lundi 15 janvier 2007
La Guinée, portée en virtuose par ce mouvement social sans précédent, est un gisement inépuisable de volontarisme patriote nimbé du sens de l'honneur retrouvé, ressuscité des cendres de la démission collective, de la léthargie sociale dans laquelle l'avait précipitée, les si long règne de la terreur et de la médiocrité, dont les forces du changement salvateur doivent en extraire la résilience et en raffiner la détermination irréversible dans une désobéissance civile imparable, pour rhabiller la république de sa devise, remise sur le piédestal de ses institutions pérennes, et l'unité et la refondation nationale consolidée à jamais;
Ce faisceau de vecteurs mis au service de l'ETAT réétoffée et du PEUPLE revitalisé, permettra à coup sur de démolir ce régime lézardé par tous les maux: notre armée vider de ses forces républicaines intègres et loyales à la défense de la nation, de notre administration vautrée sans vergogne dans le nid de la corruption et de l'insouciance irresponsable et notre peuple égaré dans le conformisme du fatalisme et de l'idolâtrie archaïque de la superstition, meurtrier du progrès et du développement sur la terre de nos ancêtres, dans notre "matrie" Guinée, bien aimée.
Pour sortir, enfin la Guinée du cycle infernal de la tragédie du leadership "bananière", à l'œuvre dans notre pays depuis les indépendances, hautement et dignement acquises, que des illusionnistes balbuzards ont dévoyée sans vergogne, depuis plusieurs décennies avec l'onction de la mafia "françafrique" dont les ramifications à l'internationale ont piégé nos élites.
Qu’ ils entretiennent dans une mascarades d'un droit de l'hommisme virtuel arrimé à la rente de l'aide au non-développement; pire aujourd’hui elle masque le refus du développement par des politiques de luttes stériles contre la pauvreté; c'est tout simplement scandaleux d'avoir renoncé au développement autocentré et intégré, dans un monde aux déterminismes économiques non-revisités par des lois équitables et applicables à tous, au nom du droit des peuples à concourir dans la stricte égalité des chances pour pourvoir aux conditions élémentaires de la dignité humaine de leurs peuples.
Ces mirages ne trompent que les roitelets néo-colonisés; ce qui n'est pas sans inquiéter l'opinion publique mondiale avertie "non désinformée par la pensée unique", terrifiée par la clochardisation de la population africaine et l'exode massive de nos forces vives, intellectuelles et morales dans des chevauchées transatlantiques pour l'eldorado euro-américain.
Le livre de comptes des désolations du règne Conté est épouvantable et humainement insupportable à tout peuple des temps modernes. C'est ça la triste et tragique réalité faite au peuple de Guinée avec la complicité active de ses "gouvernants" qui ont succombé à la folie endémique de "Nemrod" qui s'est nichée au cœur des régimes, des républiques bananières et qui sévit cancéreusement depuis le soleil "noir" des indépendances africaines...
Laissons dans le respect et encourageons de toutes nos forces spirituelles ceux qui ont décidé de trouver la clé, de mettre leur vie en danger pour défendre l'honneur de la "matrie", notre cause, manœuvrer et surtout faisons leur confiance.
Ne faisons pas le jeu du régime qui a déstabilisé et condamné le pays à la pauvreté et à l'ignorance en brodant des discours invraisemblables et en sédimentant des pratiques corruptives, sur les effets de la misère qu’ils ont provoquée, en refusant de faire émerger un discours rationnel et une guidance épurée sur nos mentalités piégés par des attitudes et comportements qui nous ont rendus réfractaires et inaptes provisoirement, à surseoir l'exercice de nos capacités pour créer les conditions d'un développement viable, vivable et valablement durables pour tous.
ARMEE GUINEENNE l'amour de la "matrie" Guinée est don de vie, ne mange pas ses enfants comme le cochon, contrairement aux idéologies qu'ont nous a inoculées pour nous décourager et nous résorber dans un fatalisme funestes, dévoreurs d'enfants.
L'angélisme pacifique et l'universalisme fictif et naïf, nous ont coutés, à nos dépens , la mise en l'esclavage, la colonisation et les traumatismes en tout genre postindépendances , qu'on se gène pas honteusement à coller, aujourd'hui sous d'autres cieux, sur le dos de nos élites corrompues et de nos peuples ensevelis dans un fatalisme millésime.
La prise de conscience de l'histoire est un double acte; acquérir une conscience de plus en plus aigue de la profondeur du monde tel qu'il a vécu et aussi, corrélativement, acquérir une conscience de participer à l'histoire, de faire l’histoire. La conscience historique est de l'ordre du réveil, de la possibilité de choix, c'est-à-dire, en bref de la liberté.
Il ne faut pas que ces accidents de notre histoire nous rendent amnésiques, oublieux de notre mission de bonheur pour tous qui justifie notre passage sur terre en tant que croyants.
C'est le moment ici et maintenant de relayer THABO MBEKI:
« L’Afrique n’a nul besoin de gangsters qui usurpent le pouvoir par des élections frauduleuses ou l’achètent par la corruption»
Les anges de la mort et les victimes de leur courroux sont tous africains, comme vous et moi. C’est pour cette raison, parce que nous sommes les mères africaines éventrées et les enfants décapités du Rwanda, que nous devons dire : ça suffit !
C’est pour ces âmes misérables, les victimes des forces destructrices, que l’Afrique a besoin d’une renaissance.
L’Afrique n’a nul besoin de criminels qui accèdent au pouvoir en massacrant des innocents, comme le font les bouchers de Richmond, au Kwazulu-Natal. Elle n’a pas besoin de ceux qui, parce qu’ils n’ont pas accepté que le pouvoir soit légitime et serve les intérêts du peuple, ont mené la Somalie au gâchis et privé ses habitants d’un pays qui leur donnait le sentiment d’exister et de se construire.
L’Afrique n’a pas besoin non plus de gangsters qui gouvernent en usurpant le pouvoir par des élections frauduleuses, ou en l’achetant par des pots-de-vin et la corruption. Les voleurs et leurs complices, les corrupteurs et les corrompus sont africains comme vous et moi. Nous sommes le corrupteur et le courtisan qui agissent de concert pour avilir notre continent et nous avilir nous-mêmes. Le temps est venu de dire : ça suffit ! D’agir pour bannir la honte et d’être les hérauts de la renaissance africaine.
Le temps est venu pour nous de rompre avec cette déification de la richesse matérielle et avec les abus qui appauvrissent la population et empêchent notre continent d’accéder à un développement économique durable. L’Afrique ne pourra pas se renouveler tant que ses élites ne seront qu’un parasite du reste de la société, usant et abusant d’un pouvoir autoproclamé. Tant qu’il en sera ainsi, notre continent restera en marge de l’économie mondiale, pauvre, sous-développée et incapable de décoller. La renaissance africaine exige que nous nous purgions des parasites et que nous demeurions, en permanence, vigilants face au danger de l’enracinement dans la société africaine de ces rapaces qui voudraient nous faire croire que tout, dans la société, doit être organisé pour le plus grand profit d’une minorité.
Pour perpétuer leur domination impériale sur les peuples d’Afrique, les colonisateurs ont cherché à réduire l’esprit africain en esclavage et à détruire l’âme africaine. Ils nous ont obligés à accepter le fait que, en tant qu’Africains, nous n’avons rien apporté à la civilisation humaine, sauf en tant que bêtes de somme. En fin de compte, ils voulaient nous amener à nous mépriser nous-mêmes. Même s’ils voulaient bien admettre que nous n’étions pas des sous-hommes, ils n’envisageaient pas que nous puissions nous comparer au maître colonial.
Nous étions à leurs yeux, dépourvus de la pensée originale et de la créativité qui ont donné au monde cet inestimable trésor de chefs-d’œuvre architecturaux et artistiques. La renaissance de notre continent commence par la redécouverte de notre âme, inscrite à jamais dans de grandes créations, tels les pyramides et les sphinx d’Égypte, le bâtiment en pierre d’Axum, les ruines de Carthage et du Zimbabwe, les peintures sur le roc de San, les bronzes du Bénin et les masques africains, les sculptures Makonde et Shona.
L’appel au renouveau de l’Afrique, pour la renaissance africaine, est un appel à la rébellion. Nous devons nous rebeller contre les tyrans et les dictateurs, ceux qui cherchent à corrompre nos sociétés et à voler des richesses qui n’appartiennent qu’au peuple.
Nous devons nous rebeller contre ces criminels qui, tous les jours, tuent, violent et volent en toute impunité, et mener une guerre contre la pauvreté, l’ignorance et l’arriération des enfants d’Afrique. Il faut que, du Cap au Caire et de Madagascar au Cap-Vert, des hommes politiques et des hommes d’affaires, des jeunes et des femmes, des activistes, des syndicalistes, des chefs religieux, des artistes et des professionnels, révoltés par la condition de l’Afrique dans le monde, rejoignent les rangs de la grande croisade pour le renouveau de l’Afrique.
Nous n’hésitons pas à leur dire : pour être un vrai Africain, il faut être un rebelle, il faut se battre pour la cause de la renaissance africaine.
Ce que nous attendons ici et maintenant de nos forces de défense et de vie et de nos politiques, au delà des discours incantatoires qui dissimulent leurs impuissances et la vacuité de leurs arguments, c'est le courage historique de faire basculer la Guinée sur la pente d'un destin radieux et bienheureux.
« Y’a que le changement de constant…» BOUDDAH
Alpha Oumar Fela Barry, Paris
Contact : alphawin2003@YAHOO.FR
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