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Guinée : Au flanc d’un chaos annoncé !!!

 lundi 13 novembre 2006   

Malgré qu’il existe dans l’histoire de tout pays, des cataclysmes naturels, des sécheresses, des épidémies ; mais les plus néfastes catastrophes, les plus constantes, les plus répétitives sont l’œuvre de l’homme et avant tout de l’homme d’Etat. Elles proviennent de son appétit de conquête et de domination, de ses innombrables et intraitables fanatismes de contrôle du pouvoir et de sa manie perverse de laisser la population dans une misère absolue alors que le pays possède des ressources pour l’en extirper.

La leçon qui se dégage de l’histoire de la Guinée est donc de valeur d’illustration et de témoignage : car de tout temps elle a été à la fois de plus en plus étatisée et de moins en moins gouvernée. Et d’autant moins ou plus mal dirigée qu’elle a été profondément étatisée. Le marasme économique du régime actuel débute avec le système lui-même : inflation galopante, une population sans expérience en matière d’emplois stables, un marché financier inexistant, une classe politique réduite à refaire son apprentissage et à épeler laborieusement l’alphabet démocratique, les dirigeants n’ont plus aucune idée pour sauver le navire, ils accumulent des décisions inapplicables ou contradictoires.

Que devrions nous faire à présent ?
Les guinéens doivent-ils continuer à dormir tranquillement sur leurs lauriers ?

L’évidence est qu’actuellement, cette dictature du « Général-roi Conté » n’est plus soutenue par les valeurs traditionnelles de la société guinéenne, dans un contexte où toutes les mises en scènes ont échoué. Ce régime est nu, face à lui-même et avec la certitude qu’il est devenu, depuis longtemps, une sorte de « passoires institutionnelles » moins qu’un modèle de société. C’est pourquoi son analyse politique ne peut faire l’objet d’une réflexion axée sur des conditions pouvant permettre à chaque citoyen d’accéder au sens de la vie afin de participer à l’organisation collective ; parce que ce régime s’est longtemps détourné de sa mission première.

Il est donc urgent de restaurer l’Etat, c’est indispensable si l’on veut que notre vie démocratique puisse avoir plus de contenu qu’une simple règle d’arithmétique électorale, et si l’on veut être en mesure d’embrasser avec réussite les questions d’emploi, de l’enseignement, de la santé, de l’eau et de l’électricité.

Si les solutions proposées par les différents ministres qui se sont succédés à la tête du Ministère de la Fonction Publique pour sortir la Guinée du sous-emploi, ont trouvé leurs limites, c’est parce qu’elles ne s’inscrivaient pas dans toutes les dimensions pertinentes et n'ont pas pris en compte les mutations de la société pendant ces dix dernières années. C’est évident que « les soubresauts de l’économie sont incompréhensibles et impossibles à gérer sans agir aussi sur ceux qui affectent le lien social » comme me la souligner, Monsieur Serafino Marchese, mon professeur de Négociation Internationale lors d’un déjeuner.

Toutes ces approches de solutions devraient, en effet, poser la question d’avenir collectif des citoyens.

Et justement, parlant d’avenir collectif, je me fais le devoir dans ce présent écrit, rappeler à l’ensemble des guinéens et à la communauté internationale, que les agriculteurs guinéens vivent depuis plusieurs années dans une désolation indescriptible. Le régime du «Général-roi Conté » n’à jamais songé crée des conditions nécessaires permettant aux braves agriculteurs de Fouta, des planteurs de la Guinée forestière, pour ne citer que ceux-ci, à faire face aux nombreuses difficultés qui les assaillent. En tout cas, les conditions météorologiques sont toujours favorables, c’est même une particularité naturelle et enviable du climat guinéen. Or, depuis plusieurs années, les cultivateurs de Ouré kaba, de Ditiin, de Tolo, de Dounè, de Kindia, de Gbéréiré Bafila, de Zoo, de Kankalabé, de Bissikirima, de Gbèkè…se révèlent incapables de moissonner leurs récoltes de pommes de terre, de légumes, de bananes plantains, de riz, mais aussi de mangues, telle la variété eldon, très convoitée en Europe.

Souvent ces récoltes pourrissent sur pied, ou elles se gâtent dans les hangars ou dans des « magbana », faute de moyens de transports suffisants, ou bien quand on achemine une partie jusqu’à destination, le manque de lieux de stockage et de conservations adéquates parachève des pertes. D’ordinaire en année moyenne ou médiocre, entre le quart et le tiers de leurs productions disparaissent ainsi sans avoir pu atteindre le stade de distribution.

Il y a quatre (4), je me rappelle, la profusion de pommes de terre provoqua de la pénurie et plaça le Ministère de l’agriculture devant une difficulté qui n’avait aucunement sa raison d’être. Personnellement je placerai cette non assistance des agriculteurs au nom d’un refus de la part de Jean Paul Saar, le ministre de l’agriculture. Cette crise qui, avait d’ailleurs agenouillé d’avantage ce régime incapable, même dans les années de petites récoltes, de moissonner, de transporter, de conserver et de distribuer.

Au même moment où des pommes de terre, des mangues, des « alokos », des tomates pourrissaient dans les champs et dans des baraques, la population manquait de pain, le « Général-roi Conté » rétablissait le rationnement dans les quartiers de Conakry. Alors que dans ses champs, à lui, se pratique une agriculture hautement moderne, dont les retombés s’évanouissent dans la nature ou se retrouvent le plus souvent sur les marchés de Dakar, de Banjul et de Bissau voisins.

Quelle honte !! Quelle insulte à cette Guinée immensément riche.

Qu’on me pardonne de faire ce parallèle, mais il est loisible de rappeler que, sur les marchés européens notamment français inondent des haricots verts, produits au Kenya, précisément autour de Sangana, d’Eldoret, de Kibwezi. Depuis quelque temps, une entreprise franco-kenyane du district de Kakanega conditionnent ces récoltes et assurent sa mise en boite.

En quelques années, la production de haricots verts est devenue le fleuron de l’horticulture kenyane dont les performances générales sont, à ce jour, exceptionnelles.

A se conformer à toutes ces réalités, qu’est-ce que le « Général-roi Conté » a apporté, lui, de nouveau dans le secteur agricole guinéen ?

Monsieur Soumah Alseny
Juriste, président fondateur du MEDI-SE
Membre de la rédaction de Guinea-forum
Contact : onealseny@hotmail.fr
Une Correspondance pour www.nlsguinee.com


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