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    Guinée : Quelle leçon peut–on tirer de ce bras de fer entre le gouvernement d’un coté, les syndicats et la société civile d’autre part ?

     jeudi 01 février 2007   

    Très tôt de tirer le constat défintif de la plus meurtrière grève que la Guinée ait connu dans son histoire. Les syndicats semblent avoir gagné la première mi-temps mais l’issu de la deuxième mi-temps n’est pas connue pour le moment. Tout dépendra de qui sera le Premier Ministre.
    Le Général Lansana Conte aussi n’a pas perdu mais plutôt gagné, ayant survécue l’un de ses moments les plus difficiles de ses vingt deux années de pouvoir. Il a réussi à survivre la tempête.
    Le plus grand perdant demeure le peuple de Guinée avec près de 100 morts, c’est l’équivalent de plus de 600 litres de sang versé, des centaines de blessées graves, des familles traumatisées à jamais, et tout cela, le problème reste non résolu car le Général Lansana Conte et son régime dictatorial, génocidaire et prédateur sont toujours aux commandes.

    Le problème fondamental qui a conduit à la grève reste en place et recommencera à zéro vers un autre bain de sang dans quelques mois. C’est dans cette attente que s’ouvrira cette nouvelle page, un test-vérité du « Nouveau Premier Ministre ».

    Aura t-il les mains libres pour appliquer à la lettre ses prérogatives pour développer suffisamment la confiance à la fois de l’opinion nationale et internationale pour gouverner avec succès le pays, une lourde responsabilité qui repose désormais sur ses épaules ?

    La Guinée se doit de passer de système autocratique et répressif de gouvernement à un système démocratique et participatif : C'est le seul sens à donner à ce gouvernement de « Consensus » dont on parle tant.
    Tant que le système oppressif en place sous la houlette du Général Lansana Conte demeurera, il y aura des citoyens de seconde, voire de troisième classe dont les droits sont constamment niés ou bafoués, et la violence persistera.

    La situation catastrophique et intenable de la Guinée que l'on connaît résulte des rapports sociaux inégalitaires et discriminatoires instauré par ce régime tyrannique, tribaliste et clanico-mafieux et d'un mode de gouvernement autocratique, qui a prévalu en Guinée depuis deux décennies.
    Toute tentative de tourner cette période honteuse et triste de l’héritage du Général Lansana Conte doit avoir comme objectif d’affaiblir les éléments qui caractérisent ce système en décomposition et de renforcer les éléments qui formeront le nouveau système de responsabilité en gestation qui vise à maintenir à terme de façon définitive l’impunité, la corruption, la médiocrité, le laisser aller et la gabegie.
    Mais déjà, la polarisation des clans qui gravitent le cercle du Général Lansana Conte autour du privilège de garder la « mangeoire », d'une part, et de « garder le pouvoir », d'autre part, menace de faire échouer les accords signés.

    La situation politique guinéenne est très compliquée et requiert beaucoup de sagacité de la part de l’Inter-Centrale syndicale, la société civile et les autres organisations démocratiques, si elles ne veulent pas rater ce tournant historique du changement positif.
    Une intense activité de réflexion s’impose et la responsabilité des intellectuels est engagée, pour déblayer les faux problèmes et fédérer fermement les forces démocratiques en Guinée. Il faut éviter les erreurs fatales, il faut se clarifier et s’unir, telle est, me semble-t-il, la dimension « héroïque » de l’actualité en Guinée à l’aube du changement.

    Les démocrates Guinéens ou ceux qui aspirent au changement luttent encore en ordres dispersés, perdant ainsi en force, en crédibilité, en efficacité. Pour esquiver cela, il est souhaitable que chaque citoyen, chaque mouvement politique, chaque organisation de la société civile se clarifie. Il faut une harmonisation des programmes, des objectifs, des conceptions de l’adversaire, et que chacun voit les alliés possibles et nécessaires.
    Il faut que les ambitions personnelles, les luttes de préséance ne soient pas un obstacle à l’intérêt commun bien compris. Il faut s’installer dans le temps un canal d’échanges, largement ouvert, dans la perspective d’une collaboration et d’une alliance solide et étroite entre tous les partisans du changement positif.

    L’Équation inconnue du changement : l’armée ?
    Dans les conditions démocratiques normales, un bon militaire obéit au gouvernement légal et légitime et n’a pas à faire exception au nom d’une préférence politique. Il doit être neutre politiquement et servir l’intérêt de son peuple.
    Les qualités premières d’un soldat c’est la force, le courage, le sang froid, l’endurance, la ruse, la discipline et l’amour pour son peuple. Il est prêt à se sacrifier pour sauver ses concitoyens car avant tout comme le disait le Général Noumandian Keita lors du premier anniversaire de la création de l’armée guinéenne : l’uniforme militaire d’un soldat constitue son cercueil.
    L’armée république ne devrait jamais être une armée de conquête et de soumission de son peuple mais plutôt une armée de défense du peuple contre ses ennemis tant intérieurs qu’extérieurs.
    Pour que l’armée guinéenne retrouve sa mission première qu’est la protection du peuple, au lieu d’être une milice de répression au service d’un homme, d’une ethnie, il faut une profonde restructuration et une réorientation sur ses fonctions et ses prérogatives.

    Il faut que « le politique » crée le militaire, lui donne ses missions, ses dimensions, alors que l’inverse n’est pas vrai et est suicidaire.
    Une société dominée par « le militaire » subit l’injustice parce que la raison du plus fort est toujours : « Mieux vaut la force du droit que l’absurde droit de la force ».

    La fonction première de l’armée est d’obéir aux revendications de son peuple qu’elle devrait protéger. Elle ne doit pas être un instrument d’oppression et de répression au service d’un chef. L’armée doit faire usage de sa capacité intellectuelle et morale et fonctionner sur la base du dialogue, de l’argumentation, du libre choix du meilleur, du pouvoir de s’abstenir, de douter, de refuser les ordres de ses chefs si ces ordres vont à l’encontre des intérêts et aspirations de son peuple.
    Le soldat patriote et républicain doit rejette ce concept irrationnelle de la mentalité militaire : « Ne raisonne pas, croyez… payez… obéissez… ».
    La Guinée se trouve aujourd’hui dans une situation très volatile, dangereuse, explosive, critique et a besoin urgemment du soutien des fils et filles en uniforme pour sauver le pays, éviter le naufrage et « la guerre » qui constitue la continuation de la politique par d’autres moyens ».
    Tout comme la société civile, l’armée n’a pas échappé à la politique de diviser pour affaiblir et pour régner, leitmotiv de la politique du Général Lansana Conte pendant ses 22 années au pouvoir. Cette division sciemment créée au sein de l’armée est l’une des causes de l’inaction de celle celle-ci face aux cris de détresse de tout un peuple qui en a marre.

    Cette « clanisation » ou « ethnisation » de l’armée a finalement créé des divergence d’intérêts politiques soutenus par des incompréhensions ou d’inimitiés personnelles entre officiers supérieurs et entre soldats, divisions gonflées par des conflits de préséance, de méfiance d’ordre ethnique, religieux, culturel, etc.

    Pourtant ces divergences sont très infinitésimales aux vues des enjeux et défis qui font face au pays. Ces obstacles sont surmontables si les militaires font preuve de maturité et de sens de perspective historique. Un militaire qui se refuse à une alliance objectivement justifiée et possible commet une erreur d’analyse : il préfère ainsi être faible quand il peut être fort, il prive son camp de divers apports, il renforce le camp ennemi et lui offre des chances dont il devrait le priver.

    Aujourd’hui, la Guinée Conakry est l’exemple typique de l’ex-Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo) et le Général Lansana Conte est la copie conforme du feu Maréchal Mobutu Sese Seko. Tous deux mortellement malades, et ferment les yeux et les oreilles devant la réalité d’une fin de règne déshonorable et honteuse.
    Ayant perdu l’autorité mais vouloir l’accepter, le Zaïre de Maréchal Mobutu était devenu une nation (un Etat) en faillite, sans autorité ouvrant la porte aux rebellions militaires et l’invasion du pays par les forces Rwandaise et Ougandaises pour exploiter les richesses de vaste et riche pays de l’Afrique.
    Rappelons que l’ex-Zaïre est 6 fois la superficie de la France, plus de 60 fois la superficie de la Belgique et plus de 200 fois la superficie du Rwanda et de l’Ouganda.

    Comment alors expliquer que ce grand pays continent l’ex-Zaïre (actuel RD Congo) succombe à des petits pays comme le Rwanda, l’Ouganda ?
    Le même scénario est entrain de se reproduire en Guinée. Des soldats Bissau Guinéens sont appelés au secours d’un pouvoir agonisant et on massacre les Guinéens comme des singes lors d’une battue sous le regard et la complicité des soldats de Guinée Conakry. La Guinée vaut plus de 4 fois la Guinée Bissau qui depuis longtemps ne cache pas ses revendications territoriales sur la Guinée.

    Bientôt, les Bissau Guinéens qui sont en position de force contre un pouvoir à Conakry dont la survie est en partie grâce à la bénédiction et à l’intervention de cette même Guinée Bissau, seront dans la même position que celle des Rwandais ou des Ougandais contre la RD Congo : Un Etat guinéen en faillite, un gouvernement de coquille, des immenses ressources minières et maritimes convoitées par la Guinée Bissau et surtout il faut avoir peur des ambitions territoriales et maritimes de ce pays, la Guinée Bissau, pays pour lequel la Guinée a consenti d’énormes efforts financiers, logistiques, militaires, pertes de vies humaines pour sa libération.
    L’excuse du guinéen c’est dire que cela n’arrivera ici.

    Aux Hommes politiques de tout bord :
    Comme ledit l’adage : l’union fait la force. Politiquement, on ne s’allie pas toujours parce qu’on s’aime bien, mais parce qu’on a, au-delà d’éventuels litiges, un intérêt majeur commun : l’avenir et le bien être de la Guinée.
    Toutefois, toute alliance politique crée des droits et devoirs qu’il faut accepter et respecter à la lettre. Parmi ces devoirs, il y a l’obligation de mettre en commun, certaines choses et de les partager.

    L’alliance contre le pire obstacle ou le pire adversaire commun est le facteur déterminant l’alliance. Il s’agit donc de se coaliser contre un adversaire ou un défi commun. En général, le béton d’une alliance, c’est l’intérêt commun, l’intérêt supérieur du pays. Plus cet intérêt est majeur, durable et difficile à assurer, plus il motive la solidarité. Notons que parmi les facteurs renforçant les alliances, certains sont négatifs, d’autres positifs.
    Au négatif, il y a les adversaires, les problèmes communs mais il faut les accepter, les surmonter car sans cela, l’intérêt peut s’échapper ou que son coût deviendrait plus élevé.
    L’alliance est une fusion qui aboutit à la mise en commun des ressources humaines et matérielles, à l’harmonisation des objectifs et des programmes pour un objectif collectif.

    Pour être efficace et apporter toute sa valeur, il faut que les hommes politiques reconnaissent et acceptent que l’Alliance suppose la reconnaissance mutuelle d’une certaine capacité politique positive, la reconnaissance d’une certaine compatibilité, d’une certaine complémentarité entre les personnes concernées et surtout l’existence d’un objectif suprême commun aux participants de l’alliance.
    Cela signifie que les alliés doivent avoir l’un pour l’autre une perception qui ne soit ni négative ni nulle, ils doivent pouvoir faire coexister leurs identités respectives sans dommage excédant le bénéfice du bien et de l’intérêt commun.

    La situation dégradante dans laquelle se trouve la Guinée aujourd’hui après plus de 45 années d’indépendance trouve sa cause dans les multiples erreurs de choix et de décision des leaders politiques, erreurs qui n’ont jamais suscité des analyses, de regards rétrospectifs pour trouver les causes de ces erreurs, leurs conséquences et la stratégie de prévention contre la répétition des mêmes erreurs encore, encore et encore.

    Parmi ces erreurs, le refus des alliances nécessaires. Dans leur jeune age, les leaders politiques peuvent être victimes de « maladies infantiles » et commettre des erreurs dues à l’inexpérience, au manque de maturité. Cela est excusable et explicable malgré que ces erreurs soient de nature et de gravité diverses.

    Cependant, considérant les dangers qu’elles peuvent représenter, il est important que les acteurs et les responsables politiques en soient avertis, qu’ils analysent les erreurs et tirent les conclusions pour parer à la répétition.
    Il faut éviter « l’infantilisme » ou le « nanisme politique » qui consiste à ne pas grandir politiquement donc être régulièrement victime des mêmes erreurs à répétition. En politique, seuls les imbéciles de changent pas et ne s’adaptent pas.

    Erreur Numéro 1 : Le manque de conviction politique : La majorité des Guinéens qui s’engagent en politique avec un terrible manque de conviction et de motivation, se contentant d’objectifs généraux très vagues.
    Une telle option politique est souvent occasionnée par la précipitation dans les ambitions politiques, l’amateurisme, l’imitation et le manque de maturité politique qui conduit :
    - à la gestion chaotique du mouvement ou du groupement politique,
    - à la poursuite d’une politique essentiellement conçue sur les slogans vides, mais également,
    - au flottement des membres pendant les moments critiques et à des scissions lors des tournants qui exigent clarté, fermeté et sang froid.

    Un tel mouvement politique ainsi mal fondé risque de baser sa cohésion sur le culte de la personnalité du chef ou sur les facteur de sentiments ethnique, claniques ou régionalistes. C’est ainsi que se créent des chefs de tribus, des propriétaires des partis politiques au lieu de leaders politiques.

    Pour éviter une telle erreur, il importe donc de créer un mouvement politique basé sur une conviction d’idées, une plate forme politique, un projet de société et un programme clair avec des ambitions précises. Il reste fondamental pour un parti sérieux de rendre lisible sa différence spécifique.

    Erreur numéro 2 : Les leaders des mouvements politiques en Guinée ne cherche pas à savoir et quand rarement ils le savent, ils n’intègrent pas dialectiquement la pensée politique des autres refusant toute idée contraire à leur vision figée ou caduque de la vie.
    Une telle posture est due à la rigidité, au manque d’ouverture, mais également au manque de maturité politique des leaders et politiciens qui génèrent ainsi des conséquences négatives que sont la fermeture à des alliances positives possibles, la légèreté dans la critique et l’évaluation des situations et des acteurs politiques avec ses corollaires que le fanatisme, le « griotisme » et l’intolérance. Le tout tourne autour du superficiel. Pourtant une ouverture politique permet de construire et d’élargir un spectrogramme politique basé sur un débat d’idées.

    Erreur Numéro 3 : La majorité des ceux qui se réclament leaders politiques ou tout simplement aspire à l’être manque de formation et aussi néglige la formation. Cela se traduit comme souligné ci-haut, par l’absence de projet de société et de plateforme dont on devrait exposer les fondements philosophiques, les motivations économiques, sociales, historiques, culturelles, de façon méthodique, simple et claire.
    Cette défaillance politique due au manque de perspective historique et d’enthousiasme généreux fait que les politiciens ne voient pas plus loin que leur propre famille, leur ethnie, leur région ou leur propre génération. Tant pis pour les autres est l’expression courante.
    Ce manque de projet de société qui devrait régir tout mouvement politique entraîne le nomadisme politique, le flottement des membres, le vieillissement des structures qui tombent dans la tiédeur, le défaut de transmission raisonnée de l’héritage et des modèles, l’absence de renouvellement au sommet des structure, l’incompréhension des générations et, à terme, la défaite.
    Enfin, cette absence de formation prive le militant source de bonne inspiration. Les leaders politiques sont incapables de former leurs militants. Il faut rappeler qu’en politique, former un militant, c’est lui proposer, en les justifiant, des règles, des armes de son indépendance critique. C’est lui inculquer peu à peu, sans brutalité, l’amour de la réflexion, du libre examen de soi-même et du monde autour de soi. C’est l’amener peu à peu à anéantir ses émotions, ses sentiments, et à juger objectivement. C’est lui montrer les exigences, et les conditions d’un jugement sain. Enfin, c’est cultiver le goût de la précision, de la rigueur, de l’impartialité, de la vérité.

    Erreur numéro 4 : Une autre erreur monumentale des hommes politiques et « leaders des partis politiques » ou plutôt des propriétaires des partis politiques demeure la négligence de l’information dans ce monde devenu planétaire grâce à la communication.
    Négliger l’information c’est se priver d’un instrument de combat très précieux. Ne pas savoir choisir dans le foisonnement factuel des actualités, se recroqueviller sur ses propres réalités, c’est réduire les adhérents au silence, autant d’erreurs qui conduisent au adynamie, au découragement, à la démobilisation et à la déloyauté politique.
    Pour éviter ces dangers liés à la négligence de l’Information, il est de bonne réputation ou de bonne guerre, qu’une organisation politique se dote d’une stratégie de l’information ou de communication.
    Comme souvent on le dit : « un citoyen bien informé est un citoyen qui a des yeux et des oreilles, qui pense et peut parler à propos.
    Par la maîtrise de l’information, un mouvement politique est capable de faire connaître son parti, ses ambitions, ses adversaires, ses alliés, ses forces, ses atouts, ses difficultés ; montrer comment va la nation, quels sont les problèmes, les dangers, les perspectives.
    C’est aussi un moyen d’orienter l’opinion le citoyen sans la fanatiser, en lui donnant les moyens d’apprécier selon son jugement.

    Erreur numéro 5 : La totalité des leaders ou propriétaires de partis politiques sont dominés ou guidés par cet esprit de suffisance, d’autosuffisance qui émousse l’enthousiasme créatif et la fraîcheur de l’esprit critique.
    C’est en s’octroyant sans cesse des défis, des objectifs à atteindre qu’on maintient la flamme vivante du progrès.
    Un adage ne dit-il pas : L’horizon recule devant la personne qui avance et s’immobilise devant celui qui ne progresse pas.

    Il faut perpétuellement cultiver l’esprit du progrès et de l’excellence toujours plus loin, plus haut, toujours mieux, non par à cause du dédain du passé et des traditions, mais par un dialogue lucide de l’ancien et du nouveau. Il faut apprendre à écouter l’autre même si les opinions sont opposées aux siens. On apprend toujours en écoutant.

    Erreur numéro 6 : Les hommes politiques en Guinée n’ont pas la différenciation en adversaires et amis. La politique c’est comme un champ de riz que l’on désherbe. Il ne faut confondre le pied du riz avec l’herbe sauvage au risque de déraciner tout son champ. En politique cela signifie tout simplement qu’il ne faut pas se tromper ni d’adversaire ni d’ami.

    Qu’est ce qui arrive quand on prend un allié potentiel pour un ennemi pour des mobiles subjectifs, ou un adversaire objectif pour un allié sûr (vrai) ?

    La cause principale de cette mésaventure politique dangereuse se produit grâce au manque de sérieux dans les analyses politiques, au sentimentalisme ethnique, régionaliste, religieux etc.
    De telles imprudences sont généralement sanctionnées par des désillusions, quand tôt ou tard quand le leader se rend compte qu’il s’est trompé, affaibli, voire suicidé en faisant confiance à un adversaire résolument opposé aux intérêts, à la charte et au programme politique si celui-ci existe.
    Pour éviter ce piège, il faut analyser objectivement la scène politique dans sa profondeur historique, examiner la théorie et la pratique de chaque protagoniste politique, cerner les divergences et les contradictions, évaluer leur nature dans une perspective évolutive, critique et mais sans préjugé. Il ne pas confondre oppositions tactiques sur les modalités et contradictions stratégiques sur les axes majeurs. Enfin, il faut distinguer les alliances purement tactiques et passagères des alliances durables, stratégiques, fondées sur de profondes convergences d’intérêts politiques.

    Erreur numéro 7 : La naïveté politique. Depuis 22 ans, l’opposition guinéenne a cru que le Général Lansana Conte est un homme de dialogue ou encore un homme qui respecte sa parole ou sa signature. Et bien naïf celui qui par excès d’optimisme aura cru au serment solennel, à la signature, aux promesses du Général Lansana Conte.
    C’est la raison des multiples humiliations électorales de l’opposition qui refuse de comprendre qu’avec ce pouvoir militaro-mafieux que 1+1 n’est jamais égale à 2.
    La crise qui affecte ce pays ne pourra jamais être réglée durablement par le maintien au pouvoir de Lansana Conte de ses clans militaro-mafieux.

    Erreur numéro 8 : Il faut éviter de rejeter sur autrui la cause de son échec. En Guinée, il y a une culture qui accuse toujours l’autre la défaite de soi-même ou la cause de la situation chaotique et honteuse du pays. Il y a une culture de « bouc émissairisme ».
    Personne ne veut prendre la responsabilité de l’échec du pays ou de soi même, mais toujours prêt à accuser, à indexer les autres.
    Un adage africain dit : quand tu pointes l’indexe vers une personne, trois autres doigts font direction sur toi même. Il est plus facile d’accuser que de prendre la responsabilité de ses actes. C’est le plus court chemin vers la démission déguisée.
    Il est périlleux et dangereux de s’en remettre à autrui sur le sort de son parti, de son peuple. Cela ressort de l’ignorance du fait qu’en politique, seuls les intérêts comptent. Commettre cette erreur condamne à être soit phagocyté, soit être marginalisé, et considéré ainsi comme un partenaire très négligeable donc non relevant.
    C’est la raison pour laquelle il faut exiger coûte que coûte à être dans les discussions et se défendre soi-même quand son propre sort est en jeu. Cela suppose que l’on dit non aux demi-mesures, aux approximations, aux compromissions d’apparence anodines.

    Erreur numéro 9 : Il faut que les politiciens qui se réclament de l’opposition évitent d’être toujours mis devant le fait accompli sans un plan A ni un plan B.
    L’opposition Guinéenne est reconnue très fameuse pour être prête à réagir devant une situation présente sans pouvoir être capable d’anticiper l’événement et ses possibles résultats et conséquences. C’est le danger d’être plutôt réactif qu’actif.
    La cause principale de ce comportement suicidaire demeure le manque de confiance en soi et d’esprit prospectif ce qui conduit à subir les décisions des autres protagonistes et à perdre le contrôle des événements et le crédit.
    En politique, il est préférable d’être celui qui crée l’événement, qui anticipe, qui prévoit, échafaude des plans de contingence pour parer aux imprévus.

    Erreur numéro 10 : Penser que la politique est le plus court chemin, le raccourci pour accéder à la mangeoire. Cette erreur consiste à croire que l’objectif politique majeur est dans la seule prise du pouvoir : c’est souvent la philosophie de l’arrivisme et de l’opportunisme des cadres pressés non pas pour inscrire les changements dans la durée au bénéfice du plus grand nombre, mais plutôt de s’enrichir personnellement. Cet égoïsme à courte vue qui est suicidaire ouvre la course aux postes rémunérateurs, le trafic d’influence, le clientélisme, ternissant à terme l’image du pouvoir et l’exposant à la désaffection des citoyens.
    C’est la phase actuelle dangereuse dans laquelle la Guinée est profondément enfouie.

    Dr Mamadou Diallo, MD
    Membre Fondateur de l’ANDD
    Administrateur de Guinea-Forum
    Contact-Email : webmaster@guinea-forum.org
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