mardi 23 janvier 2007
Au Président de la République de Guinée, aux Chefs d'Etat et de gouvernements participant au sommet de l'Union Africaine, au Secrétaire général de l'ONU, au Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, au Directeur exécutif de la CEDEAO, à la Commission de l'Union Européenne, aux organisations de la société Civile Africaine et mondiale, aux représentations diplomatiques et consulaires en République de Guinée et à tout citoyen du monde.
1. Depuis le « NON » historique à la colonisation, en 1958, le peuple de Guinée, qui avait ainsi souhaité son indépendance et sa souveraineté, il y a de cela un demi-siècle. Pourtant la GUINEE est dotée de ressources naturelles, humaines et intellectuelles que très peu de pays africains possèdent. Son choix historique devait déboucher sur la prospérité de tous les citoyens guinéens, mais aussi faire de la Guinée un creuset d'espérance pour l'Afrique et les autres peuples épris de paix et de justice qui s'étaient engagés fraternellement à ses côtés. Le peuple de Guinée est très déçu aujourd'hui.
2. Les gouvernements successifs ont déçu, voire abusé de cet espoir, et dilapidé les ressources de l'Etat dans leur propre intérêt. Ce peuple est humilié et opprimé par une dictature sanglante. Ses droits humains ont été violés par ces dirigeants, qui ont transformé la vie des Guinéens en un calvaire. Des adolescents comme Fodé et Yaguine, 14 et 15 ans, espoirs de la République de Guinée, ont été jusqu'à donner leur vie (1999-2000) pour interpeller la communauté internationale, devant des dirigeants insensibles à la souffrance de la population et qui ont manqué de vision pour promouvoir le développement du pays.
3. Le plus grand mal a été la corruption, qui ronge le pays et consterne sa population, soumise à de sévères privations. Pourtant la Guinée a été autrefois, le grenier de l'Afrique de l'ouest. La corruption, la faim, la misère, la prolifération des armes illicites et le détournement des deniers publics sont des germes de l'implosion de ce pays, qui peut plonger toute la sous-région Ouest-africaine dans une conflagration. Oui, l'économie et la paix en Afrique de l'ouest sont menacées par l’irresponsabilité des autorités politiques de la Guinée.
4. L'éducation perpétue l'inégalité, car elle est élitiste, et les enfants des classes populaires dépassent rarement le cycle primaire. Les programmes éducatifs ne répondent pas aux besoins essentiels du pays. Il faut aussi une amélioration de la justice pour remédier à la situation dramatique du pays et éviter une guerre civile imminente, dont les conséquences seraient désastreuses pour toute la sous-région, notamment les pays qui émergent de guerres civiles, comme le Libéria, la Sierra Leone et la Guinée-Bissau, qui ont des ethnies communes avec la Guinée. Les autorités divisent aussi les Guinéens en favorisant une hostilité contre la diaspora, dont l'expertise et l'apport financier sont pourtant considérables.
5. La communauté guinéenne de Suisse et France-voisine demande aux autorités politiques, économiques et diplomatiques internationales d'user de leur influence pour changer cette situation. Nous demandons au Président de la République de Guinée, étant donné son état de santé et l'incapacité physique et intellectuelle dans laquelle il est, de quitter le pouvoir
6. La communauté guinéenne de Suisse et France-voisine s'associe aux propositions déjà formulées par les mouvements sociaux et les centrales syndicales de Guinée et exige son retrait du pouvoir en désignant un gouvernement digne de confiance et répondant aux exigences des mouvements sociaux et des centrales syndicales, qui ont entamé depuis le 10 Janvier 2007 une grève illimitée.
7. Un tel gouvernement devrait entre autres :
• Relancer l'économie nationale;
• Restructurer l'administration ;
• Améliorer l'image internationale de la Guinée ;
• Ce gouvernement ne devrait pas être impliqué dans les malversations et il devrait aussi lutter contre la corruption ;
• Réviser le statut de l'éducation nationale et réorganiser l'exploitation minière.
• Veiller au respect du principe de la séparation des pouvoirs
• Poursuivre en justice les responsables de récents massacres de la population
• Veiller à promouvoir la bonne gouvernance et la Démocratie
8. En outre, La communauté guinéenne de Suisse et France-voisine lance un appel au sommet des chefs d'Etat et de gouvernements de l'Union Africaine afin qu'ils prennent faits et causes pour les revendications des syndicats et de la population guinéenne.
9. Pour favoriser la réalisation de ces objectifs, la communauté guinéenne de Suisse et France-voisine invite tous les compatriotes ainsi que toute personne éprise de paix, de justice et de démocratie à se joindre à la marche qu'elle organise le Mercredi 24 janvier 2007 à 14h00 à Genève.
• Point de ralliement le PARC DES CROPETTES (rue de Montbrillant, arrêt bus du même nom, Bus 5 et F) .13h30 à 14h00
• Départ de la marche à 14h 15 pour la PLACE DES NATIONS
Fait à Genève, le 22 janvier 2007
Pour le comité d’organisation
Adresse web : www.aegs.ch
Contact Coordination :
Mamadou-Hady SOW : Mamadou.Sow@medecine.unige.ch, Tél: +41 76 434 71 29
N’Faly Kouyaté : nfalykou@yahoo.fr
Abdoul Ghoudoussy Baldé, ghoudoussi@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com