et dignes de la foi en notre destinée, ayons le courage d'assumer courageusement la maîtrise, ici et maintenant, des évènements politiques et économique de notre pays pour lui donner un environnement démocratique et humaniste que nous défendrons avec conviction et un sens des responsabilités inégalé pour les générations actuelles et futures.
L'épreuve pathétique d'un pouvoir absolu en fin de cycle, c'est son incapacité absolue à transmettre le pouvoir : l'ordre démocratique n'émerge du magma de la barbarie que si les hommes et les femmes le portent à bout de bras et agissent avec une volition "osirisienne" indéracinable de le faire triompher universellement.
Notre seul choix et unique acte rédempteur: LANSANA CONTE DOIT PARTIR !!!
« Y a que le changement de constant... » BOUDDAH.
Alpha Oumar Fela Barry
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Pour www.nlsguinee.com