jeudi 18 janvier 2007
Au fil des ans et des décennies la flagornerie massive de piètres politiques "Goebbels Guinéenss" et le déficit de culture démocratique ont installé dans notre pays l'une des oligarchies, le plus exterminateur et destructeur d'Afrique, échappant a toutes sanctions pénales "impeachment", encore moins contrôlables et révocables par les urnes où la désobéissance civile est noyée sans autre forme de procès dans une répression meurtrière et de menaces de mort sans suite juridique qui ne viennent heurter la conscience des "lumières" de nos tribunaux.
La création d'un gouvernement d'union nationale de transition, ne peut s'accommoder d'institutions (parlement et cour suprême) non-représentatives de la volonté du peuple guinéen, trahi par des personnalités cyniques et sinistres dont la docilité servile et la cécité politique ont été le terreau de la tyrannie et de la dictature, qui ont fossiliser une mentalité de la fatalité théocratique la plus crétine et inhumaine et les ravages dévastateurs, les plus calamiteux de la corruption mafia africaine, encourager avec la complicité active du législateur guinéen.
La corruption est devenue partie intégrante de notre culture, la force, d'ailleurs, du régime conté reposait confortablement sur la faiblesse morale, le pacifisme naïf et "la corruption" du guinéen qui a parasité le développement
La corruption commence au niveau familial; la famille est le premier endroit où s’exercent les relations d’autorité et aussi le premier endroit de socialisation où se fonde le mimétisme sur lequel l’enfant va se construire.
Je ne suis pas contre les grands discours, mais malheureusement les préoccupations quotidiennes des populations sont loin des beaux discours ; ses préoccupations relèvent souvent d’un matérialisme instinctif qui fait aussi partie de l’instinct de conservation.
Malheureusement, ce matérialisme s’accommode de toutes les hypocrisies morales. Pire, si déjà au niveau familial, on use et abuse du culte de l’argent facile et du souci quasi maladif de l’apparence
Pensez-vous vraiment que l’enfant va se diriger selon des principes moraux ?
Grand il agira par cupidité et stupidité contre l'intérêt des siens et de son pays, aidé dés fois par des forces extérieures autodestructrices.
Le plus grand danger du culte de la corruption est psychologique, dans le sens où elle fait régner une mentalité du raccourci. Ce culte du raccourci et du fait accompli, formatent l’esprit non seulement à corrompre mais aussi à être corrompu.
Du coup toute œuvre de longue échéance qui nécessite une abnégation et une ferme conviction s’en trouve souvent compromise. Il n'y’a qu'à voir le cas du Tchad, de l’Angola, et du Nigéria et de se poser la question de savoir comment sont gérées les recettes du pétrole.
Profitent- elles vraiment aux populations ?
Il faut aussi parler de l’Occident corrupteur. Comment se fait il que les mêmes qui il y a dix ans soutenaient les dictateurs se muent soudainement en bienfaiteurs de l’Afrique ?
Si la force des uns, ne reposent que sur la faiblesse des autres, alors la duplicité des uns repose aussi sur l’angélisme naïf des autres. Si la lutte contre la mal-gouvernance est une ambition mondiale réelle, il va falloir s'attaquer au déracinement des dictatures entretenues par les anciennes puissances coloniales corruptrices et leurs alliés africains complètement décervelés.
Max Weber dans sa célèbre œuvre "le savant et le politique" voit dans le politique et le savant deux formes de destins mais aussi deux formes d’éthiques. A savoir, une éthique de la vérité concernant le savant et une éthique de la conviction concernant le politique. Cette éthique de la conviction entraîne une éthique de la responsabilité.
Sékou Touré massacrait les intellectuels ; ce qui signifie bien que les régimes totalitaires se méfient des intellectuels bref, tous ceux qui sont suspects d’intelligence et attirés par la vérité.
Si le savant œuvre dans le domaine du vrai, le politicien, par contre, lui œuvre dans le domaine de l’opinion. Et comme on sait que l’opinion est manipulable, le politique communique d’avantage qu’il ne médite.
Je pense qu’il faudra apprendre aux intellectuels guinéens à agir et aux politiques à méditer.
On disait de Saddam Hussein que c’était un mafieux devenu chef d’Etat. Alors faut croire que la plupart des dirigeants qui ont gouverné l’Afrique après les indépendances étaient tous des traîtres à leurs pays, au service de l’Occident, chargés d’exterminer tous les intellectuels qui remettaient en cause l’ordre établi.
A l'entendement de tout citoyen digne et responsable du devenir, au présent et au futur de notre pays, nous ne pouvons que disqualifier de toutes nos forces, le clonage ou l'auto-reproduction de cette race de rapaces voraces et féroces mue par la volonté de s'enrichir et d'abuser de la passivité de nos concitoyens, qui ont confisqué pendant un demi-siècle le destin de notre matrie.
D'ou impérativement les partis politique doivent jouer leurs partitions, sortir de leurs tanières idéologiques et ethnoracistes pour incarner les aspirations nationales et traduire dans les faits leurs engagements et promesses avant de briguer nos suffrages; car la Guinée du XXIème siècle sera par la force des évènements, rationnelle et résolument tournée vers la modernité.
Là où la démission collective avait fait de la corruption son lit, la vigilance des cellules de veilles démocratiques ne doivent pas céder à l'euphorie d'un "poisson d'avril 1984" pour parer la dérive autocratique et la dissolution des valeurs morales mises sous le boisseau par des régimes théocratiques et gabégiques. Le mensonge éhonté, la duplicité coutumière et la mauvaise foi endémique doivent trouver leur cimetière avec l'abolition de l'ordre monolithique "Koudeiste".
Il faut incessamment procéder à la réactivation des outillages juridiques qui doivent atteindre leurs potentiels d'expansion pour rendre hors d'état de nuire ceux qui ont décidé de faire de la politique un métier pour s'enrichir impunément sur la misère et l'ignorance de nos populations et détruire l'âme de la résilience sociale à la dictature (un adulte sur trois en Guinée est analphabète; c est là un sérieux problème qu'il faut combattre si nous voulons enraciner la démocratie et le développement par la méthode, la rigueur et l'organisation dans notre pays) et replacer l'exigence d'une éthique républicaine, cœur de l'action publique et une foi invincible en une Guinée émergeante économiquement d'ici une décennie...
A la société civile et partis politiques d'assumer au grand jour, ici et maintenant, leurs responsabilités car le jugement de l'histoire sera impitoyable pour cette génération qu'à nulle autre, à l'opportunité historique de changer le destin de notre matrie.
Par Alpha Oumar Fela Barry
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