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    Libre Opinion : Bâ Mamadou président intérimaire ? Halte à l'effervescence !

     vendredi 08 décembre 2006   

    Le 01 décembre dernier, le doyen Bâ Mamadou, président de l'UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée), est rentré à Conakry, tout rajeuni après un repos mérité à Paris. Paraît que son Secrétaire Général l'a supplié pour ne pas dire forcer à "s'autoproclamer président" en cas de vacance du pouvoir.

    Je poireautais dans un café quand la nouvelle est tombée dans mes oreilles. Houuu! Je me suis encore précipité sur le net. Je surfe. "Ah ! c'est du boucan" me dis-je en repartant. Je ne trouvais pas intérêt à papoter sur ce sujet. Voilà que des internautes comme Mme ou Mlle Bilguissa Barry, Jacques Kourouma, Saïdou Nour Bokoum, et bien d'autres plumes émérites donnent leur position sur la question. Je respecte leur position.

    Accordez-moi aussi le droit et la liberté de donner la mienne sur cette proposition.

    On somme l'opposition guinéenne de désigner le ténor Bâ Mamadou comme leur "homme" qui va gérer la transition en Guinée. Avec tout le respect que je vous dois, je ris aux éclats. Ha! Ha! Ha! Bâ Mamadou "persident" de la République de Guinée ?

    Je ris encore: ha! ha! ha! L'effervescence nous met vraiment dans un état d'excitation. Ce n'est pas une mauvaise chose. Cela permet au moins de ne passer tout son temps à bâiller d'ennui. Il faut se trouver des sujets d'occupation dans la République bananière.

    Bâ Mamadou dit sans jurer cette fois ci: "A mon âge, c'est le plus grand service que je puisse rendre à mon pays avant de tirer ma révérence." Malin ! Ça ne me convainc pas !

    Le doyen Bokoum rapporte ces bavardages du "dépité" Ahmet Tidiane Cissé: "Le Comité paritaire (organe administratif sans aucun pouvoir, censé gérer les conclusions des journées de la concertation) est en train d'oeuvrer pour que nos ténors de l'opposition acceptent l'idée qu'il faut absolument trouver même une grenouille, pour conduire la transition..."

    Wallahi ! La grenouille va continuer à coasser en toute sécurité dans la mare. On ne va pas la déranger de là au risque d'avoir sur le dos tous les écolos du monde. Jamais. On ne va pas encore forcer quelqu'un à aller manger la grenouille dans les allées du pouvoir.
    Ne m'étouffez pas ! Enlevez votre main de ma bouche ! ça fait longtemps que je ne parle pas. Maintenant, je vais parler comme les sites m'en donnent la possibilité.

    J'estime que Bâ Mamadou n'est pas le cheval à enfourcher pour assumer une telle responsabilité. Je paraphrase cet grand penseur pour dire que l'homme est une ellipse à deux foyers. L'un détermine ses faits, ses actes. L'autre ses idées. Ni l'un ni l'autre ne m'amènent à accorder une confiance innocente à Bâ Mamadou.

    L'on se souvient de son différent avec le regretté Siradiou Diallo. Un matin, il débarque chez celui-ci, à Lanséboundji (Conakry) avec des noix de colas. Il supplie ce dernier d'accepter de soutenir sa candidature à la présidentielle de décembre 1998. Bâ Mamadou jure, qu'en cas d'échec dans sa course au pouvoir, de rester président d'honneur de l'UPR. Très sportivement, Siradiou Diallo accepte le deal. Nous avons tous suivi, par la suite, la passe d'armes entre les deux avant que Bâ Oury ne lui offre, très astucieusement, la présidence de l'UFDG.

    Il n'y a pas de doute que Bâ Mamadou est un parleur courageux tout comme son ami Jean-Marie Doré. Mais ce n'est pas suffisant pour prendre le risque de désigner Bâ Mamadou pour une telle responsabilité.
    Ah! Non, ne répliquez pas en me demandant de désigner alors celui ou celle qui pourrait le faire à sa place. Ce n'est pas mon rôle. Ma tâche se limite aux bavardages. Un point c'est pas fou.

    J'exprime ma crainte fondée sur l'inconstance de Bâ Mamadou dans sa parole donnée. C'est tout. Qui vous dit qu'il ne serait pas tenté de prolonger d'une demi-journée le temps qui lui sera accordé au pouvoir ? Son âge ? Mon œil ! Est-ce que Bâ Mamadou est plus grabataire que El Boubacar Biro Diallo ? J'ose croire que la réponse est non.

    L'on se rappelle quand le regretté Alfa Sow de l'UFD (Union des Forces Républicaines) avait eu le courage de proposer une candidature unique de l'opposition en la personne de Biro Diallo. La proposition se fondait sur les qualités intrinsèques de ce dernier et de son âge. Des leaders de l'opposition avaient poussé le scepticisme au point de soutenir mordicus que le "vieux Biro" va s'accrocher au pouvoir si on lui en donnait l'occasion. Comme ça la proposition de Alfa Sow avait été tournée en dérision et battue en brèche.

    Bâ Mamadou a des qualités. Il est charismatique. Il dit souvent ce qu'il pense. Mais il a tendance à prendre à la légère certains actes politiques qu'il pose. En fait, il les banalise. Il est prompt à présenter des noix de colas, à genoux, les mains jointes, pour obtenir ce qu'il veut. Cela prouve dira-t-on son esprit conciliateur. Il n'est pas hautain. Il n'est pas vaniteux. C'est l'un des rares leaders politiques de l'opposition qui ne fait pas irruption dans les salles de rédaction de "Cona-cris" pour une virgule mal placée le concernant. Tout ça c'est bien.

    Néanmoins au risque de déplaire, je dis que Bâ Mamadou n'est pas le mieux indiqué des candidats pour le faire prendre un tel risque. Héhéééé! Ne palabrons pas alors que le pouvoir n'est même pas vacant.

    C'est un peu l'histoire de ce couple qu'on raconte souvent en riant: le mari dit à sa femme que s'il achète sa chèvre, il l'attachera à tel endroit de la cours de la maison. La femme dit son niet et sur-le-champ la bagarre éclate entre eux.
    Autrement dit Lansana Conté reste scotché à la magistrature suprême.
    Boubacar Somparé et les nostalgiques du régime totalitaire sont aux aguets.

    La préoccupation, actuellement, à mon humble avis, ne se situe pas dans le simple fait que l'opposition guinéenne soit minée par ses querelles internes.
    Il faut d'abord détacher Lansana Conté du pouvoir. Et ne nous faisons surtout pas des illusions: si la transition échappe à l'armée républicaine c'est l'arrière garde du dictateur qui va s'en emparer. Et le cauchemar continuera pour nous tous.

    Ce qu'on peut demander à l'opposition guinéenne, dans ces moments de floue au sommet de l'Etat, c'est d'accorder son violon pour pousser Conté vers Wawa, son village natal ! C'est possible de le réussir sans mort d'homme. Ce que la Mauritanie est en train de réussir, nous pouvons le réussir en Guinée. Comprenons-nous ! Nous avons des approches différentes. Mais nous avons tous la même hantise de voir notre pays basculé dans un déchirement tragique aux lendemains de la disparition de Conté.

    Il est justement dangereux de grenouiller en propulsant un des leaders de l'opposition, qui qu'il soit, à goûter à une présidence intérimaire. Et puis ce genre d'arrangement pourrait ensuite inciter certains d'entre eux à employer des méthodes antidémocratiques pour créer des troubles dans le pays.

    Après le retrait de Conté, la Guinée aura surtout besoin de paix, de voir tous ses fils serrer les coudes dans la concorde, la transparence, la confiance pour relever les défis de démocratie, d'un Etat de droit, et du développement. Non, arrêtez-moi ce brouhaha ! Je ne roule pour personne. "J'ai juste appelé les choses par leurs noms" comme me l'a dit Mohamed Lamarana Diallo dans un de ses articles sur le "net".

    C'est pourquoi j'estime que le premier opposant qui goûtera à la magistrature suprême, même pour une transition d'une seconde, doit y accéder par la voie des urnes. Cela va éviter à la Guinée des dérapages politiques, des mécontentements qui pourraient déboucher à l'emploi de méthodes illégales et illégitimes pour déstabiliser le régime démocratique qui sera mis en place. Gouverner c'est prévoir, non ?

    Je suis navré de jeter du sable, de cette façon là, dans "l'athiéké" du doyen Bâ Mamadou. Je crois que l'opposition guinéenne a besoin de lui pour bien de choses méritoires que de le "pousser" comme ça à s'autoproclamer "persident" intérimaire dont on ne cerne pas tous les tenants et aboutissants. Ou bien, doyen ?

    Je suis sûr que, vous, vous savez que je vous veux du bien. Qu'on ne vous tourmente pas par ces choses-là ! Tension...hein! On veut vous piéger. Déclinez l'offre d'assumer un illégitime intérim illégal. Ne donnez pas l'occasion à Mohamed Lamarana Diallo, qui s'est souvenu, cette semaine du goût amer du toast que vous aviez prononcé à Faranah, de baver sur "toute une entité" !

    Doyen, reculez ! Prouvez à tous que vous êtes imbu des vertus républicaines ! Montrez-vous au dessus de toute petitesse d'esprit par rapport au goût du pouvoir en revenant sur votre acceptation ! Doyen, faites-le pour l'histoire ! A votre honneur, l'histoire vous accrédite déjà de la victoire à l'élection présidentielle de décembre 1998. Le pouvoir en place, en vous volant votre "victoire", avait chancelé quand vous et vos militants avaient décidé de "rentrer dans Kaloum". Heureusement votre sagesse d'opposant politique avait prévalu sur tout. Vous aviez retenu vos militants. Vous aviez refusé de prendre le pouvoir en marchant sur des cadavres. Cette belle page de l'histoire politique de l'opposition guinéenne aux portes d'un pouvoir aux abois est à votre actif. Vous voilà encore face à l'histoire. Doyen, il est deux heure du matin. Mais je ne veux pas me coucher sans vous convaincre d'abandonner ce sombre projet d'intérim. Doyen, je vous en prie ! J'ai les larmes aux yeux. Je vous le demande parce que j'ai de l'estime pour vous. Ah! pardon, je ravale mes larmes. La politique ce n'est pas le sentimentalisme.

    Quelle est la position de la France dans cette situation guinéo-guinéenne ?

    Vous savez pertinemment bien que tant qu'elle ne le lâche pas, le "bonhomme" restera aux commandes. C'est un faux débat quand on argue la mésentente dans l'opposition pour expliquer le maintien du dictateur au pouvoir.
    Pour le lâcher, les croque-morts des puissances occidentales semblent réclamer des centaines de morts innocents comme cela s'est passé à Bamako avec le dictateur Moussa Traoré. Le pouvoir actuel et le régime de Sekou Touré et de sa révolution ont suffisamment tué des innocents pour prendre le risque d'en envoyer encore à l'abattoir. Au moment opportun, il va falloir faire beaucoup de sacrifices pour le repos de l'âme de toutes ces victimes.

    Doyen Bâ Mamadou, paraît que vous êtes prêt à mettre en péril votre vie pour assumer l'intérim.
    En tout cas la Palestinienne Fatima Omar Mahmoud al-Najar, 57 ans, s'est fait exploser le 23 novembre dernier pour la cause de son pays.
    Vous, vous avez quel âge doyen ? Hum ! Doyen, prenez le temps de bien réfléchir avant de passer à l'acte. Ne se fait pas exploser qui a simplement du "courage" !
    A votre "âge", vous avez plutôt besoin de repos, de sérénité "avant de tirer" votre "révérence" politique, bien sûr. Pas l'autre "révérence". Laissez les autres se bouffer le nez pour une présidence intérimaire fictive. Pardon ! Qu'est-ce que vous maugréer ?

    Voilà ! Vous avez raison: il ne faut pas parler d'intérim avant d'avoir écarter Conté du pouvoir. D'ici là que l'armée républicaine continue à tenir à l'oeil Aboubacar Somparé. Qu'il ne s'approche surtout pas de la Radio Télévision Guinéenne ! Il ne faut pas aussi perdre de vue les barons de l'armée guinéenne.
    Hé ! J'allais oublier. Est-ce que vous surveillez aussi Moussa et Ousmane Conté, les deux fils du grabataire président ?

    Attendez ! Paraît que durant tout le règne de Sekou Touré, le colonel Lansana Conté se faisait pour un niais. Cette façon de faire l'a servi pour échapper à la folie meurtrière de SeKou Touré. Tel père...

    Prenez au sérieux tous les faits et gestes et paroles de ces deux là qui ont tout l'air d'imiter leur papa. Sinon c'est la contamination de Conakry par Lomé.

    Alors, vigilance. En Attendant...Godot !

    Benn Pepito
    Une Correspondance pour www.nlsguinee.com


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