mardi 23 janvier 2007
Imaginer un peu ce que serait ce pays s’il était dirigé par un patriote qui n’a pour souci que l’épanouissement et l’amélioration des conditions de vie des guinéens. Un pays que la nature a tout donné sauf un leader patriote, quel autre pays au monde aurait accepté Conté comme président ?
Si ce n’est que la Guinée et cela par notre égoïsme, notre division et notre irresponsabilité devant l’histoire.
Je reviens de la Guinée, un pays en déconfiture totale, qui ressemble à un pays qui vient d’être l’hôte du tsunami. Dans la Guinée de Conté, le peuple n’y croit plus, il ne veut que le départ (mort ou arrêté) de Conté, le peuple ne veut plus de cet homme qui n’incarne à ses yeux que désolation, meurtre, misère et incompétence caractérisée.
Quand des hommes vils et insensés, analphabètes et idiots exécutent les ordres de cet homme fini physiquement et malade mentalement, ils ne font qu’exposer leur vie et celle des siens plus tard à la vindicte populaire le jour J et le peuple serait sans pitié pour ces résidus de notre société.
A Kankan j’ai vu des militaires volés les téléphones portables que les clients avaient déposés pour la charge dans une cabine près de la poste, ensuite d’autres militaires encore plus malheureux et inconscients face à leur propre sort ont dévalisé carrément en pleine nuit un magasin au marché Sogbèla loni chez El Amadou Diallo.
Désormais, le peuple ne reculant devant plus rien et se sacrifiant pour enfin avoir ce qui lui est le plus cher la LIBERTE, ne jure qu’à en finir avec Conté et ses quelques brebis galeuses au sein de nos forces Armées qui la majorité n’y croit plus à la survie de ces criminels.
La garde prétorienne de Conté doit désormais savoir que le peuple aura toujours le dernier mot, et l’histoire leur rattrapera si elle persiste dans leur bêtise contre le peuple martyr de Guinée. Le dernier moment pour Conté a sonné, rien au monde n’arrêtera la marche du peuple vers sa victoire qui n’est plus qu’à un bout du doigt.
Après quelques grandes échauffourées entres le vaillant peuple et les malfrats au sein de nos forces Armées, l’heure est à la prise de conscience de ces derniers à savoir que l’indéfendable n’est plus défendable, le monstre à la tête humaine finira par être décapité, la cause est perdue et le peuple sortira vainqueur de cette épreuve.
La Guinée est un petit pays, ceux qui abusent du peuple auront un châtiment exemplaire demain, ils sont tous connus, comme Issiaka Samoura le gendarme qui a abattu froidement un enfant de 1O ans aux premières heures de la grève à Conakry, a échappé belle à la furie populaire.
Et aujourd’hui il n’est un secret pour personne de la présence des militaires Bissau guinéens qui massacrent les innocents enfants aux mains nues dont leur seul crime est d’avoir réclamé leur indéniable droit la LIBERTE.
Après tant de sang d’innocents coulé nous avions atteint le point de non retour jusqu’à la chute de ce régime mafieux militaro affairiste. Dans les mosquées, dans les rues, dans les marchés, bref partout en Guinée tout le monde prie pour le départ de Conté. Pas de solution négociée, seul son départ ouvrira de nouvelles perspectives pour le pays.
Au sein de l’équipe gouvernementale, c’est la débandade des familles des dignitaires qui croyaient à l’immortalité de ce régime inhumain. La débâcle se fait voir à tous les niveaux, n’eut été l’imbécillité de certains malfrats de nos forces Armées, Conté serait dès les premiers jours de la grèves entres les mains de la justice pour crime contre l’humanité. Sachons une fois pour toutes que l’heure du changement a sonné ; le sang du sacrifice de nos martyrs qui devrait couler a coulé et il ne restera pas vain
J’ai vu le courage d’un peuple résolu pour le changement,
j’ai vu un pays abandonné par ceux-là même qui ont usurpé le pouvoir au peuple,
j’ai lu la misère indescriptible sur le visage du guinéen,
j’ai vu le désarroi de tout un peuple et maudissant ceux qui l’ont voulu,
j’ai vu des pauvres mamans pleurant sur le corps inertes de leurs enfants,
j’ai vu une jeunesse clochardisée poussée à la délinquance par le régime rétrograde et sanguinaire de Conté,
j’ai vu au sein de nos forces Armées des hommes inconséquents et irresponsables, des tueurs à gage,
j’ai vu un président usurpateur qui n’est pas prêt à lâcher le pouvoir, mais le peuple est aujourd’hui décidé à lui réserver le même sort qu’a subit les BOKASSA, MOBUTU, MARCIAS N’GUEMA, SAMUEL DOE ETC …CAR TROP C’EST TROP …
Enfin j’ai vu des leaders syndicaux farouchement déterminés à libérer la Guinée.
Mohamed ‘’Joe’’ Sidibé, depuis Paris
Pour www.nlsguinee.com