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    Guinée : Le massacre dans mon pays de « démocratie totalitaire »

     lundi 22 janvier 2007   

    Je ne saurai aborder la situation présente de mon pays sans envoyer mes pensées à toute la population guinéenne, particulièrement aux familles qui ont perdu les siens dans ces journées de manifestation. A s’en tenir a l’article 3956 de FIDH – OGDH du jeudi 18 janvier 2007, le bilan de la répression est déjà de 4 morts, de nombreux blesses et plus de 62 personnes interpellées.

    Que le tout puissant puisse accueillir leurs âmes au paradis et nous préserve également d’autres pertes humaines.

    En effet, depuis le 02 octobre 1958, la date de son accession à l’indépendance, la République de Guinée n’a connu que des soubresauts dans son histoire collective ; l’instabilité qui paralyse tout le pays actuellement en est une parfaite illustration. Car la population guinéenne voudrait dorénavant prendre conscience et s’accaparer du destin de son pays. Il ne s’agit pas désormais polémiquer inutilement, mais de mettre en place les représentations objectives véhiculées par l’intérêt national et qui doivent déterminer une posture nouvelle en rapport avec le passé afin de tracer finement son devenir.

    Je pense qu’il est temps pour les guinéens d’ouvrir le débat. Et pas seulement à huis clos, au sein du gouvernement, ni même dans la case ronde à Wawa, mais tous ceux qui vont ressentir le besoin doivent y participer.

    Il est temps pour nous de s’opposer au gouvernement paternaliste du General-roi Conté qui pense que les guinéens sont forcés de se conduire de manière simplement passive, à la manière d’enfants mineurs, incapables de distinguer ce qui leur est vraiment utile ou nuisible et qui doivent attendre de lui la manière dont ils doivent être heureux.. Accepter donc cela est le plus grand despotisme qu’on puisse concevoir.

    Les guinéens ont besoin d’un gouvernement patriotique et pas paternaliste, un gouvernement qu’on peut concevoir fait pour les hommes. Une manière de penser est donc patriotique, si chacun (y compris le General-roi Conté) considère la Guinée comme le giron maternel où il est né et qu’il lui faut donc transmettre comme un gage précieux, uniquement afin d’en protéger les droits grâce à des lois issues de la volonté générale et non pas pour se croire autoriser à soumettre le pays à son usage totalement arbitraire.

    Le régime guinéen est caduc, car il repose sur un ordre de valeurs révolu. La démagogie est la conséquence du « régime Conté », le pouvoir ne s’exerce plus dans le cadre légal de la constitution. Dans un pays, lorsque la loi ne domine plus comme en Guinée, alors apparaissent les démagogues, et les flatteurs sont à l’honneur.

    En observant la scène politique guinéenne, il ne serait pas vain d’accorder le palme d’or à Fodé Bangoura « le ministre des couloirs et de la démonologie à la présidence »; talonné de près par Louis Auguste (le roi des perroquets) qui confond naïvement la rime à de la déontologie journalistique qui lui est d’ailleurs totalement étrangère. Tachons dans cet exercice de ne pas oublier M’Bemba dingo, le fou gouverneur de Faranah, Yacine semblant Diallo.

    Aujourd’hui la liberté individuelle est le premier besoin des guinéens ; en conséquence, il ne faut jamais leur en demander le sacrifice pour établir la légitimité politique. Demandons-nous d’abord, mes chers frères et sœurs, ce que signifie cette liberté. C’est le droit pour chacun de n’être soumis qu’aux lois, de ne pouvoir être arrêté ni détenu, ni mis à mort, ni maltraité d’aucune manière, par l’effet de la volonté arbitraire d’un ou de plusieurs individus.

    C’est aussi le droit pour chacun de dire son opinion, de choisir son industrie, de disposer de sa propriété ; d’aller, de venir sans obtenir la permission, et sans rendre compte de ses motifs ou de ses démarches. C’est pour chacun le droit de se réunir à d’autres individus, etc.
    C’est simplement le droit pour chacun d’influer sur l’administration du gouvernement par des demandes, que les autorités sont plus ou moins obligées de prendre en considération. Justement c’est ce qui est complètement absent dans notre pays, où le président se croit dans une agglomération de 18 personnes.

    Le destin aura tout donné à la Guinée, mais les hommes le lui ont tout retiré. C’est pourquoi les partis et les syndicats doivent avoir un rôle de défense d’intérêts catégoriels, d’élaboration des propositions sur des domaines qui concernent la vie commune du pays : entreprises et services publics, santé, agriculture, l’électricité et l’eau…

    Il est important de souligner que la crise de militantismes qui caractérisait les formations syndicales guinéennes semble dorénavant écartée. Car elles oscillaient souvent entre le repli sur des intérêts étroitement corporatistes et la fuite en avant aveugle. Cette présente grève interpelle désormais les guinéens et la communauté internationale que ces idylles sont désormais dépassés et une nouvelle orientation est en phase de construction. Leur combat n’est plus l’image dérisoire qu’en donnent quelques émissions de télévision et de radio qui, souvent à distance de l’actualité immédiate, mélangent allègrement tous les genres dans des débats à l’emporte-pièce.

    C’est dans cette perspective qu’il nous parait rapidement nécessaire de formuler des repères pour débattre et agir dans le présent, et de définir les axes possibles d’un travail de reconstruction national qui prenne en compte les aspirations du peuple.

    Réagissons systématiquement à la répression et aux atteintes aux libertés que les guinéens ont toujours été victimes. Cette politique répressive continu de faire des victimes, le gouvernement tentera très certainement d’expliquer en usant des arguments fallacieux, à savoir la légitime défense des policiers et des militaires prétendument agressés. A cette violence physique exercée par les forces de police et des militaires en répond une autre : la violence judiciaire, parce que les auteurs de ces tueries ne seront jamais poursuivies alors que les victimes font l’objet d’arrestation et d’incarcération inhumaines.

    Relativement à l’avenir, il semble particulièrement difficile eu égard au contexte actuel d’avancer quelconques hypothèses. Par contre, il est incontestable d’affirmer qu’existent aujourd’hui en Guinée des forces de résistances et de proposition déployant une grande activité. A mon avis, si les partis politiques s’étaient a ce jour joint efficacement a l’intersyndical, le mouvement aurai pris une proportion plus considérable qu’il ne l’est actuellement. Mais Hélas!, ces opposants attendent que la grève commence pour déserter la rue.

    Les événements du lundi 12 juin passé et la mobilisation de toute la population dans cette présente grève prouvent la grande vitalité ainsi que les capacités d’organisation des syndicats à qui, je réitère ici une fois de plus mon admiration et mon soutien. Au delà du silence et de l’inactivité insolente de nos traditionnels leaders politiques, l’intersyndical défend aujourd’hui près de 7 millions de personnes vivant en dessous de pauvreté.

    Ces actions représentent tout de même un espoir dans la mesure que la situation actuelle ne peut que contraindre à la recherche de solutions nouvelles pour sortir de la crise et peut être, le fondement de celles-ci, permettra l’élaboration d’une politique démocratique adéquate.

    Monsieur Soumah Alseny
    Juriste, président fondateur du MEDI-SE
    Contact : onealseny@hotmail.fr
    Membre de la rédaction de Guinea-forum
    Partenaire de www.nlsguinee.com


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