dimanche 21 janvier 2007
Ma foi au changement démocratique de mon pays est inébranlable, car je sens au fond de mon être le tressaillement de joie que mon peuple exprimera bientôt, très bientôt dans la liberté retrouvée. Lundi 22 janvier 2007 pourrait-il être ce jour très proche ? Je le souhaite avec ardeur.
Je perçois déjà dans le lointain, mais si proche de l’horizon de ma patrie, les premières secousses annonciatrices du jour de liberté qui va briller dans le ciel guinéen.
Je pressens et sens que demain lundi 22 janvier 2007, se lèvera mon peuple, 50 fois martyr, pour se débarrasser de l’humiliation et de la misère
Je sais que mes concitoyens se sont réveillés et qu’ils vont défaire la patrie du régime criminel qui sévit sur la terre de nos ancêtres.
Oui ! Je sens que le lundi 22 janvier 2007, le peuple de Guinée, dans son ensemble, se lèvera en même temps comme un seul homme, dans toutes nos villes et régions, pour dire d’une seule voix Non définitivement à Lansana Conté en abattant son système dégradant et honteux
Je veux que le lundi 22 janvier 2007 ma Guinée natale retrouve sa vraie dignité, non pas celle proclamée en 1958 aussitôt confisquée par le sanguinaire Sékou Touré et bafouée depuis le 3 avril 1984 par Lansana. Mais celle-là qui respectera et renforcera désormais et pour toujours la liberté pour nourrir de pratiques démocratiques mon peuple.
Pour cela organisons-nous, Guinéennes pour la victoire finale ce lundi 22 janvier ?2007. Ensemble, organisons-nous chères mères et sœurs, et barrons toutes les routes et issues à Lansana Conté en ne lui laissant que celle de son départ.
Ensemble, organisons-nous Guinéens, vous de l’intérieur et nous de l’extérieur pour former l’armée du triomphe qui anéantira, ce lundi, le régime de violences, et le gouvernement de crimes institués par Lansana Conté, sa famille et ses clans.
Nicolas Machiavel écrivait : « Il y a deux manières de combattre, l’une avec les lois, l’autre avec la force. La première est propre aux hommes, l’autre est commune avec les bêtes ».
Nous avons essayé la première, à chaque fois, nous avons été volés. Et lui, s’est servi de la seconde pour nous affamer, tuer nos enfants et nous humilier.
Organisons-nous, chers compatriotes pour qu’à partir du lundi, le destin national ne soit plus porté par des improvisations irrationnelles et improductives les unes que les autres.
Peuple de Guinée, chers compatriotes,
Ni les brutalités, ni les menaces, ni les tueries et les tortures actuelles ne doivent pas freiner notre marche victorieuse. Elles ne doivent pas être un obstacle à la chuter de la barbarie de Lansana Conté.
Guinéennes et Guinéens,
« Etre libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes…. » (Nelson Mandela) ; c’est notre capacité à défendre avec courage et détermination les acquis de la liberté.
En 1958, nous avons eu cette liberté en disant oui à l’indépendance.
Or, « Un oui n’a de sens que si celui qui le prononce a la capacité de dire Non » (Lamine Gueye). Depuis que nous avons dit oui à la souveraineté nationale, jamais nous n’avons eu de chance de dire NON. Alors que le lundi 22 janvier 2007 soit l’occasion de pourvoir dire désormais Non quand il le faut. Pour cela, chassons Lansana Conté ce jour !
En effet, pendant que Wade dit « Je ne marcherai pas sur les cadavres pour accéder à la République », Lansana Conté nous déclare : je tuerai les patriotes guinéens pour rester à la présidence.
Ensemble, Guinéennes et Guinéens faisons du lundi 22 janvier 2007, le jour de la liberté retrouvée. Le combat se poursuit !
Paris 21 janvier 2007
Jacques Kourouma
kourouma@tamsirnews.com
Pour www.nlsguinee.com