vendredi 29 décembre 2006
Il va falloir se rendre à l'évidence qu'on ne peut plus continuer à expliquer l'exception guinéenne par la seule résignation fataliste de notre peuple. L'impuissance perpétuelle de notre pays est devenue l'alibi de l'opposition pour masquer son incapacité absolue à porter le changement , pire son satisfecit dans l'adversité ménage infailliblement le déficit ahurissant de volonté politique de nos ploutocrates pervertis par l'avidité du gain illicite érigée en politique d'autruche pour remettre aux calendes grecques les transformations nécessaire à l'édification d'une démocratie prête pour le développement réel.
Nos autocrates ankylosés dans une ignorance ineffable, naufragés dans un égoïsme maccabre ont ruiné toutes les espérances de notre peuple.
En définitive la juxtaposition, la somme, des égoïsmes n'a jamais servi à l'intérêt collectif : la mise en esclavage de l'Afrique noire au XVI siècle est plus que probante avec des conséquences jusqu'à nos jour.
Les africains sont ceux qui s'organisent le moins à l'étranger (la diaspora chinoise a investi 26 MILLIARDS en 2005 en CHINE), ceux qui se respectent le moins (la dictature déclinaison contemporaine du code de l'indigenat), ceux qui le moins s'installent solidement quelque part (précarité, asile politique et clandestinité), ceux qui le moins s'enrichissent (contrairement aux autres communautés), ceux qui le moins défendent ensemble leurs intérêts en commun et en même temps (le rêve panafricain de N’Krumah brisé), ceux qui se trahissent le plus (gestion sans scrupule des biens nationaux) et se jalousent entre eux (pour des religions qui nous ont apportés aucune autonomie intellectuelle et morale), ceux qui le plus se font des coups bas, se détruisent mutuellement à l'étranger (drogue et prostitution).
Les africains restent les plus faibles même sur leur propre continent (gouvernance de la pauvreté par la mendicité et l’endettement à l'internationale) pire ceux qui le plus se font la guerre entre eux (rotation ethnique autour du pouvoir comme alternative démocratique doublée d'un individualisme suicidaire), ce qui n'est pas normal car nous avons fini par contracter les pathologies racistes des idéologies religieuses pseudo-investies d'une mission de civilisation en direction des autres peuples dits "primitifs"...
Cette pathologie collective a nécessairement une origine et une cause qui si elle n'est pas élucidée nous condamnera à la disparition sûre et nette; d'ailleurs nous ne devons notre survie qu'à la découverte du nouveau monde, vu le sort crapuleux fait en son temps aux indiens d'Amérique. Comme les oiseaux nous tombons toujours dans les pièges visibles tendus par les occidentaux qui nous prennent pour des sauvages et des fainéants sans aucune ambition pour leurs peuples, qui nous empoisonnent avec des modèles de développement pensés et tournés exclusivement au service de leurs intérêts, pire pour les orientaux nous passons pour une race maudit , condamnée à l'esclavage (voir Noe dans la bible et le coran: malédiction de Cham).
Ces deux paradigmes nous ont quasiment déprogrammés à combattre pour le triomphe de la vie en Afrique. D'où nous sommes incapables de nous fonder sur une vérité commune, notre unité dans la diversité pour nous défendre et nous développer dans l'harmonie (exemple de l’union européenne : anglais, français et allemands en dépit des guerres qu'ils se sont livrées pendant des siècles avec deux guerres mondiales à leurs passifs, travaillent activement aujourd'hui pour leurs intérêts pour ne pas se faire manger par la Chine et l'Inde, ce qui est inévitable à l'allure où vont les choses) et revitaliser notre philosophie de la vie basée sur une hospitalité sans borne et le culte crédule de l'étranger (du blanc) à qui nous avons dévolu le rôle de sauveur.
Ce qui du reste a causé la perte de nos ancêtres qui donnaient la faveur au paradis céleste au détriment de l'Eden Afrique : ici et maintenant dans un réalisme optimiste sans faille.
Quand la réalisation d'un objectif commun par tous en même temps est attelée à la volonté de chacun de s'affranchir de son égoïsme sera l'hygiène de vie de notre peuple. Nous prendrons l'exacte mesure du temps perdu à nous détruire et à nous haïr les uns les autres au mépris des générations futures. C'est à ce prix qui tombe sous le bon sens et à ce prix uniquement que nous recouvrerons notre estime en nous, notre confiance en nous-mêmes, et notre aptitude à conjuguer la vie aux modes et temps de nos propres aspirations au bonheur definis par nous-memes...
Le refus du changement est devenu partie intégrante de notre culture "influencée" par des pulsions consuméristes, matérialistes autodestructrices conjuguées avec un analphabétisme massif de refus systématique de l'exercice de la critique rationnelle de nos attitudes et comportements en déphasage avec les exigences en cours.
La contemplation végétative dans la médiocrité du droit à la différence culturelle griffue, l'ivresse naïve et béate de promesses chimériques de dialogue politique "La Baule" sont devenus le paradigme derrière lequel s'abrite la classe politique guinéenne pour ne pas se résoudre a détricoter le corset de la pauvreté et de l'ignorance dans lequel elle a ferraillé notre pays, la conquête de la démocratie et du développement ne dépend que de nous, point du ciel !!!
Le mur impénétrable de la compréhension de l'incapacité de "nos rois nègres" à faire évoluer nos sociétés traditionalistes s'explique par leur connivence avec des forces occultes étrangères "bailleurs de fonds" et institutions internationales décidés aàfossiliser des dictatures féroces et voraces à la tète de nos pays -réservoirs de matières premières à vils prix- pour perpétuer la colonisation par une mondialisation cannibale.
On ne peut manquer d'être frappé par le cynisme avec lequel les occidentaux forcent et encouragent les pays de l'Est "désoveitisés" à une démocratisation supersonique en les intégrant à l'Union contrairement au mépris éhonté qu'il manifeste en entretenant des anachronismes en Afrique "vivants" sans scrupules, désireux de s'enrichir sans coup férir au mépris de la morale et du bon sens, aidés par une élite - hors sol - lobotomisée, écervelée dépourvue de conscience historique qui perpétue le pacte "diabolique" colonial pour créer de toutes pieces le fléau de la pauvreté et de la misère sous des déhors trompeurs, de rhétoriques libérales et des apparences du developpement...
Le sous-développement est devenu par le cargo-cult "l'impuissance des africains à s'adapter rationnellement au monde moderne" une industrie financière sur fonds de mal endettement, choux-gras du néo-libéralisme, coupant ainsi nos peuples de leurs droits à réaliser leurs aspirations et ambitions de mieux-être.
La télé-colonisation, entendons par là les lois scélérates du marché libre échangiste, du commerce mondialisé de façon unilatéral avec des règles léonines de jeu fixées ou dictées, à décupler la capacité de nuire de nos gouvernants-apatrides qui ont pris le relais des administrateurs coloniaux pour alimenter le bûcher ghennique de la "haine de soi" corsetée dans la camisole de l'ignorance et la répulsion a créer un modèle économique et social qui nous est propre en renouant avec les racines pharaoniques fécondées avec les apports qualitativement bénéfiques du patrimoine moderne de l'humanité.
L'Occident, culturellement c'est l'accumulation effrénée de richesses par la ruse, la guerre économique et l'égoïsme individualiste forcené, l'Afrique par atavisme c'est le collectivisme social du reste suffocant qui gagnerait à introduire un individualisme lucide guidé par le sens du partage et de la solidarité qui ne mettraient pas en péril le lien social de l'ordre de la "Maat" sis sur l'harmonie et l'équilibre dans la paix...
Nos ancêtres enseignaient toujours : "Connais-toi, toi-même". Cette expression parait simple mais revêt une signification extrêmement profonde. La raison pour laquelle le peuple noir se trouve dans la situation actuelle est le manque de connaissance de sa personnalité réllle, la perte de la mémoire historique causée par les falsificateurs de notre histoire et culture.
Quand une personne ignore qui elle est, elle ne se comportera pas adéquatement ni n'accomplira ce qu'on attend d'elle. Elle agira parfois contre ses propres intérêts (de son pays) et peut être conduite à l'autodestruction par des forces extérieures étant donné son niveau de vulnérabilité (quand vous contrôlez la pensée d'un homme vous n'avez pas à vous inquiéter de ses actions). Elle n'a aucune protection contre les influences exterieures qui peuvent la manipuler à ses dépends. Nos peuples sont désarmés moralement depuis qu'ils se sont évanouis dans un processus fondé sur une escroquerie intellectuelle aux appellations d'origines non contrôlées. Les peuples africains ont sombrés dans un immobilisme affligeant dès lors qu'ils ont confié la maîtrise, les rennes de leur destin à des causalités magiques, à d'autres mains plus promptes à les dépouiller et endormir que de les mettre sur la voie d'un developpemnet auto-centré.
On ne peut qu'être ébahi d'admiration par l'opportunisme scientifique et l'orfèvrerie économique des asiatiques asymétriquement à la mangecratie sordide et écoeurante des classes dominantes africaines prompte à manger à tous les rateliers, érigeant l'endettement et la mendicité à l'internationale comme la seule voie de sortie de l'impasse totalitaire dans laquelle elles ont emmuré nos peuples. L'enjeu pour ces "bailleurs de fonds" c'est priver l'Afrique de ses vrais gérants en maintenant une ploutocratie gloutonne et veule, même éduquée et instruite demeure par manque de vision insouciante et irresponsable. Tout ceci afin d'optimiser l'endettement et capitaliser l'approvisionnement en ressources premières combustibles de la mega-machine capitaliste.
D'ailleurs partout où elle passe, elle ne laisse que desolation sociale, genocide économique et tyrannie. C’est pour cela que les asiatiques ont pris des mesures conservatoires protectionnistes alors que l'angélisme morbide et la rapacité déshumanisante des classes politiques africaines expose leurs peuples à la déchéance.
La connaissance historique libère par l'excellence et installe une sagesse invulnérable qui corrige nos faiblesses pour faire face aux urgences et priorité de l'heure. C'est le moment de revoir nos critiques et accusations envers les Occidentaux, nous débarrasser de la vanité ethnique pour céder à la fierté d'être simplement panafricain sans sur-valorisation" negritudienne et briser les chaînes psychologiques invisibles de l'aliénation mental du libéralisme forcené et du passéisme infécond de la traite des âmes des religions dites "révélées" et renouer avec l'éthique de la guidance afro-centriste moderne, la seule voie africaine de développement viable, vivable et valablement durable, gage de notre devenir social.
D'ou nécessairement nous ne pouvons pas nous faire l'économie d'un pacte républicain pour préserver et réarmer moralement les générations futures...
« Y'a que le changement de constant » BOUDDAH.
Par Alpha Oumar Fela Barry
Contact : alphawin2003@yahoo.fr
Une Correspondance Spéciale pour www.nlsguinee.com