mercredi 24 janvier 2007
La seule garantie d’une paix durable en République de Guinée et dans la région ouest- africaine, d’une bonne gouvernance et d’une lutte efficace contre l’émigration du désespoir de la jeunesse africaine, passe en tout premier lieu par la décapitation du régime du général Lansana Conté et ses tentacules.
A l’état actuel de la terreur orchestrée par le contingent de la mort dirigée par le prétendu héritier du général conté, au su et à la vue du président de l’assemblée nationale, du président de la cour suprême et des hauts gradés de l’armée guinéenne, plus aucune structure, aucune décision, aucune déclaration, aucun décret ne sont légitimes devant le peuple martyr de Guinée
Le dernier bilan fait état de plus cinquante (50) morts, tués par balles, sans parler des blessés qui se comptent par centaines. Je profite pour présenter mes condoléances les plus attristées aux familles des victimes et leur dire tout simplement que la Guinée s’en souviendra et justice sera faite.
L’heure n’est plus au recul ou à l’hésitation. Aucun dignitaire de ce régime n’a plus ni la légitimité ni la légalité de s’asseoir à la table de la négociation avec nos vaillants syndicats.
Je profite de l’occasion pour lancer un appel patriotique à tous les cadres guinéens de l’extérieur comme de l’intérieur, à opposer un refus catégorique et patriotique à toute proposition de nomination à quelque poste que se soit venant du général Conté.
Je dirais au cadres de l’armées guinéenne que je suis profondément outré de savoir qu’elle a, pour une fois, failli à son devoir le plus sacré en laissant des éléments étrangers fouler le sol guinéen, tuer des citoyens guinéens, violer des femmes guinéennes, juste pour satisfaire les ambitions d’une famille qui n’est, apparemment, plus des nôtres.
Je dirais au président de l’assemblée nationale que je suis ahuri et humilié, comme tout guinéen vivant dans un état de droit, de savoir qu’il a monter à la face du monde qu’il ne fait pas la différence entre pouvoir législatif et pouvoir exécutif. En s’érigeant en porte parole du général conté, il nous montre clairement qu’il n’a jamais été notre représentant, mais un espion parmi nous.
Laissons les assumer seul avec leurs sbires le sort qu’ils ont réservé au laborieux peuple de guinée. Qui sème le vent récolte la tempête.
Aux camarades syndicalistes, tenez bon. A ce stade du mouvement la seule alternative est de continuer jusqu’à la décapitation du démon. Face à des leaders politiques qui se terrent pendant qu’on vous trimbale en prison, mon cher Dr Fofana, Mme Serah et autres syndicalistes, le peuple de n’a plus que vous comme espoir.
Alors continuons braves gens ! Les sacrifices sont déjà lourds et la victoire proche.
En avant !!!
Seul le peuple souverain est désormais votre interlocuteur. Le reste c’est du pipo.
Ni compromis, ni compromission. Le peuple exige le départ inconditionnel du Brigand Général Lansana Conté, de sa Constitution, l’ensemble de ses acolytes et la mise en place d’un Gouvernement de Transition.
La volonté du peuple souverain se réalise, elle ne se négocie pas !
Chers compatriotes où que vous soyez en Suisse ou en occident tout court, quelque soit votre statut juridique, sachez que c’est un devoir sacré pour vous de participer à la libération de votre pays. Ceci dit que vous devez vous mobiliser pour montrer aux nôtres qui se battent sur le terrain, il y a de cela 14 jours, que vous êtes avec eux.
Vive la patrie
Vive le changement
Vive la démocratie
Vive la guinée
Abdoul Ghoudoussy Baldé
Contact : ghoudoussi@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com