Guinée : La Société Civile au cœur de la Transition Démocratique
mercredi 08 novembre 2006
Très cher(e)s compatriotes, politiquement, s’il y a un aspect dont nous devons vraiment envier aux grandes démocraties, aux grandes nations et aux grandes civilisations d’aujourd’hui, c’est moins cette maturité démocratique ( multipartisme, transparence, diversité d’opinion, liberté d’expression, …) que d’avoir su, pu et osé, à un moment très spécifique de leurs histoires, imposer la volonté majoritaire, imposer l’opinion majoritaire et refuser l’oppression d’une minorité avide de privilèges, afin de faire triompher la justice, la liberté et l’égalité ; c’est d’ailleurs pour cela que nous respectons très hautement ces grandes nations.
Peuple de Guinée, très cher(e)s compatriotes, jeunesse de Guinée : « le dictateur le plus tranquille sur cette planète est celui qui à la confirmation que 95% de l’opinion public ne croit au changement qu’après sa mort ».
• Dans de telles situations, il est tout à fait normal de passer trois cent jours sur trois cent soixante cinq, en vacance dans son village natal à wawa ;
• Les autres soixante cinq jours c’est pour se rendre à ses soins médicaux en abandonnant le bas peuple dans des centres médicaux reconvertis en centres d’exterminations, par fautes d’équipements et de soutiens ;
• Dans de telles situations, il est tout à fait normal d’avoir comme hobby des remaniement ministériels selon nos humeurs ; et pourquoi pas se permettre de léguer un héritage présidentiel à son fils bien aimé ;
• Dans de telles situations, il est tout à fait normal de réprimer dans le sang de jeunes enfants manifestants légitimement, puisque de toutes façons les comptes ne seront réglé qu’après soi ;
• Dans de telles situations, il est tout à fait normal de se construire un bon boulevard dans son village natal en abandonnant 70% des trafics routiers en désastre ;
• Dans de telles situations, il est tout à fait normal de s’offrir de l’eau et de l’électricité en laissant 90% du peuple assoiffé et dans l’obscurité ;
Très cher(e)s compatriotes, si à chaque fois que nous raisonnons changement en Guinée, nous commençons par des idées telles que: « … quand Lansana Conté va décéder …, … après Lansana Conté …, … tout le monde sait que c’est l’armée qui reprendra le pouvoir après Conté… », alors, inconsciemment, nous aurons épousé la désastreuse idéologie dictatoriale du Général Lansana Conté, et dans ce cas nous risquerons d’assister à une continuité programmée du système pour encore des quarts de siècles.
Fort malheureusement, cet endoctrinement se fait remarquer au sein même de plusieurs de nos leaders d’opinions à tels points que, toutes les hypothèses de sortie de crise n’envisagent aucun changement démocratique immédiat en Guinée.
De notre côté, nous refusons de l’admettre et croyons profondément au changement immédiat car, une fois la volonté populaire acquise, une fois la jeunesse guinéenne réveillée, une fois la société civile guinéenne affranchie de toutes tendances politiques, alors la République de Guinée saura imposée l’opinion majoritaire et la faire respecter, tout en conduisant les responsables des ces crimes sociaux, économiques et culturels devant la justice guinéenne afin qu’ils répondent tous de leurs actes.
Certains experts du terrain nous dirons qu’il est beaucoup plus facile de le dire qu’à le faire surtout lorsque nous sommes hors du terrain, mais cher(e)s compatriotes, vous le savez mieux que nous que tout est une question de volonté, d’organisation et surtout de sacrifice.
• Combien de dictateurs, après des années de terreur, ont fuit comme des lâches devant la volonté populaire ?
• Combien de dictateurs, après avoir affamé le peuple durant des années, ont fini par abdiquer devant la volonté populaire ?
• Combien de dictateurs, après avoir exterminé tout un peuple durant des années, croupissent sous les barreaux aujourd’hui ?
• Combien de dictateurs, après avoir réprimés tout un peuple, comparaissent aujourd’hui devant les tribunaux ?
Peuple de Guinée, société civile guinéenne et jeunesse de Guinée, politiquement, s’il y a une question dont nous ne devons plus jamais laisser à quiconque de la penser à notre place, et dont nous devons absolument pouvoir répondre aujourd’hui, c’est tout simplement :
• Pourquoi ne parvenons-nous pas à imposer un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple en Guinée ?
• Jeunesse de Guinée, nous le voulons tous, mais pourquoi nous n’arrivons pas ?
Nous faisons certainement confiance aux partis politiques pour nous aider à instaurer la démocratie en République de Guinée, mais est-ce que, vraiment, les objectifs des politiques sont les mêmes que nos objectifs ?
Alors que notre objectif à nous est plutôt : « De tourner à jamais cette page des dictatures civiles et militaires en République de Guinée, afin d’ouvrir les portes d’un avenir radieux sur nos terres et à nos postérités » ; nos politiciens, eux, cherchent, selon la définition même de la politique, le pouvoir ; ils cherchent moins à chasser la dictature des terres de la Guinée que de chasser le gouvernement.
Ainsi, il serait difficile d’affirmer qu’il n’y a pas « conflit d’objectifs » entre les partis politiques et le peuple de Guinée dont ils sont chargés de porter haut, très haut, la voix. D’autant plus que, il est désormais certain que l’atteinte de leurs objectifs ne nous garantit aucunement l’atteinte de nos objectifs ; Certainement pas, puisque nous avons en face de nous une classe politique qui n’exclue pas un coup de force et des possibles alliances avec l’armée guinéenne pour la conquête du pouvoir en vue de la Transition Politique qui s’annonce.
• « Jeunesse de Guinée, société civile guinéenne et jeunesse militante, la Transition Politique est inéluctable et elle est certainement imminente en Guinée, mais soyons convaincus qu’il n’y aura de véritable Transition Démocratique en Guinée que lorsque nous agirons tous ensemble, comme un seul Homme, pour défendre les mêmes valeurs. »
• Jeunesse de Guinée et société civile guinéenne, ne voyons-nous pas que nous avançons vers un trucage politique après la fameuse concertation nationale de mars 2006 ?
Non seulement la feuille de route accouchée lors de cette concertation nationale n’exclue pas ces alliances et ces coups de force de l’armée, mais en plus, ceux qu’on croyait adopter désormais une stratégie commune se voient divisés en vue des législatives de 2007.
• Jeunesse de Guinée et société civile guinéenne, un corps politique divisé dans un espace politique non démocratique, signifie également des militants divisés ; donc ils parviennent toujours à nous diviser et à nous affaiblir ;
• Jeunesse de Guinée, plus jamais nous ne devons accepter d’être manipulés par des partis politiques et des gouvernants ; plus jamais nous ne devons accepter d’être divisés pour des raisons politiques ;
Au contraire, le sens doit s’inverser et désormais les leaders politiques et les gouvernants doivent répondre à nos aspirations puisque c’est nous qui élisons et qui avons le pouvoir d’investir celui qui représente le plus les valeurs que nous défendons ;
Jeunesse de Guinée et société civile Guinéenne, nos valeurs, celles que nous incarnons et dont nous défendons à tout prix, ne sont pas celles de nos leaders politiques et gouvernants, car nous :
• Nous ne cautionnerons plus jamais un pouvoir militaire en République de Guinée ;
• Nous ne cautionnerons plus jamais un coup d’Etat militaire en république de Guinée ;
• Nous condamnerons toutes alliances, quel quelles soient, avec l’armée guinéenne, à commencé par celle avec le PUP ;
• Nous sommes pour une armée absolument neutre selon sa vocation ;
• Nous exigeons une séparation et un équilibre optimal des pouvoirs en République de Guinée ;
• Nous incarnons et cherchons à imposer nos valeurs, qui sont les valeurs de la majorité et du peuple de guinée ;
• Nous cherchons à imposer des valeurs telles que : l’égalité, la justice, la transparence, la liberté, la solidarité et le travail sur les terres de Guinée ;
• Nous incarnons et cherchons à imposer l’opinion majoritaire à travers un gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ;
• Nous incarnons cette nouvelle société et cette nouvelle culture de la démocratie où les gouvernants peuvent être sanctionnées à tout moment par la volonté populaire dès qu’ils abusent de la confiance du peuple de Guinée ;
• Nous incarnons cette nouvelle société et cette nouvelle culture de la démocratie où les gouvernants et/ou l’opposition reflètent l’opinion du peuple de Guinée et non cette démocratie où le peuple se retrouve condamné par l’orientation des gouvernant et/ou de l’opposition.
Jeunesse de Guinée, société civile guinéenne et jeunesse militante, l’heure n’est plus qu’à l’action et, les élections législatives de 2007 doivent être l’évènement qui marquera à jamais notre rupture totale avec le système politique en place.
Tout d’abord, en vue de ces législatives de 2007, il serait préférable de s’inscrire dans une optique de Pré-Transition démocratique ; Ensuite, nous analyserons et évaluerons les situations politiques susceptibles de se produirent en Guinée d’ici l’échéance législative et, enfin nous verrons dans quelle mesure ces législatives peuvent-elles contribuer à amorcer une Transition Démocratique en Guinée.
Ce replacer dans une logique de Pré-Transition car, il est claire que la crise sociale, économique et cultuelle que connaît la Guinée aujourd’hui n’est que le résultat de 22 ans de pilotage de ces mêmes Hommes qui ne reflètent aucunement un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple de Guinée.
Ainsi, la nécessité de changement vers une Transition Démocratique, « la nécessité de reconstruire la République avec les valeurs que nous incarnons doit être présente au cœur de tout un chacun. »
Puis, une fois que nous nous sommes replacé dans cette optique, au lieu de foncer droit aux législatives de 2007, analysons d’abord les situations politiques susceptibles de se produire d’ici l’échéance législative :
En cas de constatation de Vacance du Pouvoir d’ici les législatives : Quelle alternative pour éviter non seulement une reprise du pouvoir par l’armée mais également une suppléance non consommée de l’actuel, contesté, Président de l’Assemblée Nationale ?
Toujours placé dans une optique de changement vers une Transition Démocratique, il serait tout d’abord très important qu’on puisse avoir une position claire vis-à-vis de cette question, mais plus important que tout, il faudrait qu’on adopte la position la plus commode possible car, « rester indécis par rapport à cette question donne feux vert aux putchistes. »
Vue que selon nos principes démocratiques, celles que nous incarnons, nous ne cautionnerons plus jamais un régime militaire en République de Guinée, alors la solution constitutionnelle est à étudier formellement.
De notre avis, la personnalité de l’actuel président de l’Assemblée Nationale, ne faisant aucunement l’unanimité, ne peut en aucun cas assumer l’intérim présidentiel en cas de vacance du pouvoir. Cependant, ce n’est pas pour autan qu’il faut rejeter la solution constitutionnelle et encourager l’armée à la prise du pouvoir ou à un quelconque coup d’Etat militaire.
La société civile membre du COTRADEG l’a bien fait remarquer, “l’une des alternative à l’incapacité de l’actuel président de l’Assemblée Nationale se retrouve au sein du même article 34. Car il est précisé que >« …en cas d’empêchement de celui-ci, la suppléance est assurée par l’un des Vice-présidents de l’Assemblée Nationale… » ”.
Cependant, nous reconnaissons qu’il n’est pas du tout évident d’avoir confiance à l’actuel Assemblée Nationale guinéenne au point de lui confier la gestion d’une quelconque suppléance de pouvoir en Guinée. Et les raisons de ce manque de confiance résident, non seulement du passé de ses Hommes mais surtout, sur les relations entre l’armée, la majorité siégeant (PUP), le Président et les vice-présidents de l’Assemblée Nationale.
Ainsi, sous réserve que les Vice-présidents de l’Assemblée Nationale ne soient à leur tour totalement crédible pour assurer la suppléance en cas de Vacance du pouvoir, nous infirmons la nécessité d’application de l’article 34 et proposons d’autres voies, beaucoup moins orthodoxes mais beaucoup plus salvatrices.
Nous proposons, dores et déjà, la formation d’un Gouvernement d’Union Nationale avec comme pièce maîtresse l’Homme de consensus qui se chargera de diriger la période de transition et qui bénéficiera des pouvoirs qu’il faut pour assurer les reformes nécessaires, précisées dans la feuille de route accouchée lors de la Concertation Nationale ainsi que celles proposées par le COTRADEG, en vue de l’organisation d’élections libres, transparentes, démocratiques et crédibles.
Un Gouvernement d’Union Nationale qui siégera juste pour la période de Transition et dont les membres seront choisi sur consensus par l’ensemble de la société civile guinéenne et de la classe politique actuelle, ainsi que du peuple.
Cependant, la mise en place de cette alternative suppose des préalables indispensables :
• D’abord, le choix de l’Homme de consensus : pour éviter que la personnalité consensuelle ne se reconvertisse en chef d’Etat autoproclamé, des critères précis doivent être définis.
C’est ainsi que nous, jeunesse de Guinée et société civile guinéenne, proposons que la personnalité consensuelle soit une personne reconnue pour son intégrité, sa dignité et son indépendance totale de toute tendance politique ; raison pour laquelle nous proposons que ce choix soit fait parmi les plus intègres des membres de la société civile guinéenne dont le passé n’affecte aucunement les consciences et ne serait aucunement susceptible de créer de quelconques troubles.
• Puis, la formation du Gouvernement d’Union Nationale qui se chargera d’entreprendre les réformes nécessaires qui nous conduirons à des élections libres, transparentes et démocratiques : il serait nécessaire que toutes les tendances politiques, la société civile et des forces armées soient proportionnellement représentées. Et comme précisé dans le rapport de la concertation nationale, aucun des membres de ce gouvernement d’union nationale ne devra se présenter pour les élections présidentielles qui se feront à terme de la Transition.
En ce qui concerne les autres institutions de la Transition, à savoir le Parlement et la Cour suprême, leur constitution et formation sont bien précisées dans le rapport de la concertation nationale.
• Enfin, en ce qui concerne la légitimité de cette alternative, pourrait être opposé à toutes voix s’élevant contre : la non légitimité de l’actuel Constitution guinéenne après la rature référendaire de novembre 2001, la non représentativité de l’actuel Assemblée Nationale et la non légitimité de l’actuel gouvernement issu d’une élection présidentielle contestée (2003).
Cependant, une variable difficile à appréhender sur cette question est, bien sûre, la position des forces armées guinéennes.
En cas de Coup de force de l’armée d’ici les législatives :
Sur cette question des interrogation surgissent car, non seulement la feuille de route issue de la concertation nationale n’exclu pas un coup de force de l’armée, mais en plus aucune mention n’est faite sur cette alternative qui est aussi probable qu’une simple Vacance de pouvoir.
Sur ce point, nous, jeunesse de Guinée et société civile guinéenne, ne cautionnerons plus jamais une quelconque Transition militaire à plus forte raison un régime militaire en République de Guinée. Raison pour laquelle nous pointons du doigt la classe politique actuel et lui exhortons inconditionnellement, pour une possible réconciliation entre nos objectifs, d’amender le rapport de la concertation nationale sur cette question en mentionnant « noir sur blanc » la non légitimité d’une quelconque transition militaire ou un régime militaire susceptible de succéder à celui du Général Lansana Conté.
A présent, si malgré cet amendement nous assistons à un coup d’Etat militaire qui aurait pour but d’éviter une quelconque rupture total avec le système en place, alors « la condamnation serait totale et aucune coalition entre l’armée et une quelconque formation politique ne sera ni envisagée ni consommée, et dans le cas échéant la rue aura raison des putchistes ».
A présent nous arrivons à l’échéance législative :
Etant toujours placé dans une optique de Pré-Transition Démocratique, alors les législatives de 2007 ne constituent pour nous qu’une opportunité pour d’agir et rétablir, non seulement, la confiance entre le peuple de Guinée et la plus symbolique de ses institutions républicaines, mais également, cette fragile unité nationale, seule gage de réussite de cette « Transition Démocratique » à la quelle le peuple de Guinée à longtemps aspiré.
• Avant tout, nous, jeunesse de Guinée et société civile guinéenne, ne cautionnerons et consommerons ces législatives de 2007 que seulement lorsque toute la classe politique y prendra part car, nous concevons mal comment nous pourrons appeler « Assemblée Nationale » un parlement privé de la représentation de plus du quart de l’électorat, surtout dans une optique de formation d’un futur Gouvernement d’Union Nationale.
• Egalement, à nos yeux, pour que le futur Parlement puisse avoir toute sa légitimité, il est une condition nécessaire et indispensable que : « le futur Président de l’Assemblée Nationale élu soit issu de la société civile, et de préférence la personnalité consensuelle dont nous avons défini les critères de choix plus haut ».
Ces deux conditions sont nécessaires et indispensable pour nous, jeunesse de Guinée et société civile guinéenne, afin de cautionner les législatives de 2007.
A défaut de respect de ces deux conditions, nous jugeons et jugerons les législatives de 2007 comme étant une simple mascarade électorale de plus pour les gouvernants, et surtout une leurre de plus pour l’opposition politique ; et dans ces conditions nous prendrons des mesures nécessaires pour manifester notre désarroi de façon à ce le peuple de Guinée exige le changement immédiat.
Par contre, Une fois ces conditions remplies, alors il serait préférable dès après les législatives, d’organiser une nouvelle Conférence ou concertation Nationale sur la possible application de la transition constitutionnelle, proposée par la société civile membre du COTRADEG, en son article 34. Car le problème lié à l’incapacité du président de l’Assemblée Nationale ainsi qu’aux membres de l’institution serait entièrement corrigé et dans ce cas, nous ne voyons aucune raison de poser une quelconque réserve en vue de l’application de l’article 34 prévue dans la constitution guinéenne.
Jeunesse de Guinée, société civile guinéenne et jeunesse militante, tout au long de cet articles nous n’avons défini que les axes à suivre, mais le COMMENT parvenir à faire de nos valeurs des réalités en Guinée fera l’objet du prochain article où nous exposerons « la nécessité de dépolitisation de toutes nos structures et de se remobiliser autour d’une seule et unique structure » , qui incarnera toutes nos valeurs et qui véhiculera notre voix afin qu’elle compte de plus en plus dans la lutte pour l’avenir de la Guinée et du peuple de Guinée.
« Ne coupe pas les ficelles quand tu pourrais défaire les nœuds » : Proverbe Indien.
«La tolérance devient un crime lorsqu'on en fait preuve à l'égard du mal » Thomas Mann.
« Se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est la réussite » Henry Ford.
« Soyez réaliste : demandez l’impossible » , Ernesto Ché Guevara.
« Vive la voix de la jeunesse guinéenne, vive de nouvelles valeurs démocratiques pour que vive la Guinée »
Mamadou Oury Diallo
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