mercredi 31 janvier 2007
Incontestablement, Aboubacar Somparé, est l’un des meilleurs cadres de la guinée.
Sorti d’une grande université française, il se distingue très tôt, pendant la révolution de Sékou Touré, à travers ses analyses succinctes de la doctrine marxiste du socialisme lors des rencontres et discussions entre les cadres du comité central de la révolution.
Il se fait vite remarquer par son calme olympien et sa dévotion à la cause de la révolution auprès de Sékou Touré qui lui confia le double rôle d’ambassadeur de la guinée en France et d’agent secret de la révolution.
En France, il excella surtout dans son rôle d’agent secret en infiltrant la diaspora guinéenne au sein de laquelle, Il recueilli des informations cruciales sur les mouvements des cadres guinéens à travers le monde. Ces informations seront déterminantes dans l’arrestation et la condamnation des milliers d’intellectuels guinéens dans le tristement célèbre du Camp Boiro.
A la mort de Sékou Touré, le mythomane se reconvertit vite en démocrate. Du rectorat de l’université de Conakry, il organise la création du Parti de l’Unité et du Progrès, PUP, et use de ses relations avec la fille de Diallo Biro, une de ses nombreuses maitresses, pour faire appel à ce dernier comme secrétaire général du parti.
Contrairement à l’esprit démocratique qui animait Diallo Biro et beaucoup d’autres cadres du parti, Aboubacar Somparé avait déjà conçu un plan machiavélique du parti qui consiste à faire de la guinée une autocratie clanique soussou.
En 1993, il mit son plan à exécution et persuade Lansana Conté à écarter tous les ténors du parti venant des autres régions de la guinée. Aprés cette première phase, il se met à tailler sur mesure la loi fondamentale pour faire de Lansana Conté un président à vie, omnipotent et ayant toute la description d’un chef autocratique lequel se confond à tous les pouvoirs législatif et judiciaire.
La deuxième phase consistait à soussoufier l’hiérarchie administrative et militaire.
Pour ce faire, il fallait mettre en retraite anticipée les hauts cadres civils et militaires venant des autres régions de la guinée.
Au moment où il pensait avoir réussi son plan machiavélique, tout le peuple se leva comme un seul pour réclamer la bonne gouvernance sous la brave initiative des organisations syndicales et de la société civile.
Malgré cette surprise inattendue de la grève illimitée déclenchée par l’intercentrale CNTG-USTG, le mythomane réveille ses démons de manipulateur et s’implique pour tailler sur mesure la concession de Lansana Conté la plus importante sur la nomination d’un Premier Ministre et Chef de Gouvernement.
Il fait recours à la loi fondamentale déjà vidée de son sens, et s’appuie sur les interprétations judiciaires de celle-ci par Lamine Sidimé, président de la cour suprême, pour donner une interprétation ambigüe des prérogatives du Premier Ministre et Chef de Gouvernement.
Après lecture des prérogatives du Premier Ministre, l’on se rende compte directement de l’ambigüité des articles et du manque de marge de manouvre auquel le future locataire de la primature va se confronter.
Notre mythomane, Aboubacar Somparé, président d’une assemblée nationale illégitime, qui, à son actif, a participé à l’édification des deux dictatures successives des régimes de Sékou Touré et de Lansana Conté, est sans doute l’homme le plus dangereux de la République.
Alpha Diallo,
President ThinkTankGuinee
Tennessee, USA
Pour www.nlsguinee.com