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    Guinée : Vœux d’un Combattant pour la démocratie

     dimanche 24 décembre 2006   

    Pour la deuxième année consécutive, je m’adresse à vous : sœurs et frères.
    Guinéennes et Guinéens ;
    Chers compatriotes,

    L’année qui s’éteint le 31 décembre 2006 a été jalonnée de faits majeurs pour notre patrie. La lutte pour le changement démocratique a porté des coups durs qui ont fragilisé en partie la barbarie et la sauvagerie du système Lansana Conté. Malgré tout, les médiocres continuent de s’agripper aux fils de notre liberté et au tissu de notre souveraineté nationale.

    Notre chère Guinée occupe ainsi le strapontin des Nations et ouvre l’espace économique à des aventuriers qui, pour avoir été dénoncés, s’en prennent à nos compatriotes avec le dessein de museler la presse électronique. Ces méthodes mafieuses ne passeront pas et le combat se poursuivra jusqu’à la chute de la citadelle qui les abrite : le système Lansana Conté.

    2006 a montré la fragilité de l’œuvre humaine et la finitude de toute chose, ici bas. De nombreux compatriotes se sont couchés pour toujours, laissant parfois derrière eux des veuves, veufs et orphelins. Ces pertes humaines, dans la plupart des cas auraient pu être évitées si l’Etat assumait ses fonctions. Pour eux, prions pour qu’Allah, le Tout-puissant, puisse les recevoir dans son infini royaume. Qu’Il purifie leur âme du mal que certains d’entre eux nous ont causé, sans en avoir nécessairement eu conscience parce que le système qui les a fabriqués ne leur proposait aucun autre schéma mental, ne leur indiquait aucune autre voie. S’Il exauce nos prières alors que leurs mânes veillent sur la Guinée et la libèrent de ses spoliateurs.

    L’an 2006 a prouvé aux Guinéens que le système Lansana Conté est encore en place parce qu’ils sont divisés, ethnicisés, régionalisés et tenus par des considérations aux limites bestiales. Les deux grèves des travailleurs ont démontré que si nous sommes déterminés et mobilisés ensemble, le pouvoir actuel disparaît à la première vague populaire. En y pensant, je demande à chaque Guinéenne et Guinéen, qui me lit maintenant, de marquer une minute de silence en la mémoire de nos enfants sauvagement abattus les 11 et 12 juin 2006. Le combat de 2007 doit s’appuyer sur ces nombreuses victimes dont leur seul tort aura été de réclamer la liberté, la démocratie et la justice sociale.

    Au crépuscule de 2006, je vous invite, chers compatriotes, à croire au triomphe du combat que nous menons tous à des degrés divers, avec des moyens diversifiés, en des lieux et positions différents. Faisons de 2007, l’année d’unité d’actions, celle qui nous permettra de venir à bout du système fossilisé qu’est celui du PDG dont les animateurs ont mué pour se confondre au PUP. Nous le pouvons et en avons les moyens !

    Souvent, les divisions et oppositions diverses, purement artificielles, ont porté des coups d’arrêt aux élans qui auraient produit l’alternance démocratique dans notre pays. Agissons en 2007 de sorte qu’elles se taisent et disparaissent de notre quotidien pour que la sauvegarde de la patrie soit le seul credo mobilisateur de notre intelligence, de nos énergies, nos forces et de nos capacités.

    Au courant de 2006, la maladie du Président Lansana Conté a révélé aux Guinéens son incapacité à diriger notre pays comme cela se doit. Mais les clans de médiocres effrayés par la sentence de l’Histoire refusent de la reconnaître. Ils préfèrent le maintenir artificiellement dans une vie végétative nourrit d’extrême souffrance. Les décrets et contre-décrets, la démission et la fuite de Premiers ministres, de cadres et de simples citoyens sont les signes de cette Guinée aussi malade et incapable de nourrir ses populations, de les soigner, d'instruire et d'éduquer sa jeunesse, de loger dignement ses habitants du fait de ces affairistes claniques au pouvoir.

    Les résultats de cette situation parlent à chacun de nous. Tous ensemble, nous avons l’impérieux devoir d’arrêter la saignée. Deux gouvernements formés et accompagnés de mini remaniement ministériel ont offert aux populations guinéennes de vieilles marmites. Cassons-les avant le désastre, car elles ne peuvent rien produire de nouveau et de différents par rapports aux précédents qui réaliseraient le bonheur des Guinéens.

    La Guinée, en 2006, a été davantage livrée à des spoliateurs avec la complicité des hommes au pouvoir, le dernier exemple est la concession faite à Hyperdynamics. Mais les crimes économiques les plus dévastateurs ont continué pernicieusement sous la houlette de Facinet Fofana qui circule entre Rabat et Londres pour verser, après partage, la part de profits et autres intérêts de leurs butins à la famille présidentielle. Ils se poursuivent avec Cellou Dalein Diallo, même s’il feint d’être en rupture avec leur employeur alors que le téléphone sonne très souvent entre eux. Sur le terrain même, les criminels économiques continuent de prospérer. Parmi eux, figurerait Guido Santullo qui n’est plus à présenter aux Guinéens. Nos mines d’or, de diamant et autres pierres précieuses sont dilapidées au détriment d’une population qui ne sait plus à quel saint ou Dieu se confier.

    Ainsi 2006 a été une année de misère généralisée productrice de la prostitution, du vol, du banditisme, de la criminalité, le tout sur fond de flambées des prix à la consommation incompréhensibles et inacceptables. Nous en sommes tous humiliés. Et la crise guinéenne est banalisée au niveau international. Personne n'en parle parce qu'elle ne préoccupe personne. Pour se faire bonne conscience, la communauté internationale exhibe la sécurité et la stabilité d'un régime vomit par le souverain peuple de Guinée et qui ne le supporte parce que désarmé par les sempiternelles querelles qui minent l'opposition politique, celle-là même qui doit produire le changement. N'est-ce pas son rôle? Ces maux, chers compatriotes, ne sont pas une malédiction et ne relèvent pas de la fatalité. Ils sont l’œuvre de minables et médiocres guinéens ; des parvenus qui s’accrochent par la force du pouvoir au pouvoir des privilèges que procure leur position. Nous pouvons éradiquer cet état de fait pour que la Guinée soit celle que nos devanciers ont rêvée. Là aussi, nous en avons les moyens. Il suffit d’y croire et d’engager le combat avec détermination, conviction dont le tropisme est orienté vers l’avènement d’une Nouvelle Guinée prospère et digne. Il s’agit de celle-là qui sera à tous les Guinéens et non un groupuscule de Guinéens, malades de pouvoir et incompétents. Il s’agit de faire renaître la Guinée, celle en laquelle tous les Guinéens se reconnaîtront et qui les accueillera sans aucune distinction de quelle que nature ou considération que ce soit.

    Chers compatriotes,
    La Guinée, notre patrie à tous, est malade, mais elle peut et doit guérir. Personne d’autre ne se substituera à nous pour trouver les remèdes. C’est ensemble : populations de Basse Côte, de la Moyenne Guinée, de la Haute Guinée et de la Forêt ; je dis bien, c’est ensemble que nous réussirons le combat. Il n’y a pas d’autre alternative. Et si quelqu’un ou un petit groupe pense le contraire ; ce ne sont là que duperie, mensonges et stratégie de conquête de pouvoir. La Guinée est plurielle, mais elle l’unique patrie de tous les Guinéens. C’est pourquoi nous avons l’obligation de la défendre ensemble. Seule la foi au sens du combat comptera dans les prochaines étapes de la bataille contre le système Lansana Conté.

    Certes, le chemin semble long à parcourir et les résultats lointains, mais si nous nous décidons à faire de 2007, l’année du changement, nous obtiendrons l’alternance démocratique.

    En attendant, bonnes fêtes de fin d’année à tous !

    Pour le nouvel an, je vous adresse mes vœux de santé, de prospérité, de bonheur et de réussite dans vos entreprises tant individuelles que collectives. Que 2007 soit l’année du couronnement de notre lutte ; c’est-à-dire de la victoire finale, prélude à une vie démocratique et à la naissance d’un Etat de droit en Guinée.

    Puisse 2007 instaurer la confiance en nos capacités à réussir le combat de la Liberté et de la démocratie !

    Bonne et heureuse année 2007 aux Guinéennes, aux Guinéens et aux amis de notre beau pays qui luttent à nos côtés.

    Paris, le 23 décembre 2006

    Jacques Kourouma, Paris (France)
    Une Correspondance pour www.nlsguinee.com


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