samedi 13 janvier 2007
Voila un demi-siècle que des régimes aussi abjects les uns que les autres, n'ont cessé d'user et d'abuser de la passivité servile, de l'ignorance massive de nos populations et du fatalisme millésime du peuple guinéen.
Aujourd'hui, force est de reconnaître que cette résignation infantile a atteint ses limites, d'où une rupture fracassante auréolée d'une "matrie" invincible à toute épreuve s'impose, c'est une nécessite historique.
Que notre désir d'éternité en tant que communauté historique liée par le même destin ne peut se faire l'économie.
Cette porte lumineuse à l'horizon, qui s'éloignait à force de lâcheté individuelle et d'irresponsabilité collective, s'offre désormais à nous, à nous d'en franchir le seuil pour accéder à la démocratie et au développement.
L'unanimité qu'était en errance, du fait de la politique de diviser pour régner depuis le début des indépendances, se nourrit ici et maintenant, d'une conviction collective inébranlable, d'une ferveur populaire sans conteste que rien ne peut plus arrêter.
Pétri de la foi en notre devise nationale; une justice incorruptible, une solidarité invincible a toute épreuve, transportés par la mystique du travail libérateur, nous devons enfin débaptiser la place des martyrs en place de la victoire des peuples africains, au nom de nos martyrs, morts sans avoir vu la liberté et le bonheur triompher sur la terre de leurs ancêtres.
La ou les prières se traduisaient par des sermons chimériques, l'action s'invite au nom de la liberté et de la dignité de notre peuple au cœur de notre histoire d'aujourd'hui pour :
- faire triompher les forces de vie guinéennes, pour installer dans un pacte, une charte identique à celle de l'empire du mali, qui bannissait à jamais la dérive autocratique pour célébrer l'universalité des droits humains,
- renouer avec la foi, la confiance en nous, en la maîtrise absolue de notre destin; aucune paresse fusse-t-elle d'esprit ne doit nous s'y soustraire; il y va de l'équilibrer et de l'harmonie de notre pays, au nom des générations actuelles et a avenir.
La graine de l'espérance semée l'an dernier, nous l'ensoleillons depuis trois grèves pour nourrir les racines de la vie, de la liberté et de la dignité, pour en offrir les moissons aux générations futures pour qu'elles ne subissent point les fléaux de la pauvreté et de l'ignorance que des fils indignes de notre pays ont infligées à notre peuple.
Que ceux qui se targuaient ici et la d'un destin national prennent enfin la mesure de leurs irresponsabilités, car c'est ici et maintenant, au cœur des circonstances que le destin se forge, que l'amour de "la matrie Guinée" au zénith, sollicite ses serviteurs, les ouvreurs d'humanité nouvelle, qu'elle irradie en chaque guinéen pour s'affranchir de l'horizon dictatorial que des hommes nuisibles à notre société, ont tyranniquement imposé à nos entendements.
Les grands hommes qui ont marqué l'histoire (candace la nubienne, Samory, les Amazones, Mandela) ne sont grands, ne le sont devenus que parce qu'ils l'ont voulu en âme et conscience pour le bien-être de leurs peuples. Quand on est un homme d'Etat au-delà des intentions louables, on se doit de se donner les moyens de ses actions fusse-t-il au prix de la vie, pour accomplir son destin sur le socle d'une conviction nationale qui nous interpelle aujourd’hui, ici et maintenant.
La présidence se mérite désormais vu les accidents de notre histoire, faite d'hommes providentiels qui nous ont retardés avec leurs dégâts collatéraux inchiffrables. Nous sommes sommés d'avoir les prunelles en face des orbites pour choisir en toute liberté nos dirigeants, élus et révocables par les urnes en toute transparence.
L'ampleur historique de la grève a renversé la charge de la preuve de bonne volonté et d'honneur car seul le peuple de Guinée est désormais souverain sur ses terres et doit exiger la destitution du président pour haute-trahison, pire pour crimes économiques à l'endroit du peuple, déshumanisé dans un processus de paupérisation sans précédent et de confiscation de ses droits dans des trucages électoraux infamants.
En constituant au plus vite un gouvernement d'union nationale car la négociation est nulle et non-avenue vu la cécité politique qui caractérise ce régime et son chef, qui trône jusque là à la tète de notre république comme dirigeant un village d'égarés…
Pour l'honneur de la "matrie", pour l'ère de la femme au pouvoir qui s'ouvre. HELENE SIRLEAF, MERKEL, BACHELET, ROYALE ? Madame, à défaut de vous proclamez, proposez-vous chef du gouvernement transitoire pour la réconciliation nationale, il y'aura bien des hommes qui vont se débarrasser de leurs pagnes qu'ils portent depuis 40 ANS dans ce pays pour vous soutenir dans la réhabilitation de l'ordre républicain et l'avènement d'une démocratie saine.
Sortez nous du déficit abyssal chronique d'amour des dirigeants pour leur pays et du manque d'esprit de sacrifice des opposants pour notre peuple. Car qui défend les travailleurs libère le génie et l'ingéniosité d'une nation. Portez le sceau de l'unité, imprimer une nouvelle direction, moderne et innovatrice à notre nation.
Puis que nous sommes unis comme le Royaume-Uni
Dans la symphonie des cœurs libérés et unis
Luttons ensemble pour triompher dans l'harmonie
Pour préserver la dignité et la liberté à vie.
VIVE LES AMAZONES ET LES SOFAS DE GUINÉE
Alpha Oumar Fela Barry, Paris
Contact : alphawin2003@yahoo.fr
Une Correspondance pour www.nlsguinee.com