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Guinée : 02 Octobre 1958 - 02 Octobre 2006, 48 années d’indépendance plus que théorique que réelle

 dimanche 01 septembre 2006   

La République de Guinée, 48 ans après son accession à l’indépendance, se présente aujourd’hui comme l’un des pays en ruine et un peuple parmi les plus humiliés de la planète. La désagrégation, la misère, la régression et le disfonctionnement du pays ont atteint le sommet de l’inacceptable, et ce, malgré ses immenses richesses matérielles.

Après une lecture critique de l’histoire de la Guinée et une analyse profonde non partisane de la gestion de l’Etat depuis son accession à l’indépendance en 1958, il se dégage une conclusion difficile à digérer et révoltante : l’échec de notre pays résulte d’un manque d’idéal des hommes politiques qui ont géré ce pays aux potentialités immenses, hommes politiques qui ont sacrifié le patriotisme et l’intérêt général au profit de leurs ambitions égoïstes.

Aujourd’hui plus que jamais, les Guinéens sont unanimes que la longue marche du pays depuis son accession à la souveraineté n’a pas connu les succès que le Peuple Guinéen était en droit d’attendre des promesses de ses politiciens. En 48 années, les aspirations légitimes du peuple de Guinée de voir le Pays sortir de la longue nuit dans laquelle les différents régimes qui se sont succédés depuis son accession à l’indépendance l’ont plongé, sont toujours des rêves.

A l’occasion du 48ème anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance, l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Développement (ANDD) en Guinée adresse ses vœux les meilleurs à toutes les filles et tous les fils de la Guinée.

L’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Développement (ANDD) en Guinée formule ses vœux pour que le peuple de Guinée recouvre sa souveraineté, son unité, sa dignité et qu’Allah sauve le pays du danger qui le guette pour nous permettre en semble dans l’union des Cœurs et des esprits, nous puisions mettre en valeur le riche patrimoine que nos ancêtres lui ont légué et préparer un avenir radieux aux générations futures.

Pour le peuple de Guinée, nous formulons le vœu que cette année lui apporte la paix, la concorde nationale qui lui manquent tant aujourd’hui, et changement tant assoiffé pour que s’instaure une démocratie véritable pour que commence enfin l’œuvre de reconstruction et de développement de la Guinée.

L’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Développement (ANDD) en Guinée a travers ses membres et sa direction politique se permet avant toute chose de rendre grâce à Dieu Allah et son Prophète Mohamed (SAWS) et au Seigneur Jésus Christ, qui nous a gardés et protégés tout au long des ces années de calvaire qui viennent de s’écouler.

Il n’est un secret pour personne que la Guinée n’est pas un pays pauvre mais plutôt un pays mal géré. La misère qui ronge les Guinéens est une misère imposée au peuple par les leaders et hommes politiques du pays, dopés par l’arrogance et le mépris face aux aspirations du peuple guinéen.

Aujourd’hui, personne ne peut le nier, la Guinée est devenue comme un bateau en détresse en pleine mer, naviguant à vue, pilotée par un capitaine ayant perdu toutes ses facultés. Malgré cette triste réalité de notre pays, nous ne devons pas céder au fatalisme. L’espoir est permis car la fin de ce régime qui incarne la honte, avance chaque jour qui passe. Ayons confiance a l’adage selon lequel : « quelle que soit l’opacité des ténèbres, le jour finit par paraître.

Comment peut-on lutter contre la corruption si des coupables avérés sont encouragés ?

Cette situation apocalyptique de la Guinée est d’autant plus révoltante, en effet, qu’il est admis de tous que le sort actuel du pays est pour l’essentiel le résultat de la mal gouvernance qui ne tient pas compte de l’intérêt national mais érige plutôt en méthode de gestion toutes les astuces, toutes les combines possibles et susceptibles de servir les appétits égoïstes des individus ou groupes d’individus nationaux ou étrangers occupés depuis si longtemps à pêcher en eau trouble.

Les Hommes politiques Guinéens sont déficients en fidélité qui est une affaire de cœur et déficitaires en vraie noblesse qui une affaire de l’esprit. C’est la raison pour laquelle que, le régime dictatorial, clanique et militaro-mafieux vit les dernières convulsions de sa vie qui, si les Guinéens ne sont pas vigilants risquent de plonger le pays dans un conflit civil irréparable.

Après 48 années d’indépendance virtuelle, aucun aspect de la vie du pays n’offre une fierté nationale. Ce désastre total économique, social et moral qui en est résulté est si profond qu’il nous faut encore aujourd’hui, 48 ans après l’indépendance, parler de la reconstruction du pays et non du développement de celui-ci.

L’école est devenue un calvaire pour les enfants, une punition pour les enseignants, un marché pour les dirigeants. L’école où on allait heureux et revenait joyeux est devenu le milieu par excellence du business, de prostitution et d’immoralité.

Le véritable crime contre le peuple de Guinée par ses dirigeants avec en tête le Général Lansana Conte en plus d’avoir été les auteurs de la mort de plus de milliers de nos compatriotes, reste surtout plongée la Guinée dans l’ignorance et de l’obscurantisme en bafouant le système éducatif.

Ne dit-on pas que : « Ne pas savoir est une demi mort, mais l’ignorance est une quasi mort). Si cela est vrai, le Général Lansana Conte a tué la Guinée.

Quel le seul pays au monde qui s’est développé avec des analphabètes, l’ignorance et l’obscurantisme comme méthode de gouvernement ?

Il n’y a pas meilleure industrie d’analphabètes que le refus de l’instruction, le sabotage de l’enseignement comme pratiqué en Guinée.

Un grand penseur chinois disait quand il s’agit de diriger un pays : « si vous faites des plans pour un an, plantez une graine ; si vous faites des plans pour dix ans, plantez un arbre ; si vous faites des plans pour cent ans, enseignez le peuple ».

Le bilan de 48 années d’indépendance est un désastre, une honte nationale ou seuls comptent l’égoïsme et la cupidité des la classe dirigeante qui ont conduit d’aucuns à utiliser les positions du pouvoir pour assouvir leurs appétits matériels individuels pendant que la majorité des Guinéens vivent dans le « manque de tout ».

Quel bilan faut-il tirer quand un pays connu pour le « château d’eau de l’Afrique occidentale » avec plus de 1200 rivières et fleuves, ne peut s’octroyer de l’eau potable ?

Il n’y a plus rien à dire !

Nous sommes donc convaincus que pour changer la face actuelle de la Guinée, il faut rompre avec la manière dont les différents pouvoirs successifs ont géré la chose publique. Il faut gouverner autrement pour arrêter la descente aux enfers de ce pays.

Tous les Guinéens sont unanimes que la Guinée est aujourd’hui à un tournant décisif de son histoire qui doit répondre à des exigences d’ordre interne et international. Pour cela la Guinée a besoin de grands hommes politiques, des hommes avec une grande ouverture d’esprit, des hommes capables de contrer les obstacles de tout genre qui jalonnent notre chemin vers l’émancipation et le développement.

Comme toute société, la Guinée a besoin des hommes et des femmes repères, des leaders visionnaires, des personnes auxquelles on peut se référer au moment de grandes crises, c’est à dire au moment où la société a tendance à se perdre.

Dans l’histoire de la Guinée, en un demi siècle, tous les hommes qui ont accédé n’ont eu qu’une seule et unique priorité : « assouvir d’abord leurs ambitions honteusement et strictement personnelles ». C’est pourquoi, ils s’entourent de parents, d’acolytes et d’amis politiques. Pour les dirigeants Guinéens, l'Etat n'est qu'une vulgaire mangeoire. A la mangeoire, on ne fait que manger, sans regarder autour, on est pressé, on ne peut penser à autre chose, à partager le gâteau avec d'autres ni surtout pas à organiser l'Etat pour nourrir tout le monde.

En 48 années d’indépendance, c’est plus la dépendance car un homme qui a faim n’est pas libre. Il est plutôt dépendant. S’il y a quelque chose à célébrer en Guinée, c’est le triomphe de l’impunité.

Le moment est venu pour tous les Guinéens patriotes de dire trop c’est trop et l’on a assez de cette horde de pourriture politique au sommet de l’Etat. C’est le silence des Guinéens qui donne la main libre à ces apatrides politiques pour croire que tous est permis. Il y a des situations comme celle en Guinée où le silence est synonyme de compromission.

La République de Guinée est à terre, souillée, piétinée, et bafouée. Le principe de l’égalité des Guinéens devant la justice est perpétuellement botté au cul violemment.

Où est-elle l’autorité qui peut punir les Guinéens pour leurs crimes indépendamment de leurs origines et positions sociales ?

Quand s’arrêtera leur arrogance ?

La Guinée est dans le gouffre mais les hommes et les femmes de ce pays sont incapables de dire NON, même à la cherté de la vie qui les broie. Il semble que les Guinéens ont jeté l’éponge pour se réfugier derrière le fatalisme. Aujourd’hui, les Guinéens sont aphones même devant ce flagrant déni de justice, le droit à l’eau potable, à l’électricité, aux soins de santé de qualité acceptable, à une bonne infrastructure, etc.

Aujourd’hui, la Guinée est certes un pays pauvre mais, pauvre parce qu’il est mal géré. Le pays souffre non pas par son manque de richesses mais, souffre à cause de la mauvaise gestion teintée d’affairisme, de clientélisme et de corruption. Une petite minorité de personnes se sont accaparées de la majorité des richesses du pays qu’elles gèrent selon leur bon vouloir.

Ne dit-on pas que le poisson pourrit par la tête. Si la Guinée va mal ce que c’est la tête qui va mal, simple comme l’eau de roche. Il ne suffit pas d’avoir le cerveau de Albert Einstein pour comprendre les racines du mal Guinéen.

Pendant 48 années, les gouvernements successifs n’ont fait que faire respirer les Guinéens de mensonges pensant que les mensonges peuvent générer des fruits sans comprendre que les mensonges ont beau fleuri qu’elles ne porteront jamais de fruits.

S’il y a quelque chose à célébrer en Guinée, c’est la célébration du refus catégorique de voir la misère du people de la part des dirigeants actuels et qui ignorent la crise.

Alors que même des pays Africains plus défavorisés en ressources minières avec des conditions géo-climatiques plus hostiles au développement ont connu sorte de croissance économique et leurs populations ont joui d’un certain niveau de bien être économique, social et politique, la Guinée patauge encore dans un univers dominé par la misère sociale et économique qui n’a pas de description, indigence dominée l’injustice, la corruption, l’usage de la force comme mode d’accession au pouvoir, l’absence de moralité et des valeurs républicaines.

En 48 années d’indépendance sur les bouts des lèvres, les Guinéens ont assisté à la destruction et au dysfonctionnement de notre système étatique se traduisant notamment par l’absence d’une administration structurée et efficace, la coexistence au sommet de l’Etat des plusieurs clans mafieux, la déliquescence du système judiciaire, le délabrement prononcé ou l’inexistence des infrastructures de base, la paupérisation inquiétante de la population, l’accroissement inconsidéré des désœuvrées, l’accroissement du taux d’analphabétisme.

Les hommes politiques en Guinée n’ont pas la notion de la politique et encore plus la notion de mandant politique. Ils ne connaissent pas que la notion de mandat est un contrat avec le peuple et qu’à la fin ce contrat il doit y a avoir un bilan à présenter. Il ignore que le mandat politique était conçu historiquement pour éviter le carriérisme politique, faire tourner les fonctions et faire participer le plus de citoyens possible à la gestion de la chose publique.

Vouloir le changement ou l'alternance est vu par les « politiciens à vie » qui sont à la tête de l’Etat, comme une déclaration de guerre, c'est leur « enlever le pain de la bouche » parce que la politique est la voie d'enrichissement facile et sans limite ; d'où les magouilles constitutionnelles pour éviter le changement, d'où leur capacité de tuer pour préserver ces acquis.

En Guinée, la politique est conçue comme un moyen rapide à l’enrichissement et à la pérennisation politique. Pour eux, si on détermine la durée d'un mandat c'est juste une question technique afin d'organiser de nouvelles élections à l'issue desquelles ils reviendront au pouvoir. En Guinée, quand on organise les élections ce n'est pas pour envisager l'alternance ou le changement, mais pour organiser le maintien ou le retour aux fonctions de ces mêmes politiciens qui ont fait preuve de leur faillite dans la gestion du pays.

Il doit être admis que la politique n'est pas faite pour enrichir, si l'on veut s'enrichir ce n'est pas la politique qu'il faudra choisir mais autre chose, les affaires, le commerce, l'industrie, la grande agro-industrie, secteurs qui ont le mérite de contribuer au développement et à l'enrichissement de tous.

Aujourd’hui, face à nos épreuves, tous les Guinéens doivent apprendre combien ils peuvent être puissants simplement s’ils sont ensembles, unis dans leurs cœurs et leurs esprits, regardant dans la même direction et luttant pour une même cause « la Nation Guinéenne ». C’est seulement en étant ensemble, en réunissant leurs différentes énergies que le peuple guinéen vaincra et que la nation guinéenne prospérera.

Pour l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Développement, il n’y a rien à célébrer mais plutôt, il est du devoir de chaque Guinéen de faire un parcours rétrospectif des 48 années et faire le bilan. C’est un anniversaire où chaque Guinéen est appelé à un auto-examen de sa conscience.

Puisse Dieu tout Puissant bénir et protéger la Guinée, et son Peuple !

Dr Mamadou Diallo, MD
Membre Fondateur de l’ANDD
Administrateur de Guinea-Forum
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