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    Chronique : 2006, une année que les guinéens retiendront longtemps !

     samedi 23 décembre 2006   

    A quelques jours du nouvel an, dans ma petite tête défilent les faits qui ont marqué l'événement dans notre chère Guinée sur le plan social, politique, économique en passant par les Droits de l'Homme...

    Cherté de la vie, c'est avec cette réalité incontestable que l'année 2006 a démarré pour nous guinéens.
    "Sac de riz", le pain, le riz, le loyer, les frais de soins et de transport, étaient entre autres les mots les plus chantés par le commun des guinéens et par les habitants de la Guinée. Des points de vente du "riz Mamadou Sylla" aux marchés du pays, le prix d'un sac de riz pakistanais ou chinois de 50 KG se négociait pour un premier temps entre 85 et 120 000FG, sommes qui dépassent largement le salaire moyen du travailleur guinéen. Alors bonjour la famine !

    Imaginez pour une famille polygame qui serait dans une logique de salaire moyen. C'est la pire misère! Rien d'autre. Conséquences immédiates: prendre le café le matin, boire du jus ordinaire, manger de la protéine animale, prendre le taxi, offrir des vacances à ses enfants, se soigner à l'hôpital, disposer de l'eau potable et l'électricité, avoir les trois repas quotidiens, en bref mener une vie acceptable possible, tout ceci est devenu maintenant un domaine réservé pour une petite catégorie de citoyens.

    Ayant constaté cette situation intenable, les centrales syndicales sont passées à l'acte. Durant deux semaines tout le pays a suivi le mot d'ordre. Partout la ville morte fut observée jusqu'au 12 juin où les jeunes élèves furent massacrés comme des mercenaires alors qu'ils protestaient contre le manque d'enseignants pour encadrer leurs examens de fin d'année.

    Le sang a coulé à Conakry et dans certaines villes. Mais, comme piqués nous ne savons par quelle mouche (celle de la corruption? je refuse de juger), certains des principaux leaders de ces mouvements ont monnayé les deux semaines de sacrifices du peuple martyr en acceptant des promesses qui jusqu'ici personne ne sait si une s'est réalisée.

    Conséquences: c'est la déception générale. La diaspora qui à travers une grande campagne de soutien et de médiatisation (de Dakar à New York en passant par Paris) croyait au miracle n'en revenait pas.

    Et paradoxalement aucun de nos leaders politiques, n'a pu récupérer cette grande et rare opportunité. L'armée aussi n'a pas produit un ATT. Le peuple est resté blessé par défaut de "leader du jour" pour tourner la page Conté dans l'histoire guinéenne.
    Et par un jeu de petits malins, le pouvoir réussit par tout contrôler.
    Et bonjour encore à l'inflation donc à la plusque misère. Les prix des denrées montent chaque jour.
    Et nous n'avons que nos petits yeux pour nous étonner.

    Qui me dira le contraire?

    Sur le plan politique: l'opposition, la société civile, la jeunesse, les femmes ont fait des assises pour mettre leurs principales idées ensemble. Ils ont produit un document où contiennent des propositions de sortie de crise dont le gouvernement, les pays amis et les partenaires au développement ont reçu copies. Mais la volonté du pouvoir guinéen était ailleurs.

    Par une déclaration de Monsieur Aboubacar Somparé faite à l'Assemblée Nationale, la religion du pouvoir était connue : la mauvaise foi.

    Néanmoins pour mieux arnaquer les bailleurs de fonds et mettre de la poudre aux yeux des "gros optimistes", Il accepta l'ouverture "des radios et télévisions privées".

    Poussant l'acrobatie, Moussa Solano convoqua un dialogue, histoire de briser la dynamique unitaire de l'opposition. Certaines ont quand même répondu, mais elles ont aujourd’hui toutes reconnu l'arnaque et la mauvaise foi de ce pouvoir. La mafia de Conakry pour encore traire les institutions financières et remédier à sa banqueroute, commença à préparer une autre mayonnaise: faire semblant d'opter pour la satisfaction de certaines conditions posées par l'opposition et la société civile dont la création d'une commission électorale indépendante.

    La fibre de la corruption est aussi tirée. Ainsi deux gros caïmans du monde de l'argent sale en Guinée sont envoyés en prison. On veut nous faire encore rêver. Nous faire croire qu'il y a une dose de bonne volonté. Qu'il y a une justice. Que le pays est gouverné. Mais rien ! C'était un théâtre !

    En plein jour, leur "protecteur en Chef" est allé en prison pour dire: "Sortez moi d'ici mes petits". Ah la MAISON MAFIA! Il faut sauver les meubles autant que se peut!

    Un code sacré entre eux ? J'y médite sincèrement et...

    2006, c'est aussi l'année des décrets insolites. Où certains sont devenus ministres juste pour une demi-journée marquant ainsi l'ère des faucons avec en tête Fodé Bangoura, le super Ministre d'Etat.

    C'est l'année à laquelle la Guinée fut classée premier pays corrompu de l'Afrique par l'ONG Transparency Internatinal. Mais cette année sera retenue longtemps pour ceux qui veulent le fauteuil présidentiel en Guinée.

    La raison: Le Général Lansana Conté, bien que malade, tient à son mandat. Il veut s'accrocher contre vents et marrées jusqu'en 2010. Egalisant ainsi en longévité dictatoriale son devancier, le créateur du Camp Boiro. Ce révolutionnaire qui a instauré comme système de correction de ses adversaires, la pendaison publique. Celui qui reste jusqu'ici à la fois le "Héros et le Tyran" pour citer le célèbre historien Baba Kaké. Quel challenge !

    A la lumière de tous ces événements, nous pensons que les guinéens que nous sommes retiendront, tristement, aussi longtemps que possible 2006 comme en 1970 "agression", 1975 "Cheytane et 1996 "mutinerie de 2 et 3 février".

    Et si nous ne faisons rien pour changer la donne, l'enfer éternel restera toujours. Donc à nous de choisir entre CHANGER et ACCEPTER.

    C'est la seule solution que je trouve.

    En attendant je souhaite bonnes et heureuses fêtes de Tabaski et de Nouvel an à tout un chacun.

    Ansoumane CAMARA, depuis Dakar, Sénégal
    Président du comité d'initiative du Journal Nouvelle Jeunesse.
    Porte Parole de l'Action de la jeunesse Guinéenne pour l'Alternance Démocratique et la Prospérité (AJGADEP)
    Contact : ansoumanecamara2000@yahoo.fr
    Une Correspondance pour www.nlsguinee.com


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Ces images sont bien des réalités de ce magnifique pays! La Guinée est pourtant l'un des pays les plus riches au monde du point de vue ressources naturelles.
Cette faillite économique est le résultat du pillage systématique des biens publics, le clientellisme, la corruption, le détourment des fonds publics et une mise à l'écart de la majorité des cadres compétants et intègres du pays.
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