samedi 06 janvier 2007
Il y a 6 mois, le 12 juin 2006, le peuple martyr de la Guinée se
soulevait spontanément, à partir de sa jeunesse, pour mettre fin au
régime PUP (Parti inutile au Pouvoir) du dictateur général Lansana
Conté.
Le puissant torrent révolutionnaire du 12 juin 2006, à travers sa
machine militaire, balayait tout sur son passage car, le mouvement,
bien coordonné par les mouvements syndicaux, pouvait aller de très
loin.
S’étendant très rapidement sur toute l’étendue du territoire national
comme du feu sur une traînée de poudre, ce sont toutes les institutions
du régime dictatorial PUP auxquelles il s’attaquait, à commencer par les
symboles du régime et ses forces de répression.
Du régime de Sékou Touré au 22 ans de pouvoir de Lansana Conté règne,
la Guinée a toujours connu des régimes fondés sur la gouvernance de la
terreur et de l’arbitraire organisé à travers l’assassinat massif de pauvres
citoyens dont le seul tort était de contester le régime d’oppression, de corruption,
de gabegie, de vol, de misère, de famine, de pillage et de ruine mis en place sous
la férule sanglante de la dictature.
Depuis son éclatement, la manifestation pacifique du 12 juin, qui se
poursuit jusqu’à ce jour, qui a été noyée dans un bain de sang par le
régime PUP, reste l’un des crimes les plus réputés dans l’histoire
moderne de la Guinée. Une date Comme celle du 10 janvier 2007 doit
marquer l’opinion collective pour sanctionner l’évolution de cette
spirale de violence sanglante où les forces de répression (armée,
gendarmerie et police) ont tué en toute impunité en faisant souvent
disparaître les corps.
A l’occasion d’avis de grève des différentes couches syndicales du
pays, je tient à rendre, au nom de l’ensemble des jeunes de la Guinée,
un hommage solennel à la mémoire de ces dizaines de martyrs qui ont
versé leur sang sur la terre de nos aïeux et appelle tout le peuple
guinéens à exiger avec lui que justice leur soit rendue à travers la
recherche, le jugement et le châtiment des auteurs, responsables et
commanditaires de tous ces crimes afin de mettre fin au règne de
l’impunité en Guinée.
L’œuvre de notre vaillante armée du 12 juin 2006 restera dans la
conscience des masses guinéenne !
En raison même de sa barbarie, la répression sanglante dans laquelle
le régime PUP n’a cessé de noyer, depuis son avènement au sommet de la
pyramide politique, l’aspiration à la liberté à l’amélioration des conditions
de vie qu’exprime fortement le peuple guinéen fait vivre le soulèvement populaire
du 12 juin 2006 et l’irrémédiable tournant qu’il a opéré dans la situation guinéenne
au plus profond de la conscience des masses guinéennes.
Un peu plus tôt, un peu plus tard, cette aspiration à la liberté et du bien-être triomphera
victorieusement.
La jeunesse guinéenne lance un cri d’alarme à la communauté internationale, principalement
l’institution de Barosso et la maison blanche, de suivre avec attention l’évolution de la grève
démocratique et pacifique d’un peuple meurtri et spolié de toutes ses dignités humaines.
Le peuple de Guinée a besoin des médecins préventifs pour résoudre ses crises et non les médecins
légistes pour autopsier ses morts.
Le pouvoir de Conakry, à travers ses industries militaires, promet une répression à la manière la plus
violente les revendications légitimes du 10 janvier prochain.
Ceci est un appel de détresse pour le tout nouveau secrétaire général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-moon.
Kaba Mamady Badra
Student of Geneva University
kabascientifique@yahoo.fr
Une Correspondance pour www.nlsguinee.com