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Guinée : Le secteur minier guinéen - Un potentiel vecteur de croissance par excellence

 mercredi 04 octobre 2006   

La Guinée est surnommée scandale géologique à cause des multitudes ressources minières dont regorge son sous-sol. Cependant, force est de constater l’inadéquation entre les fortes potentialités et la situation économique général du pays. C’est pour pallier à ce constat que l’État avec l’appui de ses partenaires au développement a décidé de faire du secteur minier un moteur de la croissance économique et de réduction de la pauvreté.

L’économie de la Guinée est largement tributaire du secteur agricole et du secteur minier. Le secteur minier représente 85% des exportations soit 625 millions de dollars EU en 2003 et 17% des taxes perçues par l’Etat, soit 171 millions de dollars EU en 2004. Le secteur agricole emploie la majorité des guinéens et représente 20% du PIB et 10% des exportations.

La Guinée détient près de la moitié des ressources bauxitiques mondiales avec quelques 12 milliards de tonnes. Elle a exporté 14 millions de tonnes en 2003 et dispose d’une raffinerie d’alumine. La valeur de la bauxite et de l’alumine exportée en 2003 était de 437,4 millions de dollars EU. Le pays attire actuellement beaucoup d’entreprises minières de tailles différentes et intéressées par la bauxite. Trois accords ont été signés et d’autres sont en négociation.

L’or industriel est produit par l’Anglogold Ashanti de Siguiri et la Société Minière de Dinguiraye.
Les revenus d’exportation tirés de l’or étaient de 138,7 millions de dollars EU en 2003. Le pays produit aussi du diamant avec un revenu total de 48 millions de dollars EU pour la même année.

Le secteur minier contribue pour plus de dix mille emplois permanents et pour beaucoup d’emplois induits. Il faut signaler la production artisanale d’or qui occupe plus de cent mille personnes et apporte une contribution appréciable à l’économie rurale.

Depuis 1987 Le secteur minier a contribué pour plus de 20 millions de dollars EU au développement communautaire en Guinée. Les contributions minières ont permis d’améliorer les infrastructures sanitaires et éducatives, ainsi que de stimuler l’économie rurale entre autres.

Les mines sont aussi la source principale des investissements étrangers directs en Guinée. De 1995 à 2004 les investissements réalisés par les entreprises minières en exploitation se sont élevés à environ 738 millions de dollars EU. Pour la même période 120 millions de dollars EU ont été injectés dans l’exploration. Les accords miniers signés récemment vont fortement augmenter la valeur des investissements étrangers directs en Guinée. Deux accords signés pour les usines d’alumine à eux seuls, s’ils sont réalisés, représenteront quatre milliards de dollars EU en investissement dans un futur proche.

Les partenaires au développement ont accompagné les efforts du pays soit en investissant directement ou en jouant un rôle catalytique. La Banque mondiale a contribué au développement de l’industrie minière moderne en favorisant la réalisation des infrastructures de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) à travers des prêts s’élevant à environ 74 millions de dollars EU. Plus récemment le projet PPISM (Programme de promotion de l’investissement dans le secteur minier) avec un montant de plus de 12 millions de dollars EU a favorisé entre autres, la découverte du gisement de minerai de fer de Simandou de classe mondiale.

La Banque Mondiale et la SFI appuient les efforts dans le secteur minier actuellement à travers des fonds fiduciaires. Entre autres on peut citer :

i) le Fonds ITIE (Initiative de transparence des industries extractives) qui finance les activités du Comité sur la transparence des industries extractives,

ii) le Fonds PPIAF qui finance une étude sur les options de développement des infrastructures pour l’eau, l’électricité et l’assainissement à Kamsar, et

iii) le fonds IDF pour le renforcement des capacités de négociation et l’harmonisation de la législation minière. De nouveaux fonds fiduciaires financeront bientôt une analyse environnementale sectorielle et la problématique du développement communautaire en rapport avec les mines. Plusieurs activités de renforcement des capacités ont eu lieu au cours de l’année passée et permis d’améliorer la gestion du secteur et une démarche plus cohérente vers une reforme intégrale prenant en compte les préoccupations centrales du développement durable.

Cependant malgré ce que le secteur minier représente pour la Guinée, sa contribution est restée en deçà de ce qu’elle aurait pu être s’il avait bénéficié d’un meilleur climat des affaires et d’une meilleure gouvernance. Le secteur aurait aussi pu jouer un rôle catalytique important pour le développement des infrastructures et d’autres secteurs économiques. Il aurait pu davantage contribuer au développement communautaire et à l’amélioration du cadre de vie d’un nombre plus important de guinéens. Bref le secteur aurait pu être un moteur de croissance et de réduction de la pauvreté.

Pour ce faire le pays a besoin d’un cadre juridique moderne basé sur la transparence et la bonne gouvernance dans le secteur avec une redistribution appropriée des revenus, une maximisation de l’impact économique des mines et une capitalisation des opportunités présentés par le secteur pour ajouter plus de valeur. Il a aussi besoin d’un meilleur cadre de développement communautaire et de gestion des questions sociales et environnementales sectorielles. Une redistribution efficience des revenus miniers permettra un meilleur impact des mines pour les communautés et la disponibilité de ressources pour renforcer la décentralisation.

C’est en ce sens que l’adhésion officielle de la Guinée à l’Initiative de transparence des industries extractives (ITIE) à été salutaire. Le comité de l’ITIE a été mis en place et un ambitieux programme de travail a été défini avec des objectifs à atteindre à la date du 30 septembre 2006, date butoir de publication des premières données collectées sur le terrain.

La Banque mondiale accompagne la Guinée dans la mise en oeuvre de l’ITIE à travers le financement des activités, mais aussi dans l’assistance dans la gestion du processus. Des progrès ont été réalisés dans la collecte des données sur les revenus miniers de l’année 2004 et du premier semestre 2005. La réconciliation pour les revenus provenant du secteur minier au premier semestre 2005 est bonne et l’ITIE est entrain de préparer l’audit de ce résultat. L’exercice de collecte et de réconciliation a, au delà de l’ITIE et en plus de l’amélioration de la qualité du dialogue entre les différents partenaires (État, société civile et entreprises minières), eu des retombées positives à travers une meilleure visibilité pour l’administration des revenus générés par le secteur minier, l’identification d’enjeux et de contraintes techniques à corriger à plusieurs niveaux.

L’exécution des activités du don IDF a porté sur le renforcement des capacités des négociateurs guinéens et sur le renforcement du leadership pour une gestion moderne du secteur. Ce don a permis aux Guinéens d’identifier les principes généraux et les contraintes pendant la négociation d’accords miniers, les stratégies de négociations, le processus et l’importance de la compréhension des facteurs culturels pendant la négociation, la fiscalité minière et les bénéfices non fiscaux du développement des mines. La meilleure stratégie pour que la Guinée arrive à la signature d’accords plus équilibrés a été définie.

Le don PPIAF quant à lui a permis de mesurer les contraintes liées aux capacités de production d’eau et d’électricité et leurs distributions. La demande et les options possibles de satisfaction de la demande ont été mesurées. Des stratégies à court, moyen et long terme ont été définies pour permettre d’apporter les réponses adéquates pendant ces périodes. Les responsabilités et les efforts requis de la part de l’État et des communautés ainsi que le rôle attendu des entreprises ont été examinés. Tout ce travail permet d’opérationnaliser les recommandations faites au cours de l’étude PPIAF pour apporter les réponses appropriées pour les communautés.

Les challenges continuent d’exister pour la gestion environnementale et sociale sectorielle. Des dons de la Banque et de la SFI permettront bientôt de mieux cerner ces enjeux afin d’y apporter les réponses appropriées.

Le Département des Mines est conscient des enjeux du secteur et est entrain de réfléchir sur un programme pour rendre le pays plus attractif aux investissements miniers et pour maximiser les retombées positives. La réalisation du programme de reformes envisagées requière l’appui des bailleurs de fonds.

Un dialogue existe entre la Banque mondiale, d’autres bailleurs de fonds et le Gouvernement de la Guinée pour appuyer les réformes du secteur afin de définir et d’appliquer une démarche plus cohérente vers un développement durable du secteur minier. Les axes de ce dialogue portent sur la gouvernance et la transparence, le renforcement des capacités, un développement intégré des infrastructures et la maximisation des impacts socio-économiques du secteur pour la Guinée.

Ps : Les objectifs de L’ITIE sont :
- d’assurer la transparence des paiements et des revenus générés par les industries extractives
- de rendre cette information accessible à la société civile et au grand public
- de favoriser ainsi le bon usage de cette richesse afin qu’elle soit un moteur de la croissance économique et contribue au développement durable et à la réduction de la pauvreté.

Les principes auxquels souscrivent tous les pays qui adhèrent à cette initiative sont :
- la publication régulière de tous les paiements faits par les compagnies et de tous les revenus perçus par le Gouvernement de façon compréhensible et accessible par un large public
- la réconciliation des informations sur les paiements versés et les revenus perçus ;
- l’audit indépendant de ces paiements et de ces revenus
- l’inclusion de la société civile dans la mise en place, le suivi et l’évaluation de ce processus
- le développement d’un plan d’action soutenable pour la mise en œuvre de l’initiative avec le soutien des partenaires du développement.

SOURCE : WorldBank.org


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