mardi 05 décembre 2006
Le doyen Ba Mamadou de l’UFDG a lancé la phrase qu’attendait la majorité des Guinéens. Maintenant tous veulent que les états majors politiques joignent l’acte à la parole. Il s’agit de mobiliser toutes les forces de changement. Mais un grand point d’interrogation transformée en véritable dilemme plane : les leaders vont-ils franchement et sincèrement adhérer à l’idée du doyen pour ensuite parler d’alignement sur la même longueur de leur part ? Je m’en doute !
Nos politiques politiciens vont-ils, cette fois-ci, accepter de taire leur très caractériel comportement qui les inspire à chaque moment capital quand la lutte démocratique tend à prendre la vitesse de croisière pour le triomphe final ? Et s’ils taisaient leur divergence pour trouver la convergence à l’action ? Une fois cet obstacle levé, sauront-ils mobiliser les militants depuis longtemps désabusés ?
Admettons que toutes ces questions reçoivent les réponses adéquates. Il subsistera celle de la capacité à former ce gouvernement de transition que chaque Guinéen, à un moment ou un autre, a prôné, réclamé et souhaité. Et là les choses sérieuses commencent à mon avis, car c’est ici que bute toujours l’opposition politique de notre pays.
Quels sont ceux qui hisseront l’intérêt général au-dessus de tout en acceptant de jouer un second rôle ?
De toutes les façons, ma prière est que la déclaration du doyen des opposants guinéens ne soit pas encore le continuum du sempiternel halo sur la Guinée qui a permis à certains de s’enrichir de leur position.
De cet appel à la rue va découler les indices du sérieux de la classe politique qui forme l’opposition guinéenne. Pourvu qu’il ne soit pas encore de ces nombreux slogan brasseurs de vent !
Alors mesdames et messieurs de l’opposition politique de mon pays, soyez plus concrets en répondant sans équivoque à l’heure de la vérité que vient de faire sonner le doyen Bâ Mamadou.
Paris 04 novembre 2006
Jacques Kourouma, Paris, France
Une correspondance pour www.nlsguinee.com