Guinée : Quand Jean Marie DORE le saltimbanque fait des racontars!
dimanche 15 octobre 2006
S’il y a un homme politique de l’Opposition en Guinée qui n’a pas honte de mentir, c’est bien Jean Marie DORE de l’UPG (Union pour le Progrès de la Guinée). Or un homme politique digne, responsable et sérieux doit faire tout pour ne pas être démenti ni par les évènements, encore moins par d’autres personnes. Tel n’est pas le cas pour M. Jean Marie DORE. Il ment impudemment comme il respire.
D’abord je m’en vais tout de suite dire qu’il n’est même pas membre fondateur de l’UPG. Il a réussi à évincer et écarter les vrais fondateurs de l’UPG par un congrès qu’il a organisé de toutes pièces avec la complicité de son ami Alsény René GOMEZ Ministre de l’Intérieur et la Sécurité d’alors, et s’est accaparé de l’UPG pour faire ce qu’il est entrain de faire aujourd’hui. Il fut admis à l’UPG en 1992 comme simple observateur avant d’être simple membre.
Donc c’est sur du faux que Jean Marie DORE a fondé l’UPG 2ème version, car l’UPG originelle qui incarnait un idéal pour la Guinée n’existe plus. Les Membres qui la composaient ont été obligés de rejoindre d’autres partis qui répondaient à leurs aspirations ou en créer.
Actuellement quand tout le monde s’accorde à dire le soi disant dialogue que le gouvernement a initié sous la pression des bailleurs de fond, notamment l’Ue, est dans l’impasse, c’est encore le même Jean Marie DORE qui dit devant un parterre de journalistes que les ‘‘dialogueurs’’ qu’ils sont ont eu 70% de leurs revendications; et que la CENI déjà est acquise, qu’ils ont eu raison de répondre à l’appel de SOLANO.
Quel mensonge grossier ?
La CENI est l’une des plus vieilles revendications de l’Opposition depuis 1992. il s’agit de la modification du code électoral guinéen. Il ne faut pas se leurrer, le pouvoir du Général Lansana CONTE ne cèdera pas d’un iota quant à la modification de l’Article L2 de la Loi organique N°L93/038/CTRN du 20/08/93 du Code électoral qui donne toutes les prorogatives au Ministre de l’intérieur d’organiser les élections en Guinée. En cas d’élections libres et transparentes CONTE et son PUP tombent infailliblement. Son clan en est conscient. Or avec Lansana CONTE, même rongé et fini complètement par la maladie, il n’y a pas question de parler d’alternance. Cela doit être clair et net. Le reste demeure distraction pure et simple.
Je me souviens en Septembre 1993 quand l’Opposition a exigé la CENI par une marche pacifique, Lansana CONTE a ordonné de tirer sur les manifestants occasionnant des dizaines de morts et des centaines de blessés, plusieurs arrestations. Et il en a profité pour interdire les marches pacifiques par un décret, bien qu’autorisées par la loi, bien sûr les marches de l’Opposition, pas des marches de soutien au pouvoir, celles-ci restent toujours autorisées sur toute l’étendue du territoire national.
Le bilan en matière d’élections du régime de Lansana CONTE est plus que sombre, comme d’ailleurs tous les autres bilans. Depuis 1991, à commencer par les premières élections communales en passant par des élections présidentielles et législatives jusqu’aux dernières élections communales de 18 décembre 2005, soit 15 ans d’exercice électoral, c’est catastrophique: fraudes massives et falsifications des résultats, contestations et tueries, répressions sanglantes et désolations, bastonnades, tortures, emprisonnements. Le bilan est lourd et effrayant.
Quinze (15) ans de mascarade électorale,
Des centaines de personnes froidement assassinées,
Des dizaines de milliers de blessés,
Des dizaines de milliers de cas de torture, de bastonnade, emprisonnement illégal,
Des centaines de milliers d’exilés, etc.
Mais quinze (15) ans de déclaration de guerre à nos populations. Ça suffit!
Quinze (15) ans d’endeuillement de nos familles pour faire passer les candidats du PUP aux élections. Ça suffit!
Vingt-deux (22) ans de règne sauvage sans partage du Général Lansana CONTE. Ça suffit!
Dans l’ensemble ça suffit!
Il faut être cancre, ignare aujourd’hui pour parler d’élections avec le pouvoir de Lansana CONTE. J’en passe.
Quant aux financements des partis et le statuts de l’Opposition, c’est la loi qui le dit. C’est ce que le gouvernement a toujours refusé depuis la première législature pluraliste quand l’Opposition siégeait dans son ensemble à l’Assemblée Nationale. Le gouvernement n’avait besoin de dialoguer avec qui que soit pour l’application, il devrait l’appliquer purement et simplement sans l’avis de quelqu’un, s’il est respectueux de ses propres lois. Jean Marie DORE crie naïvement victoire pour rien, car tout est au stade de propositions. Un gouvernement qui ne respecte jamais ses engagements… Ah! Le nanisme ou l’infantilisme politique, quand il tient quelqu’un.
La réalité, c’est que le Gouvernement n’a rien cédé pour le moment et il n’est pas prêt à céder. C’est le statu quo total de la part du gouvernement. Jean Marie DORE ne raconte que des bobards, des contrevérités et des mensonges grossiers. Sinon rien n’en est. Nous savons bien que le gouvernement ne manque de moyens pour attirer des ‘’opposants alimentaires’’ au soi disant dialogue en leur proposant comme prime un montant de 150.000 à 200.000 francs guinéens par jour et par participant avec des perdiems et d’autres avantages liés à ce genre de fourberie et de supercherie. Faites le calcul pour 1 à 2 mois de séances. Si c’est ce qui intéresse M. DORE et consorts qu’ils aillent se sucrer, mais de grâce qu’ils ne nous racontent pas de sottises après.
Et il faudrait être convaincu que quelque soit l’issue de ce soi disant dialogue, El Hadj Moussa SOLANO est prêt à organiser comme d’habitude les élections législatives prochaines avec les mêmes méthodes frauduleuses. Déjà au lieu d’un recensement général de la population pour refaire le fichier électoral vieux de 14 ans, il sort un Arrêté pour lancer unilatéralement les opérations de révisions des listes électorales par des commissions administratives. Là les consignes données aux préfets, aux sous-préfets, etc. sont claires: pas de décès, ni de déplacés dans les zones favorables au parti du gouvernement, le PUP. Les fraudes ne font que commencer.
Il ne faut pas être surpris ou étonné de l’éventuelle dissolution de l’Assemblée Nationale en vue des élections législatives anticipées, compte tenu de l’état grabataire du Général Lansana CONTE pour que la succession se fasse à la ‘‘Togolaise’’.
Plus incohérent et plus illogique que Jean Marie DORE l’on meurt. Concernant la crise ivoirienne Jean Marie invite les guinéens surtout les jeunes forestiers à aller au secours du Président Laurent GBAGBO. Nous avons beaucoup de respect pour le Président ivoirien. Mais nous ne savons pas pour quoi il invite surtout les jeunes forestiers à aller en Cote D’Ivoire pour soutenir M GBAGBO, avec quoi et pour faire quoi? Jean Marie est qui pour faire cette invite malveillante ? Il va leur donner des armes ou quoi?
Vraiment Jean Marie DORE fait la honte de la classe politique guinéenne. Avant le Président GBAGBO, il y a d’abord le peuple ivoirien dont l’intérêt doit être privilégié au-dessus de toute autre considération. Il faut être de la classe des Jean Marie pour ne pas, avant tout, appeler nos compatriotes ivoiriens à la Réconciliation Nationale. S’il n’a rien à dire sur cette crise ivoirienne, alors qu’il se taise au lieu d’aller de coq à l’âne. Il ne maîtrise rien des données politiques de son propre pays, il veut se mêler aux problèmes de la Cote D’Ivoire, il intervient à contre courant des choses. Vraiment c’est idiot de sa part.
Pour nous, Jean Marie DORE ne mérite pas d’être écouté. Il est l’homme multi face, l’homme girouette, flottant et indécis. Il a toujours cherché à collaborer avec le régime de Lansana CONTE, mais ce dernier lui a toujours refusé. Il se croit le parti le plus implanté en Guinée Forestière, mais il est même incapable de tenir un meeting même dans sa propre préfecture Lola. Il veut se faire passer comme porte-parole de la Forêt, or il a un parti sans militant, ni sympathisant, il ne représente rien sur l’échiquier politique national. Il est un saltimbanque, un anarchiste, un menteur qu’il ne faut pas écouter.
Nous persistons et nous signons la ‘‘Commission Paritaire’’ n’est qu’une perte de temps, les élections ne pourront rien contre le pouvoir de Lansana CONTE, les Forces Vives de la Nation doivent se mobiliser dans les jours qui suivent pour imposer le changement et mettre fin à la descente aux enfers du Peuple Martyr de Guinée. Nous devons laisser les Jean Marie DORE se gratter le ventre, ils trouveront devant eux la poubelle de l’Histoire.
Egalité – Patriotisme – Fraternité
Conakry, le 14 Octobre 2006
Mohammed Lamine SYLLA
Membre de l’Aguisav
Une Correspondance pour www.nlsguinee.com
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