mercredi 24 janvier 2007
« Disons les choses clairement : il n’y a plus rien à négocier à part le départ de Lansana Conté de son fauteuil usurpé ! »
Les guinéens ont ouvert les yeux, il serait difficile de leur demander de prendre une n-ième fois leur mal en patience en acceptant un quelconque accord permettant au dictateur de Wawa de se maintenir au pouvoir.
Les pseudos négociations entamées dans la journée d’aujourd’hui ne visent qu’à permettre à Conté de se réarmer en ressources et en mercenaires pour l’ultime guerre qu’il est entrain de livrer contre le peuple de Guinée.
Qui peut croire en la parole de Lansana Conté ? Quelles garanties va-t-il offrir au peuple de Guinée quant à la résolution d’une crise qu’il a lui initiée à cause du mépris qu’il affiche clairement contre le commun des guinéens ?
Lansana Conté va-t-il demander aux syndicalistes de reprendre le travail ? Va-t-il ramener à la vie toutes les victimes par balles que ses hommes ont froidement abattues ? Que va dire Lansana Conté au peuple de Guinée après avoir assassiné, blessé, humilié et affamé des millions de nos compatriotes pendant plus de deux décennies ?
Nous considérons que nos leaders syndicaux sont pris en otage par le régime guinéen. C‘est la seule explication car aucune négociation n’est possible dans la situation de détresse collective actuelle !
Ci-contre des familles qui tentent d'identifier le corps d'un proche
Pour entamer des pourparlers dans la sérénité il faudrait qu’on arrête tout d’abord les principaux responsables des tueries déjà perpétrées dans l’unique but de sauver un homme qui n’en vaut pas la peine.
Les bonnes intentions ne suffisent plus, les appels au secours d’une première Dame prise de panique ne constituent pas une solution non plus.
La solution au problème guinéen ne peut et ne doit être que le départ IMMEDIAT de Lansana Conté. C’est la seule sortie de crise possible et imaginable !
Lansana Conté peut négocier son retrait d’ici la fin de la semaine. Qu’il aille enfin s’exiler chez Nino Viera en Guinée-Bissau. C’est l’unique alternative qui s’offre à lui !
Les guinéens accueilleraient très mal un appel des leaders syndicaux pour une reprise du travail alors qu’ils n’ont pas fini de pleurer leurs morts.
A partir du moment où le mot d’ordre des manifestants a évolué, les syndicats n’ont plus à prendre un quelconque engagement au nom de toute la Guinée. Ils peuvent par contre transmettre les doléances du peuple à Conté. Doléances clairement exprimées depuis le 10 janvier dernier.
« QUITTE LE POUVOIR LANSANA CONTE ! ». Voilà l’épine dorsale de nos doléances !
Aujourd’hui, toutes les régions naturelles du pays demandent votre départ immédiat du pouvoir. Que peut-on négocier à part les modalités de ce départ désormais incontournable ?
Tous les yeux sont focalisés sur Conakry mais N’Zérékoré, Labé, Pita, Télimilé, Kankan, Mamou, Kindia, Siguiri…et aujourd’hui Dabola et Koundara,…toutes ces préfectures demandent ouvertement la fin du régime Conté.
Cher Général président, vous n’avez plus le choix car le peuple vous a vomi depuis belle lurette. Et les derniers massacres d’innocentes gens ne plaident pas en votre faveur. Dites- nous qui a donné l’ordre de tirer sur la population ; et nous vous laisserons partir tranquillement chez votre ami à Bissau.
Plus de quarante morts en deux jours et voilà celui qui affirme n’avoir jamais perdu une guerre (sic) jouer au modéré. Il veut négocier ! Pas si sénile que ça mon Général !
Malgré les dernières larmes de crocodile de la première Dame, Lansana Conté a décidé d’emporter le peuple de Guinée avec lui dans sa tombe !
Qu’on ne s’y trompe pas car l’homme a souvent tenu ses promesses en la matière. N’oublions pas qu’il excellait dans les pelotons d’exécution de la révolution. Il a dit haut et fort qu’il a déjà tué et qu’il tuerait de nouveau !
Oui aux négociations si c’est pour libérer la présidence de la République. Sinon, il serait suicidaire pour toute la Guinée de donner un peu de répit à ce régime qui compte jouer la montre en utilisant toutes sortes de stratagèmes pour retarder l’instant fatidique !
La rédaction de « Neoleadership »
Depuis Zuerich, Suisse