Guinée : « La Guinée Malchanceuse ! »
samedi 30 septembre 2006
Le Parti démocratique de Guinée (PDG) d'Ahmed Sékou Touré est au cœur de la marche vers l'indépendance qui s'accélère à partir de 1958 avec la proposition de nouvelle Constitution présentée par le président français Charles de Gaulle.
Lors du référendum du 28 septembre 1958, les Guinéens sont les seuls à refuser, et ce dans une proportion de 95 % (1 136 324 oui, contre 56 981 non), de joindre la Communauté française.
L'indépendance est proclamée le 2 octobre, entraînant une rupture des liens administratifs et financiers entre la Guinée et la France qui retire ses cadres et ses crédits.
Au cours des années qui suivent, la Guinée, un territoire riche en ressources naturelles, se rapproche du Mali et du Ghana avec qui elle forme l'Union des États africains. Elle obtient également des crédits de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) et signe un traité d'amitié avec la Chine.
Le PDG y est parti unique et Sékou Touré, ardent défenseur de l'indépendance, est élu président le 15 janvier 1961 par 99 % des électeurs. Il le restera jusqu'à sa mort, en 1984.
« Le second avec une démocratie virtuelle et un avenir incertain ».
Depuis plusieurs années, la Guinée vit en état de démocratie virtuelle. Bien que la Loi fondamentale du pays garantisse à ses citoyens l’ensemble des libertés fondamentales, le régime du président Lansana Conté, porté au pouvoir par un coup d’Etat en 1984, a transformé la vie politique et sociale guinéenne en une caricature de démocratie, dans laquelle sont violés les droits et libertés inscrits dans la Loi fondamentale.
Kalil Camara
Une Correspondance pour www.nlsguinee.com
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