mercredi 10 janvier 2007
Tout peuple placé dans l'incapacité de repenser son mode de fonctionnement sociétal est condamné au déclin, d'où nécessairement, aujourd'hui nous sommes appeler a la barre de notre histoire, en âme et conscience sous le regard-miroir de notre jeunesse désespérée par tant d'arbitraires, a choisir notre mission : soit continuer a trahir les espérances de nos populations ou reprendre en main dignement la maîtrise de notre destin pour préserver les générations actuelles et futures.
L'engagement social de nos syndicats a mettre un terme définitif ,a la lâcheté individuelle et a l'irresponsabilité collective, que le régime" compté -1" maniait sournoisement comme une arme de dissuasions massive avec la complicité de sa baronnie décérébrée, pour annihiler la volonté populaire dans une léthargie sociale médiévale, sur fond de catastrophe humanitaire digne d'un Tsunami démultiplié, a atteint son point de non-retour.
C’est ici et maintenant à jamais, nous sommes sommés de déraciner le mal guinéen, nous débarrasser de nos obsessions fatalistes, nous départir de l'immobilisme "funeste" pedegiste pour entraîner notre peuple sur la pente d'un destin plus radieux.
Changer c'est agir qualitativement pour le triomphe de la vie comme le poussin qui force la coquille de l'œuf par amour de la vie.
L'éthique de l'exigence de vérité et de justice sis dans notre foi divine, doit mettre en échec toutes velléités de manipulations ethno-racistes ou de subordination à des intérêts bassement matérialistes, tant, c'est notre communauté "historique" de destin qui est mis en péril depuis les lendemains désenchantés du poison d'avril 1984;notre détermination, aujourd'hui et maintenant, doit être à la hauteur du sort maléfique que Lansana Conté a infligé à notre peuple avec l'onction de la mafiafrique.
Ces précautions morales de salubrité publique sont nécessaire, tant, l'égoïsme couplé à la démission massive de notre élite "ensauvagée" par la course à l'enrichissement illicite, a entraîné notre pays dans une mésaventure inhumaine frappée du sceau barbare de la cécité politique.
La Guinée est un pays singulier, une réserve de politiciens, un précipité de toutes les modes et contradictions humaines. Où parler de la politique relève de la fiction. La Guinée est un endroit de ce monde où on arrive à provoquer des débats "corneculesques" sur des questions qui, elles, sont loin de l'être. Un espace de la planète où on adore lancer de petits conflits tournant à la guerre mémorielle des paroles par refus d'aborder les problèmes à temps et en urgence.
Le lieu où on préfère l'étripage au dialogue, l'enlisement à la réforme, les paroles aux gestes, l'hypocrisie à la franchise des convictions, l'abandon et l'insouciance à la recherche des solutions à nos soucis quotidiens. cependant la Guinée est devenue un scandale inhumain aux antipodes des couleurs de ses richesses,mais ou seule la couleur de l'argent reste et demeure la plus visible.
L'année qui vient de s'achever ne compte pas vraiment parmi les meilleurs crus pour les guinéens. Et encore moins pour le régime ethnocratique, qui a dû essuyer coup sur coup une fronde syndicale, des scandales politico-financiers, des conflits sociaux tendus et de graves épisodes de contre-décrets venue encore s'ajouter à l'atmosphère de déprime dans laquelle se languit le pays.
Rien n'indique à priori que 2007 sera meilleure que les 365 jours l'ayant précédé. Car les conditions pour repartir d'un meilleur pied ne seront réunies que si les politiciens cessent de nous leurrer. Qu'ils se mettent autour de la table et que chacun prenne ses responsabilités.
La solution est théoriquement simple, mais sa mise en œuvre est périlleuse pour la popularité du gouvernement. D'où la politique de facilité menée depuis l'indépendance. Encore faut-il accepter de braver, non pas l'opinion publique qui est acquise au principe d'une saine gestion, mais d'innombrables résistances émanant d'hommes nuisibles à notre société et cesser les interminables promesses pour rendre la machine de l'Etat plus performante. Car la persistance de certaines méthodes a deux inconvénients au moins: elle hypothèque notre avenir, puisqu'il faudra bien régler la note, et elle empêche l'Etat d'être au service du peuple.
Dans ce jeu dangereux auquel se livrent certains politiques, j'ai bien peur que ce soit là le vrai visage de la Guinée du XXI siècle: un pays, qui a peur, en manque d'ambition, incapable d'assumer son histoire, et qui se renferme sur lui-même. Quel gâchis !
L'éducation nationale n'est pas au mieux de sa forme. La santé traîne le pied. Les guinéens peinent à joindre les deux bouts, ils sont anxieux face à la situation de l'emploi, de l'habitat social, de la sécurité et des transports. Ce qui n'est pas de manière à populariser l'action gouvernementale, même si le contexte actuel, par sa nature anxiogène, contribue à resserrer les rangs de l'exécutif. Mais voilà qu'avec toute cette situation, les "wofataristes" et alliés-maffieux se livrent à un exercice de déresponsabilisation en maniant le bâton de la crise alimentaire permanente et le détournement des institutions judiciaires sur fond d'intimidations meurtrières.
Dans leur détresse, les populations sinistrées ont eu au moins, le peu d'entre-deux, le réconfort de constater l'immense vague de solidarité des guinéens dit de "l'extérieure". Une compassion qui tient sans doute plus pour les guinéens à un réflexe de "parenté" envers des compatriotes brutalement piégés par la "tragédie du leadership à la guinéenne" que par un souci d'être coupable d'avoir laissé si longtemps des hommes, des femmes et des enfants vivre dans l'antre de l'enfer guinéen.
Il faut se rendre à l'évidence que la fatalité n'explique pas tout et ne peut servir d'alibi face à l'absence de volonté politique, d'anticipation, d'organisation. La situation serait limitée si les dirigeants s'en donnaient les moyens et les intentions.
Une reprise en main de notre destin serait de nature a panser bien des plaies et à revigorer quelques plans de carrières. Une économie qui tourne est le gage d'une situation politique apaisée. Et pour que la conjoncture prenne du muscle, il suffit que naisse cette confiance entre l'Etat et le peuple.
Que les guinéens retrouvent leur fierté nationale, leur union autour de l'essentiel. Qu'ils sortent de la mélancolie et de l'auto-flagellation dans lesquelles le pays se comptait depuis des années.
Pour avoir été trop longtemps comprimé sous la chape du silence et de la mauvaise conscience, le débat risque de prendre un tour explosif ce qui nous obligerait presque à l'un des numéros de repentance dont plus personne ne veut dans ce pays.
Le ressort cassé, le Président "CONTE" devra assumer soit un Gouvernement Transitoire d'Union Nationale ou partir . Cela n'a rien de romantique. Mais cet afroréalisme nous évitera peut-être de biens plus grandes déconvenues demain.
« Y’a que le changement de constant… » Bouddah
Vive la Guinée et bonne année à tous !
Paris 9 janvier 2007
Par Alpha Oumar Fela Barry
Contact : alphawin2003@yahoo.fr
Une Correspondance Spéciale pour www.nlsguinee.com