Guinée : Les Guinéens doivent-ils continuer d’être les esclaves d’un système défaillant qui ne leur donne aucun espoir ?
dimanche 29 octobre 2006
Depuis des années, les Guinéens vivent dans un pays déchiré, où le mensonge d’état, la violence, la corruption, la médiocrité et l’immoralité règnent encore en maître. Que reste-t-il du rêve d’une Guinée prospère, démocratique et unie du peuple à l’aube de l’indépendance ? Presque un demi-siècle après l’indépendance théorique de la Guinée, les Guinéens sont toujours à la recherche de cette indépendance politique, économique et sociale qui devrait faire du peuple le maître absolu de son destin. Quarante huit ans après son indépendance, la Guinée ne parvient toujours pas à fournir à sa population les « choses les plus indispensables » qui sont l’eau potable et l’électricité dans un pays reconnu comme étant le « Château d’Eau de l’Afrique de l’Ouest ».
Voila bientôt un demi siècle après son indépendance, ce pays aux énormes économiques potentialités sombre dans le chaos au jour le jour. Un chaos que certains fatalistes pensent, être irréversible parce que mortellement déchus par les pouvoirs qui se sont succédés et qui n'ont plus d'espoir pour un avenir meilleur. Pour la majorité des Guinéens, le destin du Guinéen est ainsi fait à cause de chaos chronique qui a pris la forme d’une déception nationale et s’est transformée en une pandémie incurable.
Qu’est ce que les Guinéens doivent faire pour que la Guinée ne plonge pas plonge dans la guerre civile et pour mettre fin à ce génocide social, économique, morale et intellectuel et à la catastrophe humanitaire actuelle ?
Ce régime du Général Lansana Conte a, à maintes reprises, prouvé son incapacité à faire la différence entre le mal et le bien. Cette manque de vision politique, économique et sociale est le plus grand problème qui obscur l’avenir du pays. La Guinée est aujourd’hui victime d’une instabilité devenue chronique causée par la cécité politique d’un gouvernement de voyous, apatrides, inconscients et inconséquents, qui recherche encore ses repères politiques. Les Guinéens, affligés par la misère, la désolation et la ruine des villes et des infrastructures nationales délabrées, des enfants déscolarisés, des vieux abandonnés, sont entrains de perdre l’espoir.
Les Guinéens doivent résister contre les politiques de compromission qu’on voudrait leurs imposer. Il faut vaincre la peur, car la meilleure arme de l’oppresseur est la peur de l’opprimé. Les Guinéens doivent combattre la peur et prendre conscience de la force du peuple : Ensemble les Guinéens peuvent relever le défi du changement.
Il ne doit pas y avoir de compromission avec ceux qui incarnent la déchéance physique, morale et humaine de l’homme, avec les forces du diable et les démons qui visent à détruire le rêve d’une Guinée uni et prospère. Il ne doit pas y avoir de compromission avec ceux qui ont commis de crimes de sang crimes dans ce pays où la sacralité de la vie est méconnue, des délits économiques et qui ont peur de la sentence du peuple et veulent à tout prix priver le peuple de Guinée du droit d’élire les dirigeants de son choix. Il ne doit pas y avoir de compromission avec ceux qui bafouillent la souveraineté du pays pour s’éterniser dans un système de pouvoir illégal et illégitime, pouvoir conquis par la force des armes au lieu du scrutin des urnes.
Il ne doit pas y avoir de compromission avec ceux qui ont basé toute leur méthode de gouvernance sur l’exclusion, la médisance, le mensonge d’état, les intimidations politiques pour salir ses adversaires politiques et les réduire au silence de cimetière.
Il ne doit pas y avoir de compromission avec ceux dont la doctrine politique reste, diviser pour régner, guidés par une folie meurtrière contre des innocent élevas et étudiants dont la seule faute commise demeure la revendication pour des meilleures conditions d’études. Les Guinéens sont-ils victimes d’une fatalité ou d’une malédiction ? Les Guinéens doivent agir pour vaincre d’abord la peur, le fatalisme et le désespoir. Aujourd’hui, la Guinée est prise en otage par un gouvernement en faillite et qui est à la merci d’un espace présidentiel incapable de définir une ligne politique, économique cohérente pour ce pays qui pourtant mérite mieux que cette racaille de voleurs qui étrangle la nation torpillée par une mauvaise gestion des priorités nationales.
Les Guinéens doivent prendre le courage et l’audace de dénoncer les agendas cachés des uns et des autres qui bloquent toute initiative de développement. La Guinée est victime de ses propres fils au plus haut sommet de l’Etat, qui continuent à se vaquer naïvement et dans l’indifférence totale aux douleurs de survie quotidienne de leurs compatriotes, qui continuent à entretenir le jeu néfaste des cabales politiques des uns contre les autres, en utilisant ses adversaires politiques tels que des « fusibles » qu’on voudrait faire sauter, pour ériger des écrans de fumée qui cachent mal leurs mauvaises consciences.
Les Guinéens doivent dirent « Non » au jeu politique de façade et refuser d’accepter que le concept de « La démocratie et la bonne gouvernance » soit synonyme de « Jeu de dominos » destiné au marketing politique et à la consommation extérieure.
C’est seulement en tirant les conséquences de ce constat amer de dysfonctionnement et en trouvant des véritables solutions aux problèmes institutionnels qui se posent et empêchent la Guinée d’aller de l’avant, que viendra le salut du pays. Les Guinéens doivent dire non à la culture de corruption, la glorification des actes immoraux, la culture de la facilité, de l’ivresse et s’engager dans la construction d’un futur dans l’honnêteté et la moralité !
Malgré cette tendance de peine perdue, l’heure n’est au découragement au forfait, à l’abandon et au fatalisme. Le futur de la Guinée doit changer et les Guinéens ont le droit à l’espoir d’une vie meilleure, dans la paix et la garantie des droits civils et politiques : droit à la santé, au travail, à la sécurité sociale et juridique, droit à une meilleure infrastructure, droit à l’eau potable, droit à l’électricité, droit de manger à sa faim, droit à une éducation compétitive, etc...
L’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Développement (l’ANDD) en Guinée se veut être le fer de lance du changement, la référence politique de l’engagement du Guinéen patriote, courageux, fier et conscient de la tragédie nationale qui frappe tous les Guinéens et adhère au serment idéologique qui consiste à « Sauver la Guinée ».
Peuple de Guinée, il faut refuser de s’y trompez perpétuellement pour se départir de l’ignorance. Pendant 48 années, ce peuple pourtant plein de ressources s’est laissé endormir dans l'université des souffrances, la faculté des mensonges et des anti-valeurs, pour devenir des licencié en famine, de corruptions, de menterie.
Nous ne cesserons de répéter, encore une fois, ils « est grand temps d'abandonner les divisions mesquines, les orientations politiques, les discriminations et affinités sociales, tribales, et de former finalement ensemble cette famille patriotique, républicaine unie et engagée pour sauver la Guinée ». Le pays a besoin de tous ses fils et filles qui ont tous un rôle important à jouer dans la reconstruction du pays.
Il faut que les Guinéens revisitent l’histoire nationale avec un cœur ouvert et un esprit critique, afin de diagnostiquer la nature et la cause profonde la crise guinéenne, pour trouver la solution appropriée et enfin baliser l’avenir pour mettre en place les fondements d’un État de droit indépendant, d’un État souverain, démocratique, pluraliste, moderne, inclusif, tolérant et prospère. La Guinée donne aujourd’hui, la parfaite image d’un pays grandement et grave malade et dont la guérison dépend d’un traitement de choc ou bien d’un miracle que seuls les croyants peuvent demander à Dieu. Le pays ressemble à une vaste jachère qui manque de tout. Le pays manque de route, il n’y a pas d’électricité, pas d’eau potable, pas de médicaments dans les hôpitaux en ruine sans lit, pas de bâtiment scolaire viable. L’agriculture est volontairement anéantie par un régime qui favorise les importations de denrées alimentaires qui procurent des pots de vin dans les douanes et le port de Conakry au détriment de l’encouragement des agriculteurs. L’élevage a été dévasté et la population réduite à une pauvreté indescriptible, tout cela par la volonté d’un seul homme, le Général Lansana Conte sous le couvert de sa famille, de ses clans mafieux, de ses acolytes qui se sont effrontément enrichi sur le sang et la sueur des Guinéens.
Les Guinéens doivent être conscients de leurs droits et obligations face à la déchéance du pays s’ils veulent que la Guinée de demain retrouve la respectabilité par la réhabilitation de son indépendance et sa pleine souveraineté.
Les Guinéens ont le choix de ce que leur patrie sera demain : « Un pays en perpétuelle régression ou bien un Etat ouvert à la modernité, à la justice et au progrès économique, politique et social ? »
Les Guinéens doivent poursuive le combat. C’est une question de vie et de mort. La seule et unique solution à la crise institutionnelle, politique et la misère qui ronge et tue les Guinéens à petit-feu demeure la révolte contre ce pouvoir clanique, ethnique et militaro-fasciste que dirige le Général Lansana Conte, incarnation d’une honte nationale. Le combat sera certes dur mais il est noble et salutaire pour la Patrie. A l’exemple des soulèvements de N’Zérékoré, Télimélé, Pita, Boké, Kérouané et ailleurs à l’intérieur du pays, les Guinéens en ont marre. « Malgré la longueur de la nuit, le jour s’élèvera et le soleil pointera à l’horizon ». Le régime vit ces dernières heures. Ce n’est pas le moment de lâcher le combat mais plutôt l’occasion de serrer l’étau au tour de ce régime éhonté qui n’a apporté en 22 années de règne que la misère, désolation, le sang, les larmes et les incertitudes.
Tôt au tard, la Guinée cessera d’être cette vaste nation en ruine et cette vaste « prison » comme le pays l’est aujourd’hui et tous les Guinéens cesseront d’être des prisonniers et des esclaves au service d’un individu, d’une famille, d’une ethnie et des clans comme ils le sont aujourd’hui pour devenir des citoyens libres dans une Guinée libre, souveraine, indépendante, démocratique, pluraliste, moderne, inclusive et tolérante, où « tout projet politique, économique et social mettra les Guinéens au centre des priorités..
Le Guinéens doivent se lever comme un seul homme pour sauver le pays en faisant sortir la Guinée, ce beau pays aux immenses potentialités économiques, du coma politique, économique, socioculturel et religieux dans lequel le pays végète. C'est le moment opportun pour tous les Guinéens patriotes de s’interroger s’ils veulent être des spectateurs de la déchéance du pays ou des acteurs dans le sauvetage de la Guinée, et devenir des acteurs actifs pour la reconstruction de ce beau pays que Dieu aurait presque tout sauf des leaders armées avec des pensées positives et constructives.
Dans cette bataille de survie de la Guinée en tant que « Nation », tous les Guinéens patriotes sont concernés, c’est une affaire nationale. L’abcès Guinéen est mur et c’est le moment de le percer pour apporter le soulagement tant attendu par les 8,5 millions de Guinéens. Les soulèvements en région Forestière, cette région sciemment abandonnée par le pouvoir de Conakry comme par ailleurs dans le reste du pays, constituent un son de cloche : c'est maintenant ou jamais, la trompette a sonné, c'est l'heure de passer aux actions concrètes. Les Guinéens doivent soutenir les revendications légitimes de ces populations abandonnées, devenues prisonniers dans leurs propres régions, villages. Une ère nouvelle s’annonce pour la Guinee si les Guinéens prennent le courage de défendre leurs droits car la Guinee est une couronne de gloire pour tous les Guinéens. La Guinee, c’est la richesse commune des Guinéens, c’est une nation prophétique et non un gâteau à partager ou encore moins une prostituée. Quand on est génétiquement médiocre, on ne peut rien faire de bon et c’est le cas du général Lansana Conte et son gouvernement qui « continuent à verser du combustible sur les flammes » du la misère et du chaos guinéens.
Le Général Lansana Conte, ses clans militaro-mafieux appartiennent tous à une classe politique pyromane qui veulent mettre le feu dans le pays. Quand le feu commence à dépasser la limite de leur contrôle, ils voudront se transformer en sapeurs-pompiers dans le double objectif de préserver le pouvoir et se réclamer héro dans l’extinction de l’incendie qu'ils ont sciemment provoqué.
Le choix est très clair et de l’essence de ce choix en dépendra si le larmes et le sang coulerons dans le pays ou si la joie sera au rendez-vous des visages des Guinéens.
Que le « Tout Puissant Allah et son Prophète (SAWS) bénissent la Guinée et l’accompagne dans le changement !
Dr Mamadou Diallo, MD
Membre Fondateur de l’ANDD
Administrateur de Guinea-Forum
Contact-Email : webmaster@guinea-forum.org
Partenaire de www.nlsguinee.com
|