samedi 27 janvier 2007
L’histoire a toujours été écrite par les vainqueurs et contée aux générations futures par les survivants. L’histoire des victimes innocentes tombées par la folie meurtrière d’une bande de militaires assoiffées de sang et de sous ne devrait être écrite que par vous leaders syndicaux.
Nul homme de droit positif fut-il lui-même la loi ne devrait influencer votre noble pensée d’instaurer en Guinée un Etat de droit garantissant le respect de la dignité humaine.
Nul homme de Dieu fut-il lui-même la foi ne devrait éteindre la lumière en vous allumée par la conscience populaire.
En salle de négociation pour la lettre de mission d’un premier ministre, plus rien ne devrait peser dans la balance si ce n’est le sang de nos sœurs, frères, mères et pères tombés pour que rayonne la Guinée.
Seule la question suivante devrait compter pour vous :
Un premier ministre est il le prix à payer pour nos martyrs ?
Pour que le fort soit juste il faut rendre le juste fort.
• Pour que cette bande de lâches armés ne tire plus sur cet innocent écolier qui n’a que le bâtonnet pour défense, il faut que le juste soit fort ;
• Pour que le garant de la loi ne soit plus le gérant de l’or, il faut que le juste soit fort ;
• Pour que celui qui signe gros ne songe plus gras, il faut que le juste soit fort ;
• Pour que celui qui crie la foi ne croit plus au foie, il faut que le juste soit fort ;
• Pour que ceux qui par le peuple sont élus cessent d’être des filous, il faut que le juste soit fort
La justice dont je parle ici n’est pas celle qui consiste à lire et dire le droit comme sait le faire lâchement et mollement un certain considérant Docteur laquais, mais cette sagesse infuse en chaque être humain qui lui permet de reconnaître ses limites physiques, sa singularité et partant de la fatalité de s’unir à l’autre pour la complémentarité.
Cette sagesse qui permet de comprendre que l’homme ne saurait être plus humilié que par le simple fait d’être une créature en tout point de vue dépendant de son créateur. Fragile, faible et tenté devant ce monde matériel infini, il ne peut être bon sans le concours constant de ses semblables pour lui ressourcer à la dignité humaine.
Une justice (quand le juste est fort) une fois par an rendue dans un pays est plus que quarante ans de pluie. Parole de prophète ! La Guinée malgré qu’elle soit réputée être le château de l’Afrique et un scandale de géologie, les Guinéens par manque de juste fort ont soif et faim.
Que Monsieur Dr considérant et consorts (Cours suprême, Assemblée et Conseil Economique et Social) qui ne lisent et disent le droit que pour une certaine couleur ne vous distraient pas. N’a-t-on pas dit que science sans conscience n’est que ruine de l’âme ?
Par leur silence coupable ce sont des centaines de familles Guinéennes qui sans puissance réclament justice. Ces soit disant docteurs es science à la conscience tordue et questionnable ne sont pas dignes à prendre part à une rencontre d’intérêt national.
La constitution, les lois organiques et que sais-je encore ne font pas le Guinéen, elles sont faites par les Guinéens. Alors que l’on ne vous fasse pas accepter que le mode de gouvernement en Guinée est de type présidentiel, un poste de premier ministre chef de gouvernement ne serait pas prévu par la constitution.
Que les cris de nos martyres quand le plomb meurtrier a pénétré leur corps pour le saigner et s’y refroidir renforcent votre ardeur et désire pour que naisse enfin une Guinée juste et prospère.
Pour qu’ils ne soient pas à jamais oubliés dans les affres et les ténèbres de l’injustice, donnons nous les moyens de faire naître la Guinée à laquelle ils ont tant rêvé et pour laquelle ils ont honorablement fait ce voyage céleste.
Peut être qu’un jour la Guinée devra commémorer ce lundi des horreurs, de la bestialité de l’homme, de l’indifférence notoire de ses pseudo intellectuels, ce lundi de toutes les larmes des parents, amis et compatissants.
Que leurs âmes reposent en paix
Bocoum Ibrahima, Kampala
Pour www.nlsguinee.com