mercredi 10 janvier 2007
Les choses vont très vite, mais aussi bien organiser, cette première journée de grève a été largement suivie par les différentes villes de Guinée. La ville de Conakry est transformée en une ville morte, pas de circulation sur les principaux boulevards, devenus subitement larges. Les stores des bureaux de banques, des compagnies d'assurances et autres sont désespérément baissées. Les marchés sont fermés.
Le succès pour l'Inter-Centrale se fait sentir sur toute l'étendue du territoire, cela donne l'espoir au peuple de Guinée. Mais l'idée de voir l'ordre donné par le criminel Fodé Bangoura ou son chef depuis son lit de malade dans sa villa à Wawa, pour tirer sur la population n'est pas à écarter. Car nous sommes dirigés par des personnes qui sont heureuses de voir le sang des Guinéens couler comme un mouton égorgé.
Nous savons aujourd'hui que les secteurs de l'armée et de la police s'opposent aux syndicalistes, cela importe peu, la population a décidé de répondre massivement à l'appel de grève générale pour sauver un pays ruiné par 23 ans de corruption, de dictature, de répression, de violation des droits de l'hommes et un manque total de la démocratie.
L'armée et la police, sont suivies de près, nous ne tolérerons pas maintenant ses actions de soutien au régime Conté, leurs rôles c’est d'écouter et sauvegarder l’intégrité du peuple et non de la détruire. Nous savons que l'intimidation est une méthode pour le régime de se maintenir toujours au pouvoir ; mais cette fois-ci, nous ne nous laisserons pas faire, nous sommes tous prêts à mourir dans les rues en martyrs pour sauver notre pays.
Nous jeunes de Guinée, nous demandons toujours aux syndicalistes d'être ferme, surtout ne jamais se laisser intimider par le Gouvernement. Nous avons que vos troupes sont très mobilisées. Kankan, Dabola, Coyah et N'Zérékoré ont déjà les choses en marches. Mais nos craintes est que vous leaders syndicaux, ne cédiez sous la pression actuelle du Gouvernement.
Pour finir, je remercie les syndicalistes et demande à l'Opinion Internationale, l'Union Européenne, les Nations Unies et d'autres pays comme la France de suivre de très près ce qui se passe en Guinée, et soutenir le peuple de Guinée dans ses revendications qui sont un droit que le Gouvernement ne veut reconnaitre.
Conakry, le 10 Janvier 2007
M'Mafanta Oumar DABO
Email: mafanta_oumar_dabo@yahoo.fr
Une Correspondance pour www.nlsguinee.com