vendredi 15 décembre 2006
Débarquée en 1996 avec pour tout bagage 3 C (Chantal Colle Communication). Notre aventurière s’est vite familiarisée avec le système mis en place par la mafia locale. Introduite dans le cercle restreint de la présidence comme elle aime à le dire, la Chantale nationale s’est mise à gravir les échelons pour finir tenez vous bien « CONSEILLERE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE quel parcours ! »
Devenue « Guinéenne et patriote » sous le manguier et grâce à la sagesse du président Lansana Conté la patronne d’ALLO ou Areeba Guinée clame partout sa nouvelle citoyenneté de circonstance, JE SUIS GUINÉENNE. Cette phrase semble simple et dépourvue de tout sens à première vue mais nous y accordons une importance capitale car être citoyen d’un pays signifie qu’on accepte non seulement les droits mais aussi les devoirs qui s’y rattachent.
Dans ce climat de fin de règne nous ne voulons pas avoir de complication avec la diplomatie Française advenant un changement brusque en Guinée et que les responsables de ce régime de terreur soient tous traduits en justice et que notre Chantal brandit son passeport Français arguant qu’elle était femme d’affaire prospère en Guinée et que les méchants Guinéens l’ont arrêté sans motif valable l’opportunisme étant le propre de Chantal.
Pour vous rafraichir la mémoire nous vous renvoyons à un article de presse encore disponible sur internet dans le quel notre Chantal clame haut et fort qu’elle est fière de sa citonneyeté Française car en ce moment elle défendait un groupe Français dans l’attribution de la 4eme licence de GSM en Guinée ( Lire ce lien concernant Dame Chantal ) et surtout elle ne voulait pas de polémique autour de cette question.
Nous ne pouvons pas permettre à une personne fut-elle «Conseillère de Dieu» de porter des jugements sur les hommes politiques du pays, de forcer la justice à arrêter des gens de son espèces parce que les intérêts ne convergent plus.
Elle déclarait au mois de juillet dernier dans une conférence de presse je cite : «Si Mamadou Sylla n’est pas sanctionné, je ferai un scandale inimaginable…»
Loin de nous l’idée de défendre cet analphabète qui est coupable de crime économique grave mais il n’appartient pas à Chantal de se substituer à la justice de notre pays seul un juge est capable de rendre un verdit de culpabilité. Dans une démocratie même les criminels les plus notoires ont droit à un procès équitable car une justice saine est le pilier d’une société harmonieuse. Personne ne doit aller en prison pour être reconnu coupable dans les causeries de salon ou dans une conférence de presse.
Cette conseillère d’un genre nouveau venue faire fortune en Guinée chose qu’elle a réussie sans beaucoup de problème n’est-elle pas aujourd’hui une menace réelle sur le devenir de la Guinée ?
La question mérite d’être posée. Le bilan de dix ans de conseils est sidérant; de 1996 à 2006 jamais le pays n’a connu une telle souffrance à tel point que le peuple regrette les années 1980. Une conseillère qui ne reconnaît pas les souffrances des populations, qui depuis dix ans ne sait pas qu’il n’y a pas d’eau, pas d’électricité pas de routes encore moins de nourriture mais néanmoins est patriote comme vous et moi.
Quand on dort dans l’air conditionné et qu’on roule dans les voitures luxueuses il est difficile de voir la veuve qui a trois ou quatre enfants à nourrir et qui ne sait pas que faire.
Nous prenons l’opinion nationale et internationale à témoin afin que Chantale nous situe sur sa citoyenneté FRANÇAISE OU GUINÉENNE, les 22 ans de crimes de toutes sortes ne resteront pas impunies; il est temps de choisir la justice Guinéenne sévira tôt ou tard. Les coupables seront châtiés, naturellement les conseillers et conseillères n’échapperont pas.
Aucun Guinéen ne peut débarquer en France et devenir du jour au lendemain un conseiller à l’Élysée, c’est une situation qu’on ne voit que dans des Républiques bananières.
Notre engagement demeure, le peuple doit connaître la vérité et la Guinée sera débarrassée des aventuriers et aventurières comme le Zaïre l’a été après Mobutu.
A Chantal nous disons que le dernier Conseil n’est plus loin, c’est juste une question de temps. Et le temps est l’ennemi numéro un de l’opportuniste.
Amara Kaba
Directeur de publication Kabanews
Secrétaire à la communication du CPG
Une Correspondance pour www.nlsguinee.com