vendredi 15 décembre 2006
Pour pérenniser son pouvoir, Général Président Lansana Conté procède à des coups d’éclat qui frisent une prise de conscience de la grave situation économique de la Guinée.
L’arrestation de quelques uns de ses amis qui lui étaient fidèles jusqu’alors et le renouvellement de ses ambassadeurs par des personnalités vénales ne sont que de la poudre jetée aux yeux des guinéens pour mieux les asservir.
Cette dégoûtante mise en scène est destinée surtout à tromper l’opinion internationale et à divertir l’opposition guinéenne déjà à bout de souffle. N’oublions pas que le parrain du PUP, Fodé Soumah, qui se pavanait à travers le pays en distribuant l’argent des contribuables par-ci, par-là, le faisait sous la bénédiction de son mentor Général Président Lansana Conté.
Aussi son grand argentier (jusqu’alors), Mamadou Sylla, n’agissait que sous ses recommandations en complicité avec Fodé Bangoura l’actuel homme fort du régime. Ils sont tous complices. Si non, comment ces responsables peuvent-ils circuler dans des 4x4 dont le coût permettrait de construire plusieurs dispensaires, sans être cramoisi de honte ?
Continueront-ils à voir des pans entiers de nos populations mourir de bronchite faute de moyens ou d’infrastructures ?
Non, Général Président, il faut partir. Vous et vos amis vous devez être tous arrêtés car vous avez tous participé depuis de longues années au massacre de notre pays. Vous ne pouvez arrêter personne puisque vous et vos autres amis vous êtes auteurs des mêmes crimes. Il appartient désormais au peuple de faire le ménage.
Le constat est fait depuis longtemps : il n’y aura aucune amélioration dans la vie des populations guinéennes tant que vous et votre équipe resterez au pouvoir.
Il est vraiment dommage qu’après tant d’années d’exercice du pouvoir, que vous ne soyez pas capable de vous consacrer à une politique de santé d’envergure, au développement du réseau électrique ou de distribution d’eau courante au bénéfice de nos populations.
Chers compatriotes,
Ce qu’il faut à notre pays, c’est un changement radical. C’est à dire le départ de tous nos dirigeants actuels du pouvoir. Nous devons tous œuvrer pour la promotion de la démocratie et du droit et pour la défense des intérêts légitimes de tous les guinéens. A ce titre, privilégier le seul multipartisme ou la seule mise en place d’Institutions Républicaines ne suffit plus.
Il faut réfléchir désormais sur l’usage que les candidats feront du suffrage universel qui leur permettra d’accéder au pouvoir. Le cas de Lansana Conté doit nous servir de leçon.
Cécé Roger HABA, Paris France
Une correspondance pour www.nlsguinee.com