mardi 23 janvier 2007
Depuis le 10 Janvier, date d’engagement d’un mouvement d’émancipation historique du Peuple de Guinée face à la soldatesque vouée corps et âme à celui qui se révèle flagramment, sous son jour le plus sombre, n’être qu’un potentat sanguinaire régnant par la terreur sur un peuple oppressé par une armée largement mercenarisée, nous constatons avec désarroi :
1. L’indifférence du monde entier, et le silence complice des chancellerie occidentales pourtant largement représentées en Guinée, notamment à Conakry, où le corps diplomatique s’est contenté de formules polies et convenues lors de sa rencontre avec le chef de la diplomatie de CONTE, le 18 janvier 2007.
2. La détermination de Lansana CONTE à mater les velléités d’exercice républicain, démocratique de la citoyenneté guinéenne, dans la dignité humaine, l’exigence du sens patriotique, et le respect des lois et conventions, dont la Loi Fondamentale.
3. Le bafouement des institutions fondant l’état républicain,
4. Le caractère répressif, retors et assassin du l’autorité présidentielle, affranchie de tout contrôle dans détermination à braver les légitimes revendications portées par les syndicats au nom des travailleurs de Guinée.
5. La main mise de Lansana CONTE sur les forces armées militaires et policières engagées et mobilisées pour traquer et tuer les civils guinéens qui n’ont que leur détermination patriotique à leur opposer.
Face à ces constats, la cellule action du CRAC propose en urgence la création d’un Collectif de lutte contre l’occupation de la guinée par des forces armées mercenarisées et anti-républicaines, pour :
• Faire pièce à la déclaration de CONTE qui qualifie la situation de guerre qu’il entend de gagner contre les syndicalistes, leurs revendications et les aspirations légitimes du Peuple de Guinée,
• Protéger la vie des 4 leaders syndicaux menacés de mort par Lansana CONTE,
• Dénoncer la brutalité armée,
• Empêcher le recours aux armes à feu,
• Sensibiliser les troupes guinéennes face à leurs devoirs civiques,
• Mobiliser les instances internationales et juguler leur indifférence face à la situation qui prévaut en Guinée,
• Galvaniser la lutte sur le terrain lancée par les syndicats,
• Assurer un relais médiatique Ad Hoc constamment mobilisée pendant cette lutte,
• Mobiliser la diaspora guinéenne,
• Proposer et promouvoir des réponses appropriées aux problématiques surgissant sur le terrain,
• Assurer et garantir la perception de fonds de soutien,
• Coordonner et harmoniser les stratégies avec des tactiques de lutte appropriées,
Le collectif sus mentionné, sera un organe Ad Hoc, qui sera dissous dès l’aboutissement du mouvement déclenché par les syndicats guinéens en vue du Changement dans notre pays.
Ce collectif sera le porte-voix et l’interface des syndicats guinéens auprès des opinions internationales, des institutions internationales, des organismes de promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance, ainsi qu’auprès des médias pour relayer les revendication, dénoncer les abus et avancer des réponses tactiques sur le terrain en bonne intelligence avec les leaders syndicaux, dans une nécessaire répartition des tâches entre l’action sur le terrain, et son étaiement à l’extérieur, avec le bénéfice d’offrir une forme structurée et opérationnelle à la solidarité entre guinéens de l’intérieur et de l’extérieur.
Nous proposons de la constituer d’un coordinateur général animant l’action de plusieurs coordinateurs délégués, selon la structure suivante, basée sur le principe de l’émission-réception pour obtenir un effet de résonnance efficient :
Pour animer, impulser et coordonner l’action générale :
• Un Coordinateur Général,
Pour recevoir, mettre en forme et fédérer les messages et mots d’ordre des partis politiques guinéens :
• Un Coordinateur Délégué chargé des initiatives politiques : il sera en charge de dégager les consensus, clarifier et transmettre les messages et mots d’ordres des partis politiques guinéens dans cette phase de lutte avec les syndicats pour le changement.
Pour recevoir, mettre en forme et fédérer les messages et mots d’ordre des organisations de la société civile guinéenne, ainsi que des communautés guinéennes dans leur ensemble :
• Un Coordinateur Délégué chargé des initiatives citoyennes : il sera en charge de dégager les consensus, clarifier et transmettre les messages et mots d’ordres des organisations de la société civile dans cette phase de mobilisation des populations pour les syndicats en vue du changement.
Pour sensibiliser, mobiliser et mettre en branle les institutions et instances publiques internationales garantes ou parties prenantes du droit des citoyens à manifester et à s’exprimer :
• Un Coordinateur Délégué chargé de concevoir, proposer et mettre en œuvre les actions de mobilisation et d’interpellation des organisations, institutions et instances internationales publiques telles que l’ONU, l’OIT, l’union Européenne…
Pour sensibiliser, mobiliser et mettre en action les institutions et instances privées ou para publiques internationales garantes ou parties prenantes du droit des citoyens à manifester et à s’exprimer :
• Un Coordinateur Délégué chargé de concevoir, proposer et mettre en œuvre les actions de mobilisation et d’interpellation des organisations, institutions et instances internationales privés ou para publics telles que Transparency International, Open Society (George SOROS)… ainsi que différents observatoires concernés.
Pour organiser, proposer, gérer et exécuter les collectes de fonds de soutien auprès des citoyens guinéens et de leurs proches et amis citoyens d’autres pays, ainsi qu’auprès d’organisations syndicales ou militantes amies :
• Un coordinateur chargé de concevoir, mettre en œuvre, promouvoir et gérer la collecte de fonds de soutien aux travailleurs guinéens en grève.
Pour mobiliser tous azimuts les citoyens guinéens pour des actions de manifestation à l’extérieur du pays, partout où besoin ou moyen sera :
• Un coordinateur chargé des actions de mobilisation et de soutien par manifestations.
Pour mobiliser la presse, communiquer les messages à transmettre par les différents coordinateurs, entretenir et amplifier une présence médiatique tous azimuts en Télé, Radio et Internet :
• Un coordinateur des actions médiatiques, porte-parole du collectif.
Paris, le 19 janvier 2007
Par le responsable de la cellule Action du CRAC,
KEITA Sidikiba
Tel : 00 336 62 06 05 15
Pour www.nlsguinee.com