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Guinée : Droit de Réponse sur « l’Affaire Diarra Traoré » (Première partie).
Présenté par M. Diouldé Barry dit Barry IV

 31 juillet 2005   M. Diouldé Barry

Droit de Réponse sur « l’Affaire Diarra Traoré » (Première partie)
Présenté par M. Diouldé Barry dit Barry IV

Président du Rassemblement Démocratique de Guinée (RDG)

J’ai lu et relu les lignes du témoignage du Lieutenant Mamady Camara, tortionnaire autoproclamé sous le régime dictatorial de Lansana Conté, paru sur le site Internet guinea-forum.org, le 24 Juin 2005 et repris en Guinée par l’hebdomadaire « le Diplomate ».

D’abord une mise au point. Le présent droit de réponse n’a pas pour intention de défendre Lansana Conté qui est l’ennemi No.1 de la Guinée. Mon opposition à son régime n’est plus à démontrer. Le 13 Décembre 2003, guidé par l’amour de notre pays, j’avais risqué ma vie et rassemblé plus de 250 militaires au Palais du Peuple à Conakry dans le but de mettre fin au régime dictatorial et brutal de Lansana Conté. Malheureusement, cette tentative audacieuse se soldera par un échec et 10 jeunes Peuls dont une femme seront arrêtés et gardés au cachot du PM3 pendant plus d’un an, sans aucune forme de procès. Ce présent droit de réponse a plutôt pour but d’apporter une clarification sur « l’affaire Diarra Traoré ».

Le témoignage du Lieutenant Mamady Camara sur « l’Affaire Diarra Traoré » a suscité émoi, consternation et colère chez beaucoup de Peuls et chez l’ensemble des hauts responsables du Rassemblement Démocratique de Guinée (RDG), parti politique que j’ai l’honneur de présider.

Emoi car il s’agit, encore une fois, d’un mauvais coup porté à l’endroit des Peuls, consternation par la présentation mensongère des Peuls qui ont heureusement d’autres mœurs, et colère car la présentation concernant l’intervention de quelques officiers Peuls nous a paru particulièrement tendancieuse.

Pour nous, le mélange de contrevérités et d’assertions infondées fait du témoignage du Lieutenant Mamady Camara un exercice de désinformation de la meilleure école. Le 7 Juillet 1985, Lansana Conté porté par la haine, a prononcé un discours à caractère tribal au Palais du Peuple. Ce discours qui incitait à la violence est indigne d’un homme d’Etat. Se servir de ce discours pour rallier les Guinéens au changement démocratique est une chose. Mais tenter de faire croire que les Malinkés ont été victimes des Peuls lors de ces événements tragiques est une insinuation irresponsable, gratuite et de mauvaise foi dont le but est de porter atteinte a l’honneur des Peuls.

La date de parution de ce témoignage entaché de contrevérités à quelques jours de la date anniversaire des événements du 5 Juillet 1985 et du retour au pays de Alpha Condé en Guinée n’est certainement pas un choix innocent.

Des extrémistes Malinkés proches de Alpha Condé et nostalgiques du régime de Sékou Touré s’appuient sur ce témoignage douteux et non vérifié, pour tenter d’insinuer que les Peuls s’étaient associés a Lansana Conté pour monter un complot en vue d’éliminer des officiers Malinkés. Ces extrémistes tentent d’exagérer les faits pour donner l’impression que les Peuls sont les responsables du malheur des Malinkés.

En vérité, le coup Diarra Traoré n’était qu’un conflit isolé entre des militaires Soussous et Malinkés pour le contrôle de l’Etat Guinéen. La participation des officiers Peuls n’était qu’un fait du hasard. Ils ont été cooptés à la marge par Lansana Conté à cause de leur compétence sur le plan du commandement militaire et du respect qu’ils jouissaient auprès de la troupe. Il convient donc de ne pas jeter le discrédit sur toute l’ethnie Peule pour le cas marginal du Lieutenant Abdourahmane Diallo, ancien mécanicien auto, promu au grade de Général pour son excès de zèle ! Certes, les malinkés peuvent toujours en vouloir au Colonel Mamadou Baldé et au Commandant Ousmane Sow pour n’avoir pas aidé Diarra Traoré, ou encore pour leur naïveté extrême dans le rétablissement de Lansana Conté au pouvoir. Mais accuser ces 2 officiers Peuls de s’être livrés à des séances d’interrogatoires musclés ou de torture est un mensonge grossier et odieux.

A la vérité, on parle bien de ce que l’on connaît. Je connais profondément l’armée Guinéenne pour y avoir servi près de 10 ans. Je ne connais pas un seul militaire Peul, du simple soldat à l’officier le plus gradé, qui se livrerait volontairement à une séance de torture ou à tout procédé qui constitue une atteinte au respect de la personnalité humaine d’un autre Guinéen. Ces pratiques sont contraires à nos mœurs. Les Peuls ont acquis depuis longtemps la certitude que les divergences politiques en Guinée ne peuvent se dénouer à coups de règlements de comptes ou de vengeance. Notre seul souci est de construire une nation viable en Guinée où toutes les ethnies trouveront leur intérêt.

On ne doit pas perdre de vue que sans la lucidité et la clairvoyance de Jean Claude Diallo, alors Ministre d’Etat chargé des Guinéens de l’extérieur, Lansana Conté aurait exterminé la quasi-totalité de l’ethnie Malinké. Jean Claude avait dit, je cite « Nous savons qu’en Guinée il n’y a pas eu de coup d’Etat Malinké, par conséquent il ne doit pas y avoir de guerre contre une ethnie quelconque ».

Pour réveiller l’orgueil ethnique des Malinkés, les extrémistes du RPG de Alpha Condé propagent la thèse que le coup de Diarra n’était qu’une mise en scène (un complot) destinée à liquider des officiers Malinkés. Sur les faits, le témoignage du Lieutenant Mamady Camara est en contradiction avec les déclarations de Fama Damaro Camara et de Doussou Condé. Ces 2 cadres Malinkés étaient impliqués dans la préparation et l’exécution du coup de Diarra Traoré. Ils ont affirmé publiquement lors d’une Conférence sur la Guinée tenue en Columbia (USA) en 2000 que le coup de Diarra Traoré était tout a fait réel et que son objectif était la réhabilitation des dignitaires Malinkés du régime de Sékou Touré. En plus, le Lieutenant Mamady Camara dit que Diarra fut arrêté le 02 Juillet 1985 à 15 heures avant le départ de Conté pour Lomé, la capitale du Togo. Or, selon le journal Jeune Afrique (JA No. 1280 du 17 Juillet 1985, page 16), dans la nuit du 4 Juillet 1985 aux environs de 22 heures, Diarra Traoré, à la tête de quelques policiers Malinkés armés jusqu’aux dents, avait fait irruption dans la station de la Radio Télévision Guinéenne (RTG) accompagné de son compagnon, le Capitaine Mamady Bayo ancien chef de la Milice Nationale sous le régime de Sékou Touré.

Encore une fois, il faut garder à l’esprit que mon intention n’est pas de défendre Conté pour ses crimes, mais d’apporter une clarification sur l’affaire Diarra Traoré. Pour ma part, Je ressens la douleur et partage la peine des enfants dont les parents ont été tués suite aux évènements tragiques du 5 Juillet 1985. Je pense que tôt ou tard, Lansana Conté doit répondre de ses nombreux crimes devant un tribunal. Je condamne les exécutions sommaires sans jugement, perpétrées par Lansana Conté. Je pense que Diarra Traoré et ses compagnons, comme d’ailleurs les dignitaires du régime de Sékou Touré auraient dû bénéficier d’un procès équitable, en public avec toutes les garanties de la défense et un droit de recours. Leur culpabilité devait être établie aux yeux de tous.

Il est facile aux extrémistes Malinkés de s’en prendre à quelques officiers Peuls, de les charger de tous les crimes. En réalité, c’est une dérobade. Où est la responsabilité personnelle de Diarra Traoré, l’instigateur de ce coup d’Etat ? Ou est la responsabilité de Sékou Touré qui avait nommé Lansana Conté au poste de Chef d’Etat Major Adjoint de l’Armée de Terre avec le grade de Colonel, lui ouvrant ainsi les portes du pouvoir ? Quant à Diarra Traoré, il porte la responsabilité de son triste sort et par voie de conséquence du drame qui s’était abattu sur l’ethnie Malinké à l’issue de son coup. Diarra Traoré voulait renverser Lansana Conté pour satisfaire son ambition personnelle dans le but de remettre au pouvoir les dignitaires Malinkés du régime sanglant de Sékou Touré. Son sacrifice n’était pas pour résoudre les problèmes du pays. Fanfaron au tempérament démagogique, considéré comme un « civil » par les militaires, impopulaire à cause de son passé en tant que membre du Comité Central du PDG, du tribunal révolutionnaire du Camp Boiro et chef du Peloton d’exécution des pendus du Pont Tombo, le coup Diarra était condamné à l’échec. Il avait multiplié les réunions dans l’armée à tel point que tout le monde était au courant de son plan. Il ne comptait que sur les Malinkés, membres de son ethnie, pour la réussite de son coup. Aveuglé par son orgueil ethnique, il ignorait qu’il avait signé son arrêt de mort quand il a accepté d’être « le numéro 2 » du régime, connaissant le sort fatal souvent réservé à ces fameux « numéro 2 » dans les régimes militaires en Afrique.

Il est vrai qu’à l’issue de la tentative de coup d’Etat de Diarra Traoré, des éléments incontrôlés encouragés par les propos irresponsables de Lansana Conté avaient pillé une dizaine de commerces et maisons des Malinkés. Il est vrai que Lansana Conté avait ordonné l’exécution sommaire d’une vingtaine d’officiers Malinkés. Il est vrai que plusieurs dizaines de Malinkés avaient été arrêtés, torturés puis libérés. Il est vrai également que la communauté Malinké de Conakry s’est sentie visée pendant quelques jours. Cependant, il y a lieu de rappeler ici que le 5 Juillet 1985, les Malinkés n’ont eu que l’avant-goût amer de l’injustice, la répression et l’humiliation que les Peuls continuent de subir depuis 1958, soit près de la moitie d’un siècle !

M. Diouldé Barry dit Barry IV
Pilote de profession et ancien officier de l’armée Guinéenne, M. Barry IV est diplômé d’Economie d’Arizona State University, USA.
Il est le fondateur du Rassemblement Démocratique de Guinée et vit en Arizona avec sa famille.
Il peut être contacté par Email au barryma67@hotmail.com


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