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    Libre Opinion : La tradition répressive de l’Etat guinéen !!!

     jeudi 25 janvier 2007   

    L’heure est grave, l’Etat est paumé, les dirigeants guinéens sont déboussolés, la population guinéenne n’échappe pas encore à la répression meurtrière qui est devenue une spécialité de l’Etat guinéen.

    Depuis cette grève le « Général-roi Conté » a décidé de passer au stade supérieur de sa politique répressive, il s’engage de ressembler au « Camarade Sékou Touré », faire couler le sang des guinéens.

    Il est à rappeler que la brutalité des forces de sécurité a toujours fait partie du quotidien des guinéens. Depuis son accession à l’indépendance, c’est toujours la volonté de maintenir un ordre rarement menacé qui lance l’armée contre les manifestations souvent pacifiques et légitimes.

    Sachant qu’aucune démocratie moderne ne saurait tolérer des répressions telles que la Guinée l’a toujours connues et que nos dirigeants ont toujours tiré un rideau pudic sur les exactions des forces de l’ordre, il est alors temps de dévoiler ce que le voile nous voile. Bien que revenir avec sur toutes ces années noires, rappeler des exactions les plus insolites des forces de l’ordre guinéen n’est pas chose aisée.

    Pour être donc le plus objectif possible, il m’importe néanmoins d’illustrer mon raisonnement en prenant compte des rapports de certains organismes de défenses des droits de l’Homme dont la crédibilité n’est plus à remettre en cause.

    Avant d’évoquer la grève de décembre 2001 au cours de laquelle les étudiants de l’Université Gamal Abdel Nasser ont été sauvagement interpellés, je me propose de rappeler l’enfer du campus de l’Université Julius Nyerere en 2002. Ce jour là, le campus est en état de siège, deux (2) bataillons de militaires veillent, les armes au point, renforcés par une bonne troupe de policiers.

    On se croirait dans un montage hollywoodien digne de Martin Scorcèse. L’assaut fut lancé, en une fraction de seconde, le campus se transforme en un véritable bain de sang, les étudiants seront pris dans des bastonnades sanglantes indescriptibles. Certains furent victimes d’interpellations dégradantes, d’autres furent à leur tour pourchassés et interceptés jusque dans les sombres quartiers de la ville.

    Les quartiers furent bouclés et la ville fut complètement quadrillée, le campus assiégé pendant plusieurs semaines. C’était l’horreur au degré absolu. Et pourtant les étudiants défendaient les droits les plus élémentaires et les plus légitimes en rapport avec leurs conditions d’existence. Le tyran recteur Seydouba Camara « Koza » soucieux d’être éjecté de son fauteuil, avait préféré hisser les étudiants au rang des ennemis de l’Etat.

    A l’image de leurs homologues de Gamal, la revendication estudiantine de Kankan fut assimilée à un crime contre l’Etat, finalement toutes les autorités s’en mêlent, les arrestations se multiplient sur le campus, les leaders sont licenciés, c’était simplement une année déplorable pour les étudiants.

    D’ailleurs longtemps en Guinée, les grèves universitaires et lycéennes ainsi que les manifestations d’opposants politiques sont considérées comme des actes insurrectionnels, la police et les militaires ont pour mission d’y mettre fin, le plus souvent sur simple appel téléphonique d’un recteur ou d’un chef de quartier.

    Ainsi il est de coutume en Guinée que « la raison d’Etat » légitime les brutalités policières.

    La situation actuelle interpelle donc tous les guinéens à une prise de conscience patriotique ; car il est prouvé en Guinée que « le maintien de l’ordre prévaut sur le respect du premier des droits garantis par la constitution guinéenne et toutes les normes du Droit International, le respect du droit à la vie et de l’intégrité physique des êtres humains.
    L’aspect récurent de ce recours excessif à la force et l’impunité dont jouissent les auteurs de ces exécutions extrajudiciaires montrent bien que les hautes autorités de l’Etat couvrent des actes, voire même les encouragent, afin de bâillonner toute forme d’opposions lorsque celle-ci prend le chemin de la rue pour exposer son mécontentement…»
    rapporte le document public Index AI : AFR29/001/2002 de l’Amnistie Internationale.

    La véracité de ce document illustre parfaitement le massacre prémédité d’une dizaine de personnes en mars 1998 à Kaporo-rails, suite aux affrontements violents qui opposaient la population de la localité aux forces de sécurité. D’ailleurs il n’est pas abusé d’affirmer que c’est sous les ordres directs du ministre de la sécurité que les citoyens furent sauvagement tués pour avoir protester contre la démolition de leur quartier.

    Les forces de sécurité guinéenne sont perpétuellement confortées dans le sentiment que le pouvoir a besoin de matraques pour asseoir une politique énergique et enrayer toute tentative de contestation. L’incontournable Cheikh Yérim Seck le rappelle d’ailleurs éloquemment dans Jeune Afrique n° 2402 lorsqu’il affirme que « dans ce pays où, depuis l’indépendance, les forces de l’ordre se sont souvent illustrées par leur brutalité dans la répression des libertés publiques… »

    Human Rights Watch a déclaré le 06 juillet 2006 qu’ « en réponse à une grève nationale dénonçant l’augmentation des prix du riz et de l’essence, les forces de sécurité ont commis des meurtres et des viols. Elles ont frappé et détroussé manifestants et passants » pendant la manifestation du 12 juin passé.

    La grève en cours n’a pas échappé à la règle, on dénombre selon de nombreuses sources sures, une trentaine de morts, plus de 150 interpellations et plusieurs dizaines de blessés. Jamais au cours d’une manifestation dans notre pays, il n’a manqué aux autorités de motifs pour faire intervenir de façon brutale que possible pour enrayer toute tentative de revendication.

    Il est de même « en 1998, à la seconde élection présidentielle, des innocents arrêtés dans les rues ou dans leur concession furent conduit au camp militaire Alpha Yaya Diallo où ils furent atrocement torturés. Il y eut des blessés, des handicaps à vie, des morts… », rend compte l’Union Internationale des droits de l’Homme.

    Antérieurement, il est à remarquer les comportements nettement plus violents des anti-gangs et de la brigade anti-criminalité par exemple dans la sous-préfecture de Maneyah (Coyah) au cours d’une interpellation qui a mal tourné faisant 3 morts dans la population civile.

    Quoi qu’il arrive l’Etat guinéen a toujours couvert les comportements belliqueux de son armée, même s’il y a des blessés et des morts. Et pourtant la Guinée a ratifié plusieurs conventions notamment la charte africaine des droits de l’Homme, la convention contre la torture et autres peines ou traitement cruels, inhumains ou dégradants, mais également le pacte international des droits civils et politiques.

    Parallèlement il faut savoir que la résolution 1235 (XLII) du 06 juin 1967 autorise le Conseil Economique et Social à examiner les renseignements concernant les violations flagrantes des droits de l’Homme et des libertés fondamentales dans tous les pays. En vertu de cette résolution, la commission et la sous-commission peuvent prendre des mesures au sujet des plaintes relatives aux droits de l’Homme.

    Alors, est-il inintelligent de savoir pourquoi les dirigeants guinéens n’ont jamais été inquiétés des incessantes violations des droits de nos citoyens?
    Les structures onusiennes sont-elles vraiment efficaces ?

    Monsieur Soumah Alseny
    Juriste, président fondateur du MEDI-SE
    Membre de la rédaction de Guinea-forum
    Contact : onealseny@hotmail.fr
    Pour www.nlsguinee.com


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