Guinée : Dans l’enfer Guinéen !
lundi 25 septembre 2006
Depuis plus de 20 années, la Guinée est prise en otage par une race de prédateurs mafieux sans foi ni loi, qui restent insensibles à la souffrance du peuple Guinéen.
Sans une prise de conscience collective et la conjugaison des efforts de tous les patriotes Guinéens, il n’y a pas d’espoir de lumière au bout du tunnel. Les Guinéens ont un devoir patriotique de se débarrasser une fois pour toute, de leurs divergences et leurs clivages pour sortir la Guinée du gouffre dans lequel, le Général Lansana Conte et sa clinique ont plongé le pays. L'image que présente la Guinée actuelle est révoltante, et impose aux patriotes Guinéens, de sérieuses réflexions.
L’autopsie du pays sous toutes ses formes est une honte nationale. Conakry la capitale du pays, est une ville puante. Selon les touristes qui fréquentent l’Afrique, Conakry est la plus sale capitale subsaharienne. La ville se noie dans une immensité des montagnes d’ordures à un tel point qu’elle est qualifiée tout comme l’est le pays, la capitale du paradoxe et elle ne finit pas d’étonner ses visiteurs par son état de délabrement et désordre.
On y retrouve quelques belles villas qui côtoient un décor de saleté de toutes sortes (des déchets humains, ménagers et des carcasses d’animaux). Aucune commune de Conakry ne fait exception. Elles se valent toutes dans la saleté et présentent un désordre incroyable. On peut parler de honte communale, de honte nationale car les dirigeants des ces communes tout comme ceux à la tête du pays, sont personnes éhontées dont l’unique souci est comment s'enrichir, et ne semblent nullement incommodés par cette «puanterie».
Dans certains endroits, il faut se boucher le nez à cause de l’état nauséabond des odeurs. Quand il pleut, les rues inondent et l’environnement de Conakry est fait d’immondices, de cadavres bestiaux, d’urée, des fèces flottants, d’eaux usées etc.. Une situation indescriptible tel l’ampleur de la pollution est grande.
Qu’est ce que le Général Lansana Conte veut-il que l’histoire retienne de lui ?
Il n’est jamais trop tôt pour réfléchir à son héritage politique.
Aujourd’hui, la Guinée est assise sur un volcan qui donne déjà des signes éruption. Il serait suicidaire d’ignorer les symptômes et les signes de cette déflagration qui engloutira beaucoup de vies humaines.
Un nouvel accès de fièvre en Guinée (le cas de El hadj Mamadou Sylla) peut être fatal, parce que le pays va de plus en plus mal. La misère sociale et morale est au plus haut niveau, et la vie est de plus en plus chère. A tout, cela s’ajoute un sentiment de mépris de la classe dirigeante et une d’arrogance caractérisée par un autisme total face aux appels et crois de détresse du peuple.
La Guinée est une nation saignée à blanc, et son peuple souffre depuis plus de vingt ans d’une misère apocalyptique indescriptible volontairement entretenue par d’une horde de pilleurs qui, non seulement, n’ont aucun sentiment national mais sont aussi mordues par une moralité douteuse.
Le pays est au bord de l’implosion, encouragé par la débandade, le chaos et la guerre des clans pour le contrôle du gâteau économique du pays. Il y a une tension palpable et une crise de confiance profonde et indéniable dans le pays.
On ne pourra apaiser la situation que les Guinéens prennent leur destin en mains et cessent de célébrer le culte de la médiocrité actuelle pour tendre vers l'excellence.
Qu'une seule famille ou une seule ethnie occupe les postes clés de responsabilité dans l’administration guinéenne constitue déjà une recette à la débâcle que nous assistons dans ce pays. On continue à faire la promotion des gens en fonction des appartenances familiales, ethniques ou régionales au détriment des critères de compétence.
À travers la désinformation et le lavage de cerveau, on a réussi à inculquer aux Guinéens que leur pays est un havre de paix alors que les violences politiques, les assassinats, le vols et viols, le banditisme et les coupeurs de routes prospèrent en toute impunité face à l’impuissance d’un gouvernement qui a ses priorités ailleurs, une administration qui n’a plus de vie et existe seulement par le nom.
La violence semble être ancrée dans les mœurs d'une génération sacrifiée sous l'autel des intérêts inavoués de certains individus. La jeunesse désœuvrée se recroqueville derrière le banditisme, les actes criminels et la drogue comme seul moyen sédatif devant cette anxiété agonisante de la perte de l’avenir et le déficit d’espoir.
Toute l’histoire du Général Lansana Conte à la tête de la Guinée fourmille d’exemples de viols, de vols (d’Etat), d’assassinats, de massacres des femmes et des hommes et il n’hésite pas avec sa clique militaro-mafieuse de violer la loi, en cas de besoin à la modifier ou voire à la transgresser purement et simplement.
En réalité, les vingt deux années de pouvoir dictatorial absolu n’ont fait qu’engendrer des pratiques criminelles odieuses, la misère et la désolation qui sont aujourd’hui, le lot quotidien des Guinéens.
Mais comme on aime le dire, « n’est éternel que la volonté divine ». La fin du régime Conte avance à grand pas et ils seront très surpris de cette fin tragique, humiliante et surtout regrettable que le bon Dieu leurs réserve. Ils ne sont pas éternels. Qu'ils le veuillent ou pas, ils passeront la main.
Il faut que les Guinéens particulièrement les jeunes soient avertis et surtout soient prêts à relever le défi. Si la jeunesse ne s'y prépare pas dès à présent arguant comme alibis que la politique est une sale besogne réservée aux vendeurs d’illusions, alors le pays, perpétuellement, vivra dans la tourmente de la misère et de l’incertitude.
La Guinée a besoin des tous ces bras valides et de tous les cerveaux consciencieux de ses fils pour bâtir la paix dont découlera inéluctablement l’ère post-Lansana Conte.
La Guinée, malgré le pillage organisé de ce régime des inconscients et inconséquents, est un pays vierge que peut attirer des investissement si le pays retrouve le climat de confiance, de paix et de stabilité perdu sous le régime du Général despote Lansana Conte. Les guinéens doivent cesser de s’engluer dans des contradictions mesquines. Les atouts que possède le pays dépassent de très loin ses handicaps si ces atouts sont exploités avec efficience dans un environnement sociopolitique qui s'y prête vraiment. La Guinée regorge de potentialités en ressources naturelles, minières et même humaines.
Les problèmes de la Guinée nous les connaissons tous. Ils ne sont pas ailleurs. Le jour où le général Lansana Conte quittera le pouvoir mort ou vivant (par coup d’Etat) et que les nouveaux dirigeants mettent l’intérêt supérieur du pays au dessus des intérêts personnels, familiaux, ethniques, tribaux et régionaux, et arrêtent de puiser dans les caisses de l’Etat comme bon leurs semble, le jour où les marchés publics seront attribués selon les lois et règlements du pays, le jour où les criminels de tous bords ne seront plus récompensés mais plutôt punis selon la loi et que les Guinéens seront traités de manière équitable et seront tous soumis aux lois de la république, où chacun aura droit à ce qui lui revient, la place qu’il mérite, sans avoir à courber l’échine devant la famille du prince, où tous les Guinéens seront soumis aux mêmes droits et devoirs, ce jour-là, nous dirons que les portes de la paix et de la prospérité s’ouvrent en Guinée et personne ne trouvera des raisons de la violence contre ses compatriotes et contre le pouvoir en place.
Prions pour que le Tout Puissant accorde la clairvoyance aux fils du pays, afin que cessent les larmes et le flot de sang des innocents causés par les querelles puériles, la misère volontairement infligée aux Guinéens et les crimes fratricides.
Que Dieu bénisse la Guinée. Amen !
Dr Mamadou Diallo, MD
Membre Fondateur de l’ANDD
Administrateur de Guinea-Forum
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