Guinée : La Guinée est plus, un Scandale Culturelle, que Géologique !
mardi 21 novembre 2006
Nous avons été bercés depuis notre tendre enfance, par la guinée est un scandale géologique, un pays immensément riche !
Mais, nous oublions une chose fondamentale, la richesse n'est richesse, que quant elle créer de la valeur ajoutée. Toute richesse qui ne produit pas et qui ne créer prend des emplois et des revenus, n’est que richesse potentielle !
Dès l’origine de l’économie du développement de nombreuses expressions sont utilisées pour désigner les pays dits sous développés, stigmatisant l’état de déliquescence et d’arriération économique de ces pays. On parle alors à l’époque de pays primaires, d’économies retardataires, de nations prolétaires, de pays pauvres etc. …
L’expression de « Tiers Monde » qu’Afred Sauvy inventa en 1952 auras le vent en poupe à l’époque et fera ses beaux jours.
Après le premier choc pétrolier de 1973, les termes évoluent, on emploie dorénavant le terme de «sud » pour désigner les pays sous-développés, par opposition au « Nord » industrialisé.
Sous l’impulsion des Nations unis, les expressions péjoratives cèdent progressivement la place au terme de « pays en développement » qui aurait l’avantage d’être plus positif et plus dynamique.
Toutes ces caractéristiques sous tendent l’idée d’une réalité homogène présentant des réalités communes, liées à la faiblesse du revenu par habitant, du niveau d’éducation et de l’état de santé de la population. En réalité, ces pays sont caractérisés par une très grande hétérogénéité.
Dans les années 80, les institutions de Breton Wood les classent dans 16 sous-catégories distincts : pays à revenu intermédiaire, pays exportateurs de pétrole, pays les moins avancés, nouveaux pays industrialisés etc.…
Il n’en demeure pas moins, qu’il existe une distinction fondamentale entre pays dits avancés(développés) et les pays dits en retard (en développement).
« Les économistes classiques supposaient que l’aggravation des inégalités internes dans les pays en développement était la conséquence inévitable de la croissance » Gunnar Myrdal l’un des premiers économistes à parler de la « permissivité » de l’état et à dénoncer la corruption dans les pays pauvres, montre bien au contraire, « une égalité plus grande est la condition d’une croissance soutenue ».
Il insiste en revanche sur le rôle de l’état planificateur, de même que celui de l’aide internationale, non pas au projets industriels, mais celle destinée à soulager la pauvreté et devant transiter pour lui, par les organisations non-gouvernementales.
Pour l’économiste hindoue, Amartya Kumar Sen, « la liberté individuelle est la première responsabilité de la société. Cette responsabilité selon lui, impose qu’on attache de l’importance à l’accroissement des « capacités » dont disposent les personnes. C’est pourquoi, la démocratie doit avant tout rendre l’espace social plus transparent pour défendre les plus faibles.
C’est pourquoi et pour toutes ces raisons que la guinée est plus, un scandale culturel que géologique, car il ne suffit pas d’avoir le sous-sol riche pour jubiler !
Nombre de pays potentiellement riche en Afrique, comme la guinée, la RDC, la Sierra Léone, le Libéria, l’Angola, le Congo Brazzaville et tant d’autres se nourrissent d’illusions de misère, souvent de guerres atroces.
Nous devons revenir à nos valeurs propres d’auto-reférentialités, respecter l’homme entant que valeur première, si nous voulons, nous en sortir des cycles de violences politiques, économiques et sociales !
A bon entendeur !
Alfa Ousmane Diangolo BARI
Directeur de publication de Guinea-Forum
Contact mail : alfa_ousmane@yahoo.fr
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