Guinée : Que voulons- nous pour la Guinée ?
mardi 17 octobre 2006
A la jeunesse guinéenne, dont la prise de conscience et la mobilisation, en amplifiant le dynamisme général, hâteront la fin de la décomposition nationale.
La Guinée, notre Patrie, autrement dit, notre Bien le plus précieux - ce dont ne se doute aucun Guinéen - va mal. Voilà deux décennies, qu'elle régresse à vue d'oeil. Cela sur tous les plans et dans tous les secteurs d'activité socio- économique. Nous, Guinéens, nous sommes tous responsables de sa déchéance socio- morale, de sa décomposition économique et de son désert culturel.
Le développement multi - sectoriels d'un pays, comme celui d'une entreprise, incombe en effet à tous ceux, pour qui son progrès demeure une préoccupation majeure. Si tous les Guinéens, disons- nous, sont responsables de la régression généralisée de la Guinée,bien sûr, certains sont bien plus responsables que d'autres... Maigre consolation. De toutes les façons, une fois le constat de l'échec national de tous et de chacun établi, c'est tous les Guinéens:femmes et hommes, jeunes et moins jeunes qui doivent également se surpasser, afin de relever le défi de la Renaissance nationale.
Tel est notre impératif catégorique...En nous donnant la main, en nous bandant la volonté, en cherchant sincèrement, à éradiquer les maux dramatiques qui minent notre Patrie, nous pourrons ensemble et en un temps relativement court, stopper le déclin national. C'est à cette tâche de Régénération que l'Association pour la Promotion du Développement par la Jeunesse (APDJ), notre groupe de réflexion, convie tout notre Peuple, singulièrement sa jeunesse à la rejoindre.
Il s'agit d'entreprendre ensemble la lutte politique autrement qu'elle n'a été menée jusqu'ici. Les partis politiques d'opposition sont certes nécessaires, malheureusement depuis 1991 ils ont davantage lutté les uns contre les autres que de dégager un projet commun dans l'intérêt national.
Ce qu'ambitionne dans l'immédiat l'APDJ, c'est de mobiliser autrement tous les patriotes, en mettant en particulier à contribution le dynamisme de notre jeunesse. Vingt-deux années après l'avènement de la deuxième République.
Il nous faut également tendre la main à de nombreux patriotes de tout bord. Notre pays fera demain son bonheur de leur compétence.
C'est dire que nous ne devons pas jeter la pierre sur tous ceux « du pouvoir ».
Nous devons, au contraire, user de vigilance, pour ne pas confondre des alliés possibles avec des partisans résolus de la décadence nationale. C'est avec la mobilisation de l'ensemble des patriotes, dans toutes les couches de notre population que nous pourrons dégager rapidement l'horizon encombré de la Guinée. La mutation qualitative à laquelle nous convions tous les patriotes se fera autour de la jeunesse qui irriguera toutes nos structures de son dynamisme.
Dans le front élargi que nous devons constituer, en vue du Relèvement national, la jeunesse ayant pris conscience de la situation de régression, deviendra, par sa capacité d'entraînement et d'investissement, pour tout ce qui a trait au futur, la force décisive. Les jeunes sont toujours plus promptes et plus sincères encore dans leur engagement que maintes catégories sociales.
La jeunesse comme force motrice: « Être jeune, c'est être spontané, rester proche des sources de la vie, pouvoir se dresser et secouer les Chaînes d'une civilisation périmée, oser ce que d'autres n'ont pas eu le courage d'entreprendre; en somme, se replonger dans l'élémentaire. » Thomas MANN
La jeunesse, par son statut ou sa position médiane entre l'enfance et l'âge adulte est la plus apte à s'engager profondément dans un mouvement de grande ampleur, qui a pour visée des perspectives plus reluisantes d'avenir; l'avenir dans lequel les jeunes ont déjà un pied, surtout s'ils ont pris conscience de sa nécessité. Bien entendu, d'âge encore malléable et d'absence d'expériences pratiques, les jeunes, pour donner toute leur mesure, de manière positive, doivent être encadrés par des cadres plus expérimentés et convaincus des objectifs qui sont ceux du « Mouvement ».
Capables de se constituer en acteurs, les jeunes peuvent devenir de véritables artisans de notre Résurrection nationale.
Que l'on nous comprenne. Nous ne méconnaissons nullement que les jeunes sont loin de constituer un groupe social homogène. Comme dans les autres couches sociales, ils sont eux aussi traversés par des différences économiques et culturelles.... Pour dire que nous prenons, bien sûr, en compte, avec eux aussi, l'hétérogénéité propre à chaque étendue sociale.
Néanmoins et, dans l'ensemble, les jeunes se projettent plus avec force dans l'avenir. Avec espérance. En tout cas, l'on commettrait une erreur certaine, si l'on s'imagine que nous sommes en butte ou que nous faisons le fétichisme du jeunisme - Si la décomposition généralisée que vit notre Patrie arrange - par géniteurs interposés - quelques-uns d'entre eux, l'immense majorité de la jeunesse guinéenne reste aujourd'hui privée d'avenir. Et cette majorité, parce que avenir de la Guinée, ne supportant plus sa marginalisation, manifeste à présent, en tant qu'acteurs collectifs, sa volonté inébranlable d'éradiquer l'impéritie des responsables institutionnels. En se sauvant ainsi de la médiocrité, c'est l'horizon assombri par vingt ans de déclin qu'elle dégage (*).
Quant à nous, nous croyons à l'APDJ, Mouvement de Renaissance nationale que les jeunes ne seront pas seulement les éléments les plus déterminés en son sein, qu'ils doivent même et surtout en devenir la Force motrice.
Nous pensons comme Zofia NALKOWSKI, à savoir que: « La jeunesse n'est pas un état. Elle est une amplification de la valeur de toute chose; elle donne de la réalité à la vie… »
La jeunesse guinéenne, qui se mobilise dans l'APDJ au-delà des partis politiques et contre tout confusionnisme ethnique ou régional, restaurera bientôt - tel est notre espoir - l'orgueil national de la Guinée, redevenue maîtresse de son destin. Telle est l'ESPÉRANCE profonde de notre PEUPLE.
(*) Néanmoins, les dirigeants actuels ont fait ce qu’ils ont pu. Nul ne doit en conséquence se muer dans des critiques stériles…
L’urgence du moment, c’est la cohésion nationale qui implique nécessairement la mobilisation dynamique de la jeunesse, sans laquelle il n’y aura pas d’avenir possible pour notre Patrie.
APDJ
Par délégation, Ibrahima - Khalil DIARRA
Une Correspondance pour www.nlsguinee.com
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