dimanche 21 janvier 2007
Chers compatriotes, après plus de 11 jours de grève et de manifestations mais aussi de pénitences, il est temps de jeter un regard sur ce mouvement populaire qui est aujourd’hui entrain de nous redonner espoir.
A ce stade nous n’avons nullement pas besoin de démontrer que nous avons gagner la bataille déclarée par Conté et ses complices au vaillant peuple de Guinée, mais la guerre n’est pas totalement gagnée. La victoire finale, c’est ce jour très proches oú le peuple de Guinée se libérera de cette dictature, ce jour n’est plus qu’une question d’heures.
Chers compatriotes, cette victoire ne doit en aucun cas nous échapper, et c’est le moment ou jamais de nous extraire des griffes de Conté. Nul n’ignore le châtiment que nous réserve ce dictateur s’il parvient de nouveau à ce maintenir au pouvoir. La suite des événements du 2 et 3 février 1996 nous en dit long sur ce que nous risquons si nous manquons de saisir cette opportunité. Seulement, cette fois-ci, les éventuelles victimes ne seront pas un groupe de personnes, mais tout le peuple de Guinée qui à oser défier l’autorité, excuser moi, le pouvoir abusif d’un dictateur.
C’est pourquoi cher(e)s sœurs et frères, nous ne devons pas nous fatiguer dans ce combat combien de fois noble et légitime. Certes nous sommes déjà fatigués, fatigue encore aggravée par ces 2 semaines de faim, cette faim dont nous n’avons cessé de nous plaindre depuis plusieurs années. Nous savons que c’est l’arme privilégiée par Conté, mais l’heure n’est pas au repli, mais de jeter nos dernières énergies dans la bataille. Si la bataille est dure, l’espoir soutient nos cœurs. L’ennemi aussi est plus que fatigué et il est de plus en plus isolé. La victoire est proche, elle est à porté de main, à nous de la saisir. Oui la victoire est sûre. La liberté ne se donne pas, elle s’arrache dit-on.
C’est pour quoi peuple de Guinée, je t’appel à unir tes forces dans ce combat, ne point fléchir, au risque de périr après, car n’oublies surtout pas les conséquences d’un échec dans cette bataille. C’est pourquoi encore nous devons œuvrer de toutes les manières possibles pour atteindre notre ultime objectif : le changement.
Ne comptons surtout pas sur les présidents de l’assemblé et de la cour suprême.
Nous n’avons pas droit à l’erreur, c’est la victoire ou l’enfer. Faisons parler la rue, nos bourreaux finiront par se rendre à l’évidence.
Debout ! Vaillant peuple de Guinée ! L’immortelle liberté est le prix des combats.
Debout, debout peuple de Guinée, debout encore ! Luttons jusqu’à la victoire ; déjà brille l’aurore à l’horizon très proche
DIALLO Thierno Abdoul,
Depuis Genève
Pour www.nlsguinee.com