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Politique : Dans un État délinquant, aucun n’est coupable
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samedi 25 novembre 2006
Tristesse, naïveté, camouflage de l’échec, règlement de compte, bataille d’hyènes au tour de la carcasse, etc.…, telles sont quelques qualifications de la « Mamaya » ou du feuilleton El Hadj Fodé Bangoura et El Hadj Mamadou Sylla.
Au lieu de s’attaquer aux racines de la mauvaise gouvernance et des réels problèmes de la misère qui ronge les Guinéens, El Hadj Fodé Bangoura et sa clique plongent le pays dans un contexte d’argument de « qui a raison et qui a tort » alors que tous ont tort et tous sont coupables.
Qui a le plus volé la Guinée et les Guinéens ?
C’est bien le Général Lansana Conté et sa famille. Selon des sources très fiables, la fortune du Général Lansana Conté et sa famille s’élève à des dizaines de milliards de dollars alors qu’il est arrivé au pouvoir avec un pantalon troué.
Où est passé l’argent des recettes de l’exploitation des différentes ressources minières du pays, diamant, or, bauxite, et autres ressources maritimes et forestières que l’on exploite de façon abusive depuis plus de 20 ans ?
Où est passé l’argent des dons d’aides octroyées par les organisations internationales dans le cadre de l’assistance au développement de la Guinée ?
Au regard de la situation apocalyptique des Guinéens, la Guinée n’a même pas senti l’odeur de ces millions de dollars d’assistance. Aucun franc n’a été consenti pour le développement du pays. Les Guinéens vivent dans la hantise et le peuple se meurt. La population s’appauvrit de plus en plus. Le coût de la vie est devenu insupportable pour vos concitoyens et selon les prédictions, le pire est encore devant.
Par ailleurs, où se trouvent les millions de dollars que les organisations financières internationales, FMI, Banque Mondiale, BAD, la CEE, et autres institutions ont prêté au pays et cela avec intérêts ?
Les Guinéens doivent savoir que ces sommes colossales sont détournées pour remplir les comptes bancaires du Général Lansana Conté, sa famille et les différents clans qui gravitent le périmètre présidentiel.
Le premier criminel du pays qui devrait comparaître devant le tribunal n’est autre que le Général Lansana Conté qui possède une conception archaïque du pouvoir d’Etat. Pour lui, le pouvoir c’est un simple instrument de répression et d’enrichissement illicite.
Pourquoi les plus grands criminels du pays sont sous immunité alors que les petits criminels sont matés très sévèrement au-delà du poids de leurs crimes.
Dans un Etat délinquant, la justice est injuste. La Guinée, championne de la corruption selon Transparency International, est devenue un modèle de république bananière pour l’Afrique. Les Guinéens savent ce dont est capable le Général Lansana Conte particulièrement au moment ou son régime est aux abois ; il est capable de mettre la Guinée entière à feu et à sang. Pendant 22 années de régime despotique, autocratique et clanique, le Général Lansana Conte reste et restera lui-même, fidèle à lui-même, et égal à lui-même ! Il est arrogant, insensible, ingrat, inconscient, irresponsable, capricieux, machiavélique, alcoolique, égoïste et malhonnête. Bien pire, pour se pérenniser au pouvoir, il continue de faire usage d’une odieuse zizanie entre les ethnies de la Guinée, diviser et fragmenter ethniquement l’armée nationale devenue une milice ethnique à la solde d’une famille et d’une ethnie, celle du président, à clochardiser les cadres du pays, à entretenir la discorde, la désolation, l’injustice et l’impunité, à encourager les activités mafieuses et les détournements des biens publics.
L’acharnement contre El Hadj Mamadou Sylla, n’est qu’une manifestation de l’atmosphère de « sans loi » et « du laisser-aller » qui caractère ce « gouvernement pagailleur » que dirige inconstitutionnellement et illégitimement El Hadj Fodé Bangoura qui est parmi les plus grands criminels économiques du pays qui soutire l’argent par ci et par là sans trace.
Sans vouloir soutenir El Hadj Mamadou Sylla, il est important de noter que la faute revient au gouvernement devenu délinquant, irresponsable, magouilleur et surtout inconscient et inconséquent devant la misère des Guinéens. Il est commun que des hommes d’affaires ou des entreprises soient redevables à un gouvernement ou dans l’autre sens qu’un gouvernement soit redevables à des hommes d’affaires ou a des entreprises, des banques, etc.… La différence entre un gouvernement responsable et un gouvernement délinquant comme le cas du gouvernement Lansana Conte-Fodé Bangoura, ce qu’il y a des règles, des lois et des principes qui régissent les contrats dans un régime responsable. En Guinée, l’administration est une « mangeoire ». L’acharnement contre El Hadj Mamadou Sylla n’est rien d’autre que l’expression féroce de Fodé Bangoura de vouloir écarter, anéantir ou affaiblir tous ceux qui sont perçus comme des obstacles vrais ou potentiels à l’application de son projet de « Révolution de Palais » à la Tunisienne. C’est la guerre des clans dans la course effrénée pour la succession au pouvoir moribond de Conakry. Pour renverser le Général Lansana Conté, Fodé Bangoura veut s’en prendre aux racines et piliers du pouvoir de Conté. Il faut isoler Conté coûte que coûte pour réussir son coup d’Etat programmé en 2007.
Il faut être honnête et courageux pour reconnaître que la crise qui secoue ce gouvernement de crise que dirige Fodé Bangoura, ressemble à un volcan qui est entré dans sa phase finale d’ébullition…
L’Etat Guinéen est en effet une institution illégitime en crise, un régime de la loi de la force plutôt que la force de la loi. Cette crise de gouvernance, n’est que la suite logique de la mauvaise gestion et de la dérision, devenues une référence de légitimation, imposant ainsi une véritable culture des « anti-valeurs » morales comme glorifiant mode de vie, une situation chaotique, dégradante et avilissante pour tout guinéen patriote.
Nous avons toujours dit que la richesse d’un pays c’est avant tout ses citoyens et la Guinée comme nous l’avons vu depuis des années, en souffre d’une défaillance chronique. Il ne suffit pas, de se dire d’être doté de tant de richesses naturelles, pour vivre dans l’opulence. Le cas Guinéen est illustrateur du paradoxe entre richesses du sol et sous sol et la pauvreté qui grille les Guinéens, soumis à une pauvreté endémique.
Aujourd’hui, plus de 40 ans après son indépendance, les Guinéens sont en train de se rechercher. La Guinée, avec tant de potentialités économiques qui vont envier, est, en effet, à ce jour, incapable de nourrir sa population, de garantir la sécurité de ses citoyens, d’assurer à son peuple le transport en commun, l’éducation et les soins de santé pour tous.
Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que les accès aux services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. La Guinée, château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, l’eau et l’électricité sont toujours rares et les tracasseries dont fait l’objet la population à cause du manque d’eau ou d’électricité rendent de plus en plus précaires les conditions de vie à Conakry.
Quelle honte nationale pour les dirigeants du pays en particulier ! Toute la Guinée est plongée dans les ténèbres à la tombée de la nuit et les Guinéens doivent réellement s’interroger si véritablement les autorités du pays se préoccupent de leur sort.
De telles conditions dégradantes de vie ne peuvent nullement assurer le progrès humain et augurer un lendemain meilleur d’autant plus que cela amenuise l’espoir de retrouver le minimum de confort dont l’homme a tant besoin pour se développer de façon normale. Pour sauver la Guinée de la catastrophe qui pointe à l’horizon et avance à grandes enjambées, les Guinéens doivent s’arrêter, réfléchir et surtout conquérir leur indépendance d'esprit. Il faut réfléchir et agir patriotiquement.
Pour faire de la Guinée un Etat moderne, au mérite de ses potentialités économiques un certain nombre de choses doivent réévaluer et changer :
1-Il faudrait changer la conception du peuple vis à vis des qualifications et prérogatives de leurs leaders politiques. Un leader ne gère pas son pays comme un garnison militaire encore moins comme un troupeau de bétail car le peuple n’est pas un troupeau de bétail. Il faut que les Guinéens sachent leurs devoirs et leurs droits. Ils sont capables d’adhésion et de refus, et de se poser des choix éclairés et responsables. Il y a, derrière chaque Guinéen et Guinéenne, plus qu’un simple bulletin de vote à conquérir par tous les moyens, y compris par la ruse, l’escroquerie, l’intimidation et le mensonge. Bref, derrière chaque citoyen du pays, il existe une individualité, une personnalité et une force avec lesquelles il faut absolument compter et dont on ne peut pas impunément mépriser la dignité. Un peuple qui est humilié, clochardisé et chosifié possède le plein droit de se révolter contre et de sanctionner l’arrogance qui lui est indûment infligée.
2-Il faut que les Guinéens acceptent cette philosophie du changement et du renouvellement de la classe politique guinéenne, en reconnaissant, d’avance, que la majorité de nos leaders politiques, qui continuent de s’agiter, n’ont plus rien de neuf ni de pertinent à proposer à nos populations sinistrées. La majorité des dirigeants et leaders politiques de la Guinée sont en « perte d’autorité morale » et sont allergiques à toute critique.
La Guinée a besoin d’une nouvelle génération de politiciens dont la foi et les ambitions épousent et reflètent les profondes aspirations du peuple de Guinée qui, depuis longtemps, attend que le soleil se lève des profondeurs de la nuit de son interminable calvaire. Il faut des nouveaux leaders politiques et dirigeants patriotes qui aiment la Guinée de façon passionnante, sans démagogie, ni relents de xénophobie. Il faut exiger des gouvernants compétents et intègres soucieux du seul bonheur des Guinéens, des dirigeants conscients d’agir par mandat du peuple qui les choisit et surtout disposés à lui rendre compte de leurs actes et de leur gestion de la chose publique.
3-Les Guinéens doivent consentir et s’engager corps et âmes pour/à créer un Etat de droit; c’est-à-dire une société où ce n’est pas la raison du plus fort ou du plus nanti qui règne, où le recours aux armes et à la violence pour se faire entendre et pour conquérir ou conserver le pouvoir serait rendu inutile et illégale; une société dans laquelle le droit cesserait d’être une aumône. Pour cela, il faut d’abord assainir le corps des magistrats et mettre sur pied un système juridique qui fonctionne et qui soit crédible. Il faut se battre pour s’assurer de l’impartialité de ceux qui doivent appliquer les lois et faire comprendre aux autorités que rendre la justice est un devoir sacré pour tout gouvernement responsable. C’est une des conditions pour barrer la route à l’anarchie et à ses conséquences que sont l’impunité, l’arbitraire, la gabegie, la corruption, le trafic d’influence, le clanisme, le tribalisme, le népotisme, la gestion au petit bonheur, l’éclosion de la caste des intouchables, et la justice à plusieurs vitesses.
4-Il faut que les Guinéens s’investissent pour bannir la gouvernance à huis clos et les cloisonnements des acteurs politiques. Pour ce faire, il est obligatoire d’instaurer et de rendre fonctionnels les mécanismes favorisant la communication entre gouvernants et gouvernés, et permettant de désamorcer les tensions sociales. Il faut restituer le pouvoir au peuple, en redonnant la parole à la base, et cela est un impératif incontournable pour tout gouvernement qui veut gouverner en démocratie. D’où la nécessité de créer un cadre juridique qui garantit la liberté d’expression, tout en rendant plus responsables les opérateurs des médias. Il est totalement illusoire et contre-productif de penser développement et s’acharner en même temps à empêcher le débat d’idées, à tuer la réflexion et l’esprit d’initiative. Le temps où les tenants du pouvoir ont le monopole de la vérité est bien révolu.
5-Il faut cultiver le sens du patriotisme, du droit et devoirs face à son pays. Il faut faire comprendre à tous les Guinéens qu’ils n’ont pas que des droits à revendiquer, de critiquer, mais qu’ils ont également des obligations à accomplir vis-à-vis de la nation : apporter leur contribution au progrès socio-économique de la Guinée. Il est temps que les Guinéens pensent et agissent avec patriotisme.
6-Les Guinéens doivent éviter les écueils du passé, rompre avec la manière d’agir d’un autre âge cristallisée dans la démagogie, le culte de la personnalité, les dérives du pouvoir autocratique et l’irresponsabilité dans la gestion de la chose publique. Ces comportements irresponsables ont maintenu la Guinée, pendant plus de 40 ans, à la lisière du paradis tant rêvé avant l’indépendance, et qui est demeuré un mirage, une promesse jamais tenue après l’accession de la Guinée à l’indépendance le 2 Octobre 1958.
7-Il faut créer les conditions pour remettre le peuple au travail et encourager les investissements, sans perdre de vue le fait que la reconstruction nationale - une affaire de tout le monde - ne peut être possible qu’avec la stabilité politique et sociale, la bonne gouvernance et surtout la sécurité des citoyens et des étrangers. Une Guinée en ébullition, instable ou déstabilisée n’intéresse personne, sauf les marchands de canons et les pillards, les mafias.
Mais comme le disait Frantz Fanon : « Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission ».
En Guinée, les Guinéens doivent rompre avec ce cycle, cette répétition de faux pas de chaque génération.
Pourquoi en Guinée depuis plus de 40 ans, la politique est le maître incontesté, pour décider de faire mourir le peuple pour régaler ses ambitions politiques ?
Depuis près d’un demi-siècle d’indépendance, les Guinéens sont dans une ère de perpétuel recommencement où les Républiques et les gouvernements se succèdent sans pour autant améliorer les conditions socio-politico-économiques des citoyens donnant à la Guinée l’image d’un pays en déconfiture, ravagé du fait de l’inconscience et de l’insouciance de ses propres enfants.
Dr Mamadou Diallo, MD
Membre Fondateur de l’ANDD
Administrateur de Guinea-Forum
Contact-Email : webmaster@guinea-forum.org
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Ces images sont bien des réalités de ce magnifique pays!
La Guinée est pourtant l'un des pays les plus riches au monde du point de vue ressources naturelles.
Cette faillite économique est le résultat du pillage systématique des biens publics, le clientellisme,
la corruption, le détourment des fonds publics et une mise à l'écart de la majorité des cadres compétants et intègres du pays.
Réagissez et dites au monde entier ce que vous pensez de cette situation. |
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