neoleadership    guinee  devise human Right Watch Nelson Mandela Fundation Union Africaine
Neoleadership

RadioNLS
WINAMP    REALPLAYER    MEDIAPLAYER

Radio NLS à la carte

Universités
Contacts
Charte de nlsguinee
Nos partenaires
AframGlobal
Africatime
Alwihda
Guineeconakry.info
Guinea-forum
L'Observateur
Radio-Guinée
Presse guinéenne
Le Lynx
La Lance
Autres sites Guinéens
Agences de Presse
AFP et TV5.org
Yahoo actualités
IRIN
Actualité africaine
Jeune Afrique
BBC News Africa
Africa Mining Intelligence
Presse du Monde
CNN (USA)
Usinfo.Stat.Gov (USA)
BBC World (UK)
Liberation (F)
RFI (F)
Le Matin (CH)
Jeux
Ping Pong
Aéroports
Aéroport Int. de Genève
Aéroports de Paris
Aéroport de Bruxelles
Autres aéroports
Articles
Guinée : Le président de l’Assemblée Nationale tente de s’offrir une nouvelle virginité politique

 mercredi 27 septembre 2006   

« Est dupe voire naïf celui qui se morfond dans sa misère en feignant d'occulter ou d’ignorer les causes de celle-ci. »

Lors de la Session Budgétaire 2007 de l’Assemblée Nationale, M Somparé qui préside cette Institution s’est livré à une critique de la situation macro-économique de la Guinée, particulièrement au cours du quinquennat 2002-2006.

Après avoir pris connaissance de la teneur de ces critiques inhabituelles, nous nous sommes posés quelques questions à savoir :

Pourquoi lors de cette dernière session budgétaire de son mandat, M Somparé a-t-il voulu se démarquer un peu plus du régime de Lansana Conté ? Et surtout pourquoi aujourd’hui et pas avant ?

Si le commun des guinéens peut apprécier la franchise quoi que tardive du dauphin constitutionnel de Lansana Conté, l’observateur averti quant à lui doit se demander dans son fort intérieur le pourquoi et la pertinence de ce mea-culpa tardif.
Le président de notre Assemblée Nationale nous apprend entre autre que : « la situation macro-économique de la Guinée s'est considérablement dégradée au point d'entraver péniblement la mise en œuvre de notre stratégie de réduction de la pauvreté… » Est-ce un aveu d’impuissance, un appel au secours ou tout simplement un constat d’échec du régime auquel il a voué corps et âmes sa fidélité ?

Tous les observateurs avertis savaient depuis longtemps que le pays est entrain de basculer dans une gouvernance médiocre. Les forces d’opposition, malgré leurs divisions ont dénoncé les défaillances et manquements aux principes les plus élémentaires de la gestion de la chose publique. Les analystes politiques et économiques ont fait de même.

Ainsi, au delà des mots du président de l’Assemblée nationale, ce qui importe ici c’est de constater les faits tels qu'ils se sont déroulés jusqu’à présent et surtout en tirer les conséquences pour le présent et le futur de notre pays.
Le récent quinquennat (2002-2006) auquel M Somparé fait allusion n’est rien d’autre que le couronnement d’une série de mauvaises décisions prises bien avant cette période. L’Institution qu’il préside et dont la légitimité reste à désirer n’a rien entrepris durant cette période, ne serait-ce que pour informer les guinéens sur les magouilles et autres détournements et corruptions qui touchent presque tous les secteurs de l’économie guinéenne.

Au fait, a-t-on déjà oublié pourquoi l’Honorable Elhadj Biro Diallo a été écarté de son fauteuil de président de l’Assemblée Nationale ?
Les aveux tardifs de M Somparé ne viendraient-ils pas donner raison à son prédécesseur qui avait sans cesse dénoncé les atteintes aux droits de l’Homme, la corruption et l’absence de transparence dans les finances publiques ?

Certains diront mieux vaut tard que jamais !

Nous nous constatons que l’actuel président de l’Assemblée nationale qui n’a pas pu faire travailler son Institution dans de bonnes conditions cherche à se refaire une virginité en emboitant le pas aux milliers de guinéens qui n’ont cessé d’appuyer sur la sonnette d’alarme. Une chose reste évidente aux yeux de l'opinion publique guinéenne, l’échec du régime de Lansana Conté c’est aussi l’échec de ceux qui l’ont servi. Certains peuvent tenter de se dédouaner en invoquant l’étroitesse de la marge de manœuvre dont-ils disposent ; mais à ces derniers nous disons qu’ils avaient le libre choix de quitter le navire.

La dernière sortie de M Somparé est à mettre à l’actif de la lutte des clans pour la succession de Lansana Conté à la tête de l’Etat guinéen. Chacun des prétendants cherchent à affûter ses armes en attendant le moment venu. Qu’on ne se trompe surtout pas car le guinéen sait faire la différence entre ceux qui se tournent résolument vers l’avenir et ceux qui persistent dans l’exorcisme de leurs lourdes fautes.

C’est facile de discourir sur la situation du pays mais faut-il avoir le cran et le courage d’agir !
Le pouvoir n’est-il pas officieusement vacant ? Qu’attend donc le dauphin constitutionnel de Lansana Conté pour prendre ses responsabilités face aux abus de pouvoir répétés de Fodé Bangoura ? Et cette fameuse commission d'enquête parlementaire sur l'assassinat sauvage des jeunes élèves et lycéens des 12 et 13 juin 2006 ? Et toutes ces tortures et emprisonnements extrajudiciaires largement dénoncés par "Human Rights Watch" ? Aucun son de cloche discordant ?

Il faut avoir l’honnêteté intellectuelle de dire que Lansana Conté n’a ni les facultés nécessaires pour gérer un pays comme le nôtre et encore moins les compétences requises en la matière. Il ne les a pas aujourd’hui et il ne les a jamais eues. Tous ceux qui ont exercé de hautes fonctions, sont au courant de cette situation; malgré tout, certains ont préféré servir le personnage en se servant au passage au lieu de servir leur pays. Ceux qui ont voulu bien faire sont soit écartés, soit relégués à des postes peu juteux. Rares sont ceux qui ont osé jeter l’éponge. Monsieur Somparé fait partie de ceux qui ont juré de servir Lansana Conté jusqu'à son dernier souffle.

Le soutien sans réserves de l’actuel président de l’Assemblée nationale à la révision de la loi fondamentale instituant la présidence à vie, disqualifie celui-ci aujourd’hui pour parler au nom des guinéens. Son mandat à la tête de l’Institution est issu de cette « anomalie politique » et sa légitimité est justement mise en cause...

Epingler le Gouvernement de Lansana Conté, c’est aussi une façon de faire son propre mea-culpa puisque M Somparé est l’un des principaux architectes du régime. Il est, depuis l’arnaque référendaire justifiant politiquement la présence de Lansana Conté à la tête du pays, le deuxième personnage de l’Etat. Il a surtout assisté voire participé avec complaisance à la déconfiture du tissu politico-économique guinéen ; et le voilà sorti de nulle part en se découvrant des vertus !

Quand M Somparé nous dit : « l'emploi des jeunes est non seulement une exigence économique, mais également une exigence morale, sociale et politique », l’on se demande depuis combien d’années son parti politique (PUP) est au pouvoir en Guinée ? Qu’attendent le PUP et ses partis satellites pour offrir la prospérité à la Guinée ? Qu’attendent nos dirigeants (catégorie à laquelle appartient M Somparé) pour offrir de l’emploi à toutes ces promotions sorties de nos Universités ? Qu’ont attendus tous ces ministres et secrétaires généraux successifs de Lansana Conté pour sortir la Guinée de sa misère ?

La réalité est là, elle est palpable : Ils ont enfoncé le pays au lieu de le sauver des années de la Révolution !
Et dire que M Somparé était aussi de la partie à cette époque !

Si par ailleurs le constat d’échec des dirigeants guinéens est si bien partagé jusqu'au plus haut sommet de l’Etat, le bon sens politique ne recommande-t-il pas que les principaux responsables du gouffre politico-économique et social s’en aillent pour donner du « sang neuf » à la Guinée ?

La fin du régime de Lansana Conté est proche, c’est sans doute ce qui explique cette soudaine course à la recherche d’une nouvelle virginité politique de la part du dauhin désigné mais contesté ! Le Président de l'Assemblée Nationale tente de se projeter vers l'avenir. Il reconnaît (comme la plupart des guinéens d'ailleurs) : « la nécessité d’une refondation économique » qui, selon son point de vu ne doit ni « porter atteinte à notre identité », ni « renier nos options fondamentales». C'est donc la potion magique qu'il vient de trouver pour dit-il « recréer durablement un climat de confiance avec nos partenaires obligés de développement... »

Dire qu'il a fallu attendre des decennies pour s'en rendrer compte ! M Somparé ne dit ni plus ni moins que ce que nous avons toujours dit : le leadership politique actuel a largement montré ses limites, il est urgent de le remplacer par un autre plus efficace et plus soucieux de l'avenir de notre pays... Ceci passe nécessairement par non seulement le changement des mentalités liées à la gouvernance actuelle mais aussi et surtout le renouvellement des dirigeants actuels...
Le pays a besoin de nouvelles compétances pour sortir de l'impasse actuelle.

Il faut reconnaître que la dernière manoeuvre du président du parlement guinéen est politiquement habile pour ne pas dire osée; mais sa portée reste limitée dans la mesure où le bilan de Lansana Conté c'est aussi son bilan à lui. Il faudra bien qu'on assume un jour ce bilan devant les guinéens...

Pendant que le ministre plénipotentiaire des affaires présidentielles M Fodé Bangoura continue de s’écharper avec le no.1 du Patronat guinéen M Mamadou Sylla, M Somparé quant à lui - sans toutefois se risquer à soutenir ouvertement un camp contre l'autre- se borne à de simples critiques contre les Gouvernements successifs du PUP instutué(s) par son mentor Lansana Conté !

Et la Guinée dans tout ça ? Ne pouvons-nous pas envoyer tous ces messieurs paitre dans les prairies de Wawa ?

M Ly Elhadji Baila
Directeur Exécutif de www.nlsguinee.com
Membre fondateur de l’ANDD et de www.guinea-forum.org
Contact: elhadji@nlsguinee.com
Zurich, Suisse


© Copyright www.nlsguinee.com / (Tous droits réservés)



retour
Evolutions dans l'histoire



Chefs des partis politiques


Visitez nos partenaires


Images de la Guinée profonde
Ces images sont bien des réalités de ce magnifique pays! La Guinée est pourtant l'un des pays les plus riches au monde du point de vue ressources naturelles.
Cette faillite économique est le résultat du pillage systématique des biens publics, le clientellisme, la corruption, le détourment des fonds publics et une mise à l'écart de la majorité des cadres compétants et intègres du pays.
Réagissez et dites au monde entier ce que vous pensez de cette situation.
Contactez-nous | Charte de NLS | © 2005 Nlsguinee.com | Webmaster: Elhadji B. LY à Zurich | | Voir livre d'or | signer livre d'or