Guinée : Rêve du désespoir
dimanche 05 octobre 2006
On s’y attendait, le dialogue sourd pardon (monologue) proposé par le gouvernement Conté à l’opposition tant exigé par les institutions financières était la toute dernière énergie du désespoir du clan Conté. Ceci entrait plutôt dans le cadre de s’offrir un discours de campagne de mensonges auprés de ces institutions financières pour les extorquer certaines aides financières afin de remplir leur poche comme toujours.
Il faut reconnaître que le clan politique de Conté ne savait plus sur quel thème battre campagne pour faire revenir ces institutions dans le strict besoin de se faire remplir les poches. Aucun alibi ne tenant plus et, une fois de plus certains de nos leaders ont piqué à l’hameçon du diable pécheur.
L’organisation de la reprise du’’dialogue avec les partis politiques’’ par là était une occasion bien indiquée pour ces retardés politiciens Conté et consorts de se donner un nouveau souffle après les derniers massacres des étudiants (ndlr Lundi 12 Juin 2006 ou Lundi noir de Conté).
Ce n’est pas parce que le gouvernement et le PUP croyaient aux vertus de la parole pour convaincre, mais pour tenter de ramener certains leaders stupides de l’opposition vers le bas. Dans la situation délicate actuelle, nos leaders doivent plutôt être à l’écoute de leurs militants auxquels sont confrontés à la réalité quotidienne. La position de fermeté de certains parmi eux face à l’exigence du gouvernement ne devrait pas fléchir.
Tout est bon pour mettre à l’aise son adversaire. Comme dans le catch américain, pas de coups interdits. Ces leaders auraient été obligés de s’adapter à l’adversaire qu’ils connaissent bien pour leur avoir à plusieurs reprises menti. Un mot ou un geste déplacé de leur part, ferait scandale alors que le même mot ou geste de la part du pouvoir arracherait des applaudissements de la part des démagogues du régime. C’est toute la différence entre une tâche sur une étoffe blanche et une tâche sur une étoffe sale.
A ce jour, ces leaders ont perdu plus d’une bataille et ils ne peuvent s‘en prendre qu‘à eux-mêmes. Incapables d’accepter la vérité, ou d’accepter le débat démocratique au sein même de leur parti, certains dirigeants de l’opposition ont tenté des théories inacceptables et irréalistes sur ce gouvernement impopulaire après, ils se sont rendus à l’évidence sans désarmer mais en ne tirant aucune leçon de leur échec.
Dans l’énergie du désespoir qui maintient encore nos leaders vivants, ils ont commencé à croire à une majorité parlementaire qui pouvait basculer aux dernières élections législatives, encore même scénario, même résultat. Rêve irréalisable.
Comme n’a cessé de le rappeler Conté ’’l’élection n’est pas une opération ‘’mystérieuse.’’ Il faut réunir plus d’argent volé dans les caisses de l’Etat (qui d’ailleurs n’existe plus), de monde autour de soi, que ces gens, mettent en faveur de leur candidat des papiers appelés bulletins dans des paniers truqués par le ministère en charge appelés urnes. Celui qui aura mobilisé plus de personnes (même les morts votent ) autour de lui, c’est lui qui sera en mesure de remplir le panier en son nom.
Honnêtement, on peut constater aisément aujourd’hui que les partis de l’opposition ne gagneront jamais les élections dans le pays de Conté avec ces CONTELECTIONS. Ainsi, nos leaders commencent à s’arracher les uns les autres leur fief. Gagner les élections, devient un cauchemar pour « ces leaders ». On sent la fatigue et le déphasement chez nos leaders, bref le temps du changement a sonné.
Malheureusement, dans leurs dernières convulsions, certains militants de ces partis politique croient encore au miracle. Il est permis de rêver, mais pour encore une fois paraphraser, il convient de rappeler que la fonction du rêve c’est de garder le sommeil. C’est pour dire que qui rêve dort. Il suffira de se réveiller pour se rendre compte que la réalité est toute autre.
C’est donc après avoir été trompé à maintes reprises par ce gouvernement incompétent et irresponsable que certains leaders de l’opposition en quête d’audience ou de je ne sait quoi? se sont mis à rêver d’un dialogue salvateur, ces leaders même s’ils n’avaient rien à y gagner, ont dit oui au dialogue pour se conformer à une loi électorale qu’ils savent déjà fausse.
Une analyse de Mohamed ‘’Joe’’ Sidibé, USA
Une Correspondance pour www.nlsguinee.com
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