jeudi 30 novembre 2006
A l’occasion de la récente rencontre tripartite gouvernement, intersyndical de l’éducation et patronat guinéen, la direction nationale du budget a annoncé la prise en charge de quelques 4.000 agents contractuels à la fonction publique d’ici la fin de l’année 2006.
Ainsi les discussions ayant abouti à ce consensus ont porté sur les points suivants : la flexibilité du prix du carburant, la situation globale des contractuels de l’Etat et le relèvement de l’âge de la retraite.
L’on se rappelle que depuis le mois de juin2006, le tronçon brûle encore entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation pour un accord définitif qui se fait toujours attendre eu égard à l’attitude du gouvernement à ne pas céder à la pression des revendicateurs.
C’est ainsi au cours des débats la secrétaire générale de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG) Hadja Rabiatou Diallo dira : « Concernant les contractuels, puisque vous avez dit qu’il y a un travail qui est fait, ce qui est fait qu’on puisse accéder à cela, pour qu’on puisse véhiculer l’information pour que nous puisons être au même niveau d’information. C’est notre problème à nous tous… »
Tout de même, ce qu’il faut peut-être souligner c’est que depuis près de 3 ans maintenant ces contractuels de l’Etat frappent à toutes les portes pour leur prise en charge définitive. Chose qui retarde malgré les multiples engagements du gouvernement guinéen.
Avec la dévalorisation de la monnaie nationale les maigres salaires des enseignants ne sont plus significatifs pour un père d’une famille de deux personnes. Le barème pour les contractuels varie entre 100.000 et 150.000 GNF par mois. Alors que, rien que pour le sac du riz emporté de Chine il faut débloquer une somme de 175.000 fg, sans parler des autres charges relatives aux frais de scolarités des enfants, le logement, le transport interurbain, les soins de santé etc.
A y voir de près, l’on n’est tout de suite touché par le véritable calvaire que traversent nos cadres du système éducatif guinéen. Et comme il faut s’y attendre la formation des enfants y est affectée à plus d’un titre avec un système de corruption qui a fini par s’enraciner il y a belle lurette.
« Le gouvernement se met à votre disposition. Ensemble qu’on sache ce qui est fait et ce qui n’est pas fait ! » a lancé Mme Pierrette Tolno ministre de la l’Emploi et de la Fonction publique.
Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
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