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    Santé Publique : La vie dans les hôpitaux en Guinée : Le cas d’ Ignace Deen à Conakry

     vendredi 01 décembre 2006   

    L’hôpital est un enjeu important dans la vie moderne. Lieu de traitement, lieu d’espoir et lieu de pensées religieuses. L’hôpital représente tout. Mais, dans la Guinée d’aujourd’hui, on semble oublier l’importance de l’hôpital et de médecins. Parler de la vie quotidienne du Guinéen est vraiment chose difficile.

    D’abord, il faut dire que les hôpitaux guinéens dans l’ensemble se trouvent actuellement dans un état de délabrement total. La Cour principale de l’hôpital Ignace-Deen d’aujourd’hui ressemble à une sorte de baffons. Et surtout quand il pleut, on a l’impression d’être dans un marigot. On trouve de l'eau partout dans la cour. Le système de canalisation a presque disparu. Dans ces conditions, il n’y a aucune raison de se poser la question sur l’état des murs. Les murs de l’Hôpital sont vraiment sales et cela est la première chose qui frappe et qui fait peur quand on approche les lieux.

    A ce niveau, c’est le lieu de louer les efforts de deux jeunes, Moussa Tolno et Alphonse, qui s'occupent régulièrement de la propreté de la cour et plusieurs autres endroits pour renforcer le système sanitaire de l'hôpital. Il faudrait encourager ces travaux mécaniquement produits pour en valoriser les effets. On pourrait au moins créer un système ayant pour objectif de mettre en place les outils nécessaires pour résoudre les principaux problèmes liés à la propreté de l'hôpital. La Guinée possède toutes les ressources et tous les atouts pour mettre en place un tel système. Mais, c'est un problème de volonté, comme le disait l’autre. L'intérieur de la première salle à droite au rez-de-chaussée, du pavillon numéro 1, qu’on a personnellement visitée, parcourue et observée avec beaucoup d'attention, est invivable. On se croirait dans un autre monde. Pourtant, c’est dans cette sale que tous les patients sortant directement du bloc opératoire sont directement accueillis. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de la place, chaque malade ayant subi une intervention chirurgicale, doit en principe y séjourner 2 à 4 jours, et cela, pour faciliter la bonne collaboration entre le service de la chirurgie et l'équipe des soins secondaires.

    Faut-il dire que les médecins ont la bonne volonté d'accomplir les tâches que le métier exige. Si chaque travailleur de la fonction publique et privée parvenait à travailler de la même manière que ces deux jeunes, Moussa Tolno et Alphonse qui sont dans la cour de Ignace Deen, la Guinée pourrait changer. Il n’ y a pas de petit exemple de patriotisme. En voici un qui représente un grand exemple de patriotisme.

    Les médecins de "Ignace Deen"

    Malgré la dégradation des conditions de travail des médecins guinéens, il y en a qui donnent de l’espoir et qui se maintiennent en donnant le meilleur d'eux mêmes. Tel est le cas du Professeur Nabi Daouda Camara à qui, de nombreux patients et autres proches des malades resteront reconnaissants toute leur vie. Il est un modèle de patriotisme au sommet, confient de nombreux témoignages.
    Bref, un exemple à suivre. Son staff est excellent et composé de professionnels.

    Voici ma petite histoire:

    En effet, ma mère avait été admise à l’hôpital et opérée d'une hernie ombilicale à l'hôpital Donka en août 2005 et depuis cette date, sa souffrance n'a cessé d'augmenter jusqu'en octobre 2006. Malgré les multiples pansements et des achats d'ordonnances médicales infinies, les plaies ne guérissaient point. Toute la famille, les proches et les amies étaient inquiets face à la situation dramatique. C'est un évènement extraordinaire qu'a vécu ma propre mère. Son ventre était resté ballonné et taillé à la forme d'une calebasse. La douleur y séjournait de façon permanente. Les plaies se multipliaient en creusant des trous sur les parois du ventre; on en comptait cinq.

    Quand je suis rentré à Conakry pour m'assurer de son état de santé, j'étais étouffé par la peur et l'inquiétude devant une pauvre maman qui se lamentait d’une douleur illimitée causée par une opération complètement ratée. Ratée, parce que, ce que je vais dire ici étonnerait tout le monde. Au fait, l'un des plus grands chirurgiens de l'hôpital Donka, avait oublié de fils dans le ventre de sa patiente.
    Et comment pourrait-on le savoir ?

    C'est lorsque nous avons été dans les mains du Professeur Nabi Daouda Camara de l'hôpital Ignace Deen qui, après consultation et diagnostic nous dira de reprendre l'opération immédiatement. Sur le champ, comme on connait la suite, ma mère pleurait et quand j'ai vu ses larmes, je n'ai pas pu retenir les miennes. J'avais pitié d'elle. Une pitié sentimentale et douloureuse se dégageait et s’emparait de mon cœur. Impuissant devant la souffrance de ma mère, je me retrouvais dans une panique totale. J'avais de la compassion et c'est tout ce que je pouvais lui offrir moralement. Il n’y a pas de plus difficile dans la vie que de voir sa propre mère pleurer de douleurs. Je serais prêt à donner tout l’argent du monde pour arrêter cette pénible scène. Mais, en fait, c’est Dieu et l’équipe du Professeur Naby Daouda Camara qui nous ont sauvés.

    Imaginez-vous l'amour qui lie la mère à son fils. Ma mère avait sérieusement peur d'une seconde intervention chirurgicale. Certains proches lui soufflaient à l'oreille que ce n'était plus une maladie d'hôpital. Vu la persistance des plaies après l'opération de Donka qui leur semblaient intraitables, ils ont expliqué, comme c’est souvent le cas dans une telle circonstance, l'insuffisance et l'incapacité de la médecine moderne d'où, selon eux, il faudrait faire recours aux guérisseurs traditionnels. Je fais bien confiance aux guérisseurs, mais je me disais aussi qu'une plaie de la chirurgie est apte à se guérir plus facilement à l'hôpital que chez le guérisseur.

    Il faut faire preuve d'une grande patience pour ne pas être tenté d'entamer cette procédure dans une situation aussi compliquée que celle là. Mais gloire à Dieu et que sa volonté soit faite, c'était le dernier mot que j'avais échangé avec ma maman avant qu'on ne la fasse installer au bloc. Je veux rendre hommage au Professeur Nabi Daouda Camara, qui incarne les plus belles valeurs du métier de Chirurgien et de patriotisme. Lui et son staff ont accompli l'opération avec succès.
    Résultat: on a enlevé le fil du ventre de ma mère. C'est étonnant, incroyable et révoltant. Gloire à Dieu, aujourd'hui ma mère se porte bien et se prépare à rejoindre mon père dans la ville de Kankan où, les deux résident depuis très longtemps. Je salue Monsieur et Madame Sakay et Monsieur Sow qui ont suivi le pansement de ma mère jusqu'à sa sortie de l'hôpital. Mes remerciements à tout le staff du Prof. Nabi Daouda Camara.

    Ma mère a traversé une épreuve qui lui a causé de grandes souffrances, personne autour d'elle ne saurait le nier, mais il est maintenant temps pour nous de regarder en avant car elle a été sauvée.

    Mamoudou Kouyaté, depuis New York.
    Contact : kouyatasse@yahoo.fr
    Une Correspondance Spéciale pour www.nlsguinee.com


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