lundi 29 janvier 2007
Armée guinéenne, jadis glorieuse armée, toi qui hier, avec honneur, a participé à la lutte de libération de l'Afrique, toi qui, encore hier participa à la libération du vaillant peuple frère de Guinée Bissau et des Iles du Cap Vert, toi qui glorieusement contribua aussi à la restauration de la paix dans la sous région, et tu as eu droit d’être citée comme un exemple de fierté.
Comment as-tu laissé massacrer sur ton propre sol sous tes yeux par des mercenaires tes propres enfants qui manifestaient pacifiquement les mains nues!
Oh Généraux, Colonels, commandants, Capitaines, Lieutenants, Caporaux, simples soldats vous qui êtes censés protéger cette pauvre population, votre population!
Qu’en est-il? Que se passe t-il? Qu’avez vous fait pour restaurer la justice et la dignité et réparer l‘affront ?
Massacrer, laisser massacrer chez vous sous vos yeux vos enfants! Vos frères vos sœurs! Quelle honte! Cependant je garde espoir en toi car je te sais téméraire et lucide.
Aujourd’hui les temps ont changé, et je me sens abandonné par toi.
Qu’ai-je fait pour mériter ce désintéressement au moment où j’ai le plus besoin de ton concours? N’est-ce pas que nous sommes des inséparables? Moi c’est toi et toi tu es issue de moi.
Quand tu parles, j’ai espoir et quand tu ris, j’explose de joie car je sais que tu es avec moi, parce que ton rire m’ouvre de très grandes perspectives pour mon avenir.
Reviens à moi, ainsi unis ensemble rien ne nous résistera.
Réveilles-toi et aie de la compassion pour moi, car ma douleur est profonde. Ne la comprends-tu pas ou seulement fais-tu semblant de m‘ignorer?
Je garde malgré tout espoir en toi mais ma patience a des limites.
Oh hier encore vaillante armée le temps n'est il pas venu de te ressaisir et de travailler avec moi courageux peuple pour un peu de bonheur, de paix, et de sécurité?
Tes frères, sœurs, mères et pères saluent humblement la mémoire d'innocentes victimes tombées au champ d'honneur faites en sorte, faisons en sorte que leur sacrifice n'ait pas été vain.
Rendons-les tous les hommages et le temps de te réhabiliter à mes yeux est venu, cela passe par la mise à l’écart de ta vieille subversive et corrompue garde.
En attendant, je pleure et enterre mes enfants tes victimes tout en gardant le secret espoir que tu répareras le tort en me rendant justice. Je t’observe et t’attend.
Une analyse de Mohamed "Joe" Sidibé, USA
Pour www.nlsguinee.com