vendredi 12 janvier 2007
Nous réaffirmons notre soutien inconditionnel aux organisations des mouvements syndicaux et de la société civile pour leur courage et détermination de libérer la nation sous le joug de la tyrannie, de l’autocratie, et de l’incompétence du régime de Lansana Conte.
Le moment est très grave et ambigüe, la balle est déjà lancée, l’on ne peut plus reculer sans obtenir le changement souhaite par tout le peuple de Guinée. Il y a un proverbe Pular qui dit : “ Il faut abattre la panthère la première fois, au cas échéant elle te dévorera”.
Ce proverbe nous rappelle des événements du 2 et du 3 février 1996 au cours desquels Lansana Conté accepta toutes les revendications de l’armée pour sauver sa vie et garder son pouvoir. Le lendemain, il revient avec ses tactiques militaires comme une panthère blessée pour arrêter toutes les personnes impliquées de la mutinerie parmi lesquelles les commandants Kader Doumbouya et Yaya Sow. Il profita de l’occasion aussi pour éliminer des adversaires redoutes du calibre de Bago Zoumaningui.
Lansana Conté n’a jamais changé et il ne changera jamais. Il serait très naïf d’accepter toute concession sans le départ inconditionnel de Lansana Conte et de son régime. La grève doit se durcir en ajoutant la démission de Lansana Conte, une telle demande va galvaniser la population a s’abstenir de reprendre ses activites quotidiennes.
Nous lançons un appel aux medias privés et électroniques de cesser de rapporter des nouvelles tendancieuses pour le régime de Lansana Conte. Les medias doivent plutôt s’associer à la grève pour exprimer le ras-le-bol du peuple martyr de Guinée. Iles doivent multiplier les efforts pour exposer les souffrances des populations, les détournements de deniers publics érigés en mode gouvernance par le régime de Lansana Conté.
Où sont les partis de l’opposition? Ou sont Bâ Mamadou et Jean Marie Doré ?
Il ne suffit pas seulement de faire des déclarations ci et là et après s’éclipser.
L’opposition doit se concerter avec les organisations syndicales et de la société civile pour commencer dès maintenant à mettre sur place un gouvernement d’union nationale au cas où le régime tombe conformément au document de sortie de crise proposé par les forces vives de la nation. Une telle action va encourager les populations à sortir massivement le 15 janvier pour répondre à l’appel de prière organisé par les organisations de la société civile et des confessions religieuses.
Nous ne pouvons nous permettre de rater cette occasion pour produire le changement. Si toutefois Lansana Conte sort victorieux de cette grève et continue a diriger la Guinée, les conséquences peuvent être catastrophiques pour les chefs des organisations syndicales, de la société civile, des confessions religieuses, et du peuple de Guinée.
Les lendemains du 4 juillet 1985 et du 2 et 3 février 1996 sont encore dans nos mémoires pour comprendre qu’à défaut d’obtenir le changement nous allons périr, car Lansana Conte sera toujours égal à lui-même.
Alpha Diallo, USA
Président, ThinkTankGuinee
Email: adiall01@yahoo.com
Tel: 901-387 86 21
Une Correspondance pour www.nlsguinee.com