jeudi 18 janvier 2007
Il s'agit de la troisième grève générale en un an dans notre pays, aujourd'hui très pauvre d'Afrique de l'ouest, dirigé depuis 1984 par le général Conté, affaibli notamment par un diabète mortelle. Il est responsable N°1 de la profonde crise économique et politique, ainsi qu'à des tensions ethniques dans le pays.
La grève générale, très suivie, lancée le 10 janvier par une intersyndicale pour protester fortement contre la corruption et les détournements de fonds publics, l'implication du chef d'État dans les affaires judiciaires de manière illégal.
Comme toujours, l'homme connu par ses fausses promesses, a appelé mardi soir dans un message lu par le président de l’Assemblée nationale, Aboubacar Somparé, aux Guinéens à la reprise du travail, en promettant de baisser le prix des carburants, de revaloriser les salaires des enseignants, de cesser les exportations de denrées alimentaires et de lutter contre la corruption non seulement dans le gouvernement mais aussi au sein de la police. Mais comme il est maintenant connu de tous les guinéens que ses promesses ne se réalisent jamais, donc les syndicalistes soutenus par la société civile et le peuple refusent l'appel du général âgé de 72 ans et demandent au président de l'Assemblée nationale de "constater la vacance du pouvoir", car le chef malade est depuis des années incapable d'assumer ses fonctions de président. Et exige son départ du pouvoir.
Aujourd'hui, le peuple de Guinée lance un appel à la communauté internationale pour qu'elle intervienne, car prévenir vaut mieux que guérir. Il n'est bon d'attendre le pays réduit en cendres pour jouer le rôle de Sapeur-pompier.
Alors nous demandons l'attentions des organisons internationales comme la CEDEAO, l'Union Africaine, l'Union Européenne, les Nations Unies et surtout les organisations de défense des droits de l'hommes d'avoir les yeux sur la Guinée, en écoutant son cri de détresse qui a commencé depuis des années.
Nous vous demandons une exigence sur le gouvernement d'écouter son peuple, de respecter les droits de l'homme car nos frères et sœurs tombent sous les balles de l'armée à chaque fois que le peuple manifeste son mécontentement envers son régime.
Dans le Monde du 21ième siècle, cela est un crime contre l'humanité, et ce crime mérite des sanctions.
Aujourd'hui le peuple vit comme des prisonniers qui n'ont pas le droit de manifester. Nous sommes nous aussi un peuple de cette planète qui a le droit de vivre dans la Démocratie. C'est le moment le plus sûr pour intervenir sans attendre le chaos ou une guerre civile pour envoyer des casques bleus des Nations Unies.
En ces moment durs, le ECRG/ Allemagne et ses lecteurs rendent un grand hommage à l'Inter - Centrale CNTG/USTG pour leur courage et leur souci pour une Guinée nouvelle au mérite de ses potentialités minières, économiques et sociales, et cela dans une démocratie juste.
Allemagne, le 18 janvier 2007
Mr Mamadou Bobo Barry
Rédacteur en chef ECRG/ Allemagne
Email: dr_ecrg@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com