mardi 28 novembre 2006
D'un siècle à un autre, les forces conservatrices du mal guinéen, au corpus idéologique (diviser pour régner en maître absolu) obsolètes, carbonisées par une longue exposition au soleil "noir de l'indépendance, corseté par un nationalisme autarcique qui a enfante des "monstres" politiques qui échappent aux sanctions pénales de haute trahison à leur peuple (impeachment), qui n'ont cure du droit de leur peuple à s'autodéterminer devant leur ivresse solitaire du pouvoir (à pouvoir absolu, responsabilité absolue) continue de défier et persiste à croire à qui veut l'entendre que le pouvoir est un don divin sur la personne du bénéficiaire dont les dividendes reviennent à lui , son ethnie et ses clans mafieux qu'il faut jalousement garder comme un jouet de Noël dont l'usage doit être privé aux autres guinéens (enfants aigris).
D'ailleurs des guinéens démocrates progressistes dont la religion est loin d'être faite sur le sort injuste fait à leur Peuple continuent de déployer un trésor d'énergie pour ramener "les mollah" de Conakry au pied de leur responsabilité historique dans la gestion calamiteuse sans appel et liberticide du pays. Ils sont assimiles à tort à un Cheval de Troie à abattre pour perpétuer leurs bassesses: le confort matériel a fini d'éteindre leur lucidité au mépris de la dignité.
Autant les scientifiques ne peuvent se soustraire à la loi universelle de la gravité, qu'ils sont obligés de domestiquer pour la dominer en obéissant à ses impératifs que la classe politique guinéenne doit s'incliner devant l'évidence de la loi universelle démocratique qui régit la charpente sociale des groupes humains pour l'harmonie et l'équilibre qui leur est inhérent ; autrement cela reviendra à vouloir geler de l'eau sous du feu si on s'y refuse au risque de faire sombrer le pays dans un chaos qui ne les épargnerez pas.
Ces gouvernants de petite moralité dont la seule expertise attestée est le "Hold up" de nos piteuses finances publiques, ne se gênent même plus à s'accorder des auto- satisfecit de probité, des brevets de patriotisme, des licences de bonne gouvernance par des opérations placebo d'assainissement de l'écurie par les porteurs boiteux du" kibannyi "déserté pour congé payé ad vitam ... jusqu'à ce que mort s'en suive…
Ils continuent de nous servir la soupe infecte, du western tropical cybermediatisé du "Syllagate" ou "l'Enron guinéen" par une justice désincarnée qui n'est pas sans nous arracher les fameux vers parodiés.
Ici de Jean de la Fontaine:
Deux braconniers blanc bonnet bonnet blanc
S'empoignaient à la foire de la mise à sac de nos deniers
La pieuvre maligne voulait garder le magot à lui tout seul
Le chevalier nègre en débusquer la cachette pour s'offrir l'hymen du peuple
Et resté dans les grâces du maitre-larron ...
Peu importe la chute, si seulement les dessous de l'iceberg nous était "conté" sous le miroir de leur bilan. Ils sont logés à la même enseigne, pendant ce temps le peuple meurtri est définitivement résigné à son sort, subi avec une violence sans merci la démonstration industrielle de signes extérieurs de richesses illicites nimbes d'impunité, révélateur de leur égoïsme primitif, qui dans un Etat de Droit les précipiteraient dans un mal-confort à l'aulne de leurs forfaits:
En chine les voleurs de milliards sont exécutés publiquement, cela explique en partie le miracle chinois. Ils étaient sur la même ligne de départ que nous au lendemain de la décolonisation. Continuons à nous nourrir des phantasmes qu'ils vont nous développer avec leurs 800 MILLIONS de pauvres qui n'ont pas encore accès aux commandites de la vie modernes.
L'Amérique n'a pas relancé l'Europe par philanthropie mais par nécessité économique.
Des pouvoiristes moyenâgeux, chercheurs d'or, lovés dans la féerie de positions juteuses continuent de combattre la décadente du régime par des prières latines ou arabes au lieu de s'appliquer la médication idoine ; l'onction démocratique pour franchir la porte de sublime clarté du développement pour tous et épargner à notre peuple leurs pulsions d'autodestruction massive anarchique de bobacs.
La tragédie, la prolifération cancéreuse du leadership guinéen fait d'hommes dépourvus d'amour et d'idéal pour leur peuple, a atteint son point de rupture dans le sens ou les rouages de sa mécanique monstrueuse ne nous est plus étranger. Un bref parallèle avec le monde animalier nous édifie sur sa nature, les ordres qui le commandent.
Le dictateur des Rivières du Sud emprunte au lièvre toutes ses caractéristiques:
Toute la vie du quadrupède aux longues oreilles, est déterminé par la peur comme le dictateur de perdre son pouvoir. Le lièvre n'existe que pour être tué, et il semble qu'il le sache; de sa naissance à sa mort, il se cache et fuit, fuit et se cache, cache ses petits, ne se cache pas avec eux pour limiter les dégâts, fuit la nuit, fuit le jour, et parce qu'il n'aura pas assez couru assez vite, ne se sera pas assez bien caché, il finira par être mangé (vive la démocratie), sans avoir connu pendant sa vie traquée autre chose que la terreur…
Il semble ainsi que la survie d'un dictateur tient à sa terreur de perdre son pouvoir, d'où qu'on est obligé d'être entraîné dans l'engrenage de l'imbécillité totale de l'aimer de gré ou de force tant bien même qu'il serait un péril majeur pour son pays.
En l'occurrence c'est la Somalisation rampante in fine la Rwandisation qui conspirent à faire émerger une nouvelle vision pour nous affranchir des pesanteurs des légendes autocratiques, tyranniques qui ont conduit notre pays au dernier banc des nations antidémocratiques, anti-développement, réfractaires aux lumières de la raison moderne.
Ce régime doit sortir de ses habitudes de penser au risque de périr de ses propres mains dans son berceau comme l'antique "catoblépas" dont l'appétit et la stupidité étaient si grands qu'apercevant le bout de sa queue il s'en saisit, commença a la manger et continua jusqu'à ce qu'il fut entièrement dévore; nous sommes convaincu que l'immoralité voire la stupidité a des limites.
Même notre" muse" soviétique" faute de n'avoir pas écouté et solutionner les angoisses de ses peuples a fini par imploser. Rien ne vaut cette cécité politique fusse-t-il pour des milliards auxquels nous ne survivrons jamais; c'est le risque que nous courons si rien n'est fait ici et maintenant.
Un sursaut qualitatif démocratique est irréversible en provoquant voire en imposant une "3" République avec un régime parlementaire au regard de la boulimie et de la psychologie des protagonistes au pouvoir, nous éloignera définitivement des présidences mégalomanes monarchiques dépourvues de contre-pouvoirs réels séparés qui se contrôlent mutuellement ; "Checks and balance" à l'américaine et sédimenter le pouvoir de la presse.
C'est la seule façon d'éviter les abus en tous genres et imposer la droiture au coeur de l'action publique. Le système de la présidence bananière a accouché de véritables monstres politiques qui n'ont rien à envier à Hitler dans leur aveuglement dans l'exercice du pouvoir. Leurs lugubres héritiers semblent ne pas vouloir tirer les rideaux de la tragédie du leadership à la guinéenne.
Les forces du changement doivent briser la lyre discordante, cacophonique de l'ethnorascisme, balayer le rapport irrationnel au pouvoir relégué au musée des arts premiers, déboulonner le mythe féroce d'une malédiction guinéenne qui trône au dessus de nos têtes qui sous-tend le pillage en règle du pays et le contrôle du peuple par l'ignorance et l'obscurantisme médiévale des religions qui nous ont apporté aucun progrès morale tant nos moeurs sont déréglées.
C'est à ce prix que nous conjurerons la mutilation, la partition régionaliste de notre pays, pire la grande crise (poudrière) tapie sous les pieds de notre communauté historique. Il n’y a pas de malédiction africaine, tout le moins de malheur guinéen. Là, la Guinée est juste dans de mauvaises mains ennemi de son devenir, il suffit juste de l'arracher de ses mains malignes qui l'ont jetée en pâture au bulldozer de la bêtise inhumaine qui la convertie au désespoir en lui donnant comme boussole la cruauté et pour viatique le sein de la misère et de la pauvreté.
La tac-tic de l'opposition qui tire des plans sur la comète, en rivalisant de perfidie aux pontillions de la primature, pour rentrer dans les grâces d'un régime aux crimes économiques les plus odieux contre notre peuple doit être bannie. Notre opposition doit sortir enfin du replis, des tanières ethniques, se débarrasser de ses coordonnées ethno-régionalistes qui la minent pour parler comme les mathématicien, devenir adulte rivaliser courtoisement dans l'ingéniosité de projets de société pour extirper la Guinée de la poubelle des décennies de gestion catastrophique…
Au lieu de continuer à expier honteusement, indéfiniment le spectacle lamentable de tours de prestidigitation de gouvernements de punaises et de rats interchangeables et s'éviter la tuile funeste qui risque de lui tomber sur la tête à l'horizon fumeux de 2010: invraisemblable mur d'illusion, l'opposition doit savoir que ce n'est pas la communauté internationale ou la diplomatie continentale qui va lui offrir sur un plateau d'argent l'alternance tant désirée. C'est au prix de ce défi dans une conviction inébranlable qu'elle pourra changer les mentalités et libérer les énergies nécessaires à la construction du pays. La diplomatie préventive ne sert que ses intérêts (Irak) au pire des cas n'intervient qu'aux lendemains du déluge de sang nourricière de son action (Darfour).
Nous pouvons renouer avec le succès aux mêmes titres que les maliens, béninois et mauritaniens. Les acteurs du renouveau démocratique doivent à défaut d'une alternance générationnelle contraindre les gérontocraties qui ne sont plus sages par leurs savoirs encore mois par leurs âges à rendre le tablier; car la Guinée doit impérativement renouer avec l'universalité de ses talents, terreau de la fleur de sa renaissance que nous devons arroser d'idéal et ensoleiller de notre patriotisme indéfectible pour qu'en fin le bourgeon du développement dans la démocratie, nourri des racines de l'espérance d'un bonheur collectif, fleurisse pour l'aube nouvelle.
Nous invitons les gouvernants à un volontarisme sans faille pour offrir à notre jeune et belle nation, un nouveau départ dans ce nouveau millénaire pour la concorde des coeurs guinéens DANS une Pax Aeternam...
« Y a que le changement de constant … » BOUDDAH
Alpha Oumar Fela BARRY
Contact : alphawin2003@yahoo.fr
Une Correspondance Spéciale pour www.nlsguinee.com