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Guinée : L’UFDG réagit sur l’Affaire Mamadou Sylla, PDG du Holding « FUTURELEC » et No.1 du Patronat Guinéen

 samedi 23 septembre 2006   

L’affaire dite de « Mamadou Sylla- Futurelec » occupe aujourd’hui la une de tous les journaux privés, tandis que la RTG brille par son silence total sur ce scandale politico- financier. La presse est partagée entre deux camps. D’abord, ceux qui tirent à boulets rouges sur Sylla en le traitant de fossoyeur de la Nation, prédateur des biens publics, et la cause principale de la misère du peuple. Et d’autres qui prennent sa défense et qui ne sont sûrement pas des avocats bénévoles et qui le présentent comme celui qui a sauvé la Nation lors de l’agression rebelle de septembre 2001, celui qui a résolu la crise de riz pendant la soudure, celui qui a fait arrêter la générale de juin 2006.

Après avoir suivi toutes ces péripéties, on se contente de décrire des opérations frauduleuses où Sylla apparaît comme le seul acteur-responsable. Les hauts responsables de l’Administration, qui ont initié ces opérations, illégales, irrégulières ne sont nullement inquiétés. Tout est présenté comme si M. Sylla s’est servi tout seul à la BCRG et au Ministère des finances.
La dernière opération dont on parle aujourd’hui est le paiement du découvert personnel de M. Mamadou Sylla dont le solde est de 16 milliards de GNF. La distinction est faite même entre Mamadou Sylla et Futurelec, comme si la BCRG pouvait faire un crédit de 20 milliards de GNF à une personne physique sans aucune garantie.

Tout d’abord, il faut noter que l’ouverture d’un compte personnel à Mamadou Sylla ou à Futurelec est illégale. Ceux qui l’ont fait et autorisé doivent être sanctionnés. Ensuite les conditions de ce découvert ne sont pas évoquées.

Quelle est la destination prévue pour les fonds ?
Quelle est la durée, le taux, l’échéancier de ce concours bancaire ?
En ce qui concerne les modalités de remboursement, un contrat de prêt les a t-il déterminés ?

En principe en cas de non remboursement à l’échéance d’un crédit, la banque engage les procédures habituelles de recouvrement et de mise en contentieux pour finalement recourir à la justice. Voilà ce que prévoit l’orthodoxie bancaire. Maintenant, c’est le Ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles qui exige le remboursement immédiat, au nom de je ne sais quel principe. L’Agent judiciaire de Etat se substitue à la BCRG avec des bérets rouges.

Qui lui a donné ce droit ?
Il va jusqu’à encaisser des chèques (Futurelec rembourse le prêt personnel de M. Sylla) et se permet de suggérer des délais de remboursement… la menace de contraindre par la saisie des biens du débiteur est formulée.

Qui lui a donné ce pouvoir ?
Une interdiction de sortie du territoire aurait été édictée par le Ministre d’Etat des Affaires Présidentielles à l’encontre de M. Sylla Mamadou.

A quel titre peut –il priver un citoyen de son droit de voyager qui lui est reconnu par la Constitution ?

En réalité devant cette boulimie d’improvisations, l’Exécutif s’arroge des droits que seul le tribunal possède. Il faut que tout le monde comprenne, que les lois guinéennes ne permettent, ni à la police ni à la gendarmerie, ni aux ministres aussi puissants qu’ils puissent l’être, d’arrêter quelqu’un ou le mettre en garde à vue pour une dette commerciale. Il va être difficile de vaincre cette survivance du passé, même au niveau des victimes potentielles de ces abus de pouvoir.

Pour toutes ces raisons, si nous étions à la place de Mamadou Sylla, nous refuserions de céder à la pression de tous ces messieurs en leur disant : « J’attends que la BCRG m’envoie devant les tribunaux ».

Il faut reconnaître que si la procédure actuelle appliquée à Mamadou Sylla était valable pour tous les débiteurs de la BCRG, cela ferait vaciller le Gouvernement. C’est pourquoi la BCRG n’osera jamais publier la liste de ses débiteurs douteux. C’est d’ailleurs un problème qui se pose à l’ensemble du système bancaire. Il faudrait demander à Monsieur le Ministre du Contrôle Économique de parler de la liquidation de la BIAG où il a été profondément impliqué.

En réalité, les responsables administratifs veulent simplement liquider un de leurs complices, dans cette vaste escroquerie au détriment de la Guinée, en montrant du doigt Mamadou Sylla comme le parfait bouc émissaire. L’objectif est également de se faire passer pour des adeptes de la lutte contre la corruption.

Mamadou Sylla est un complice mais les principaux auteurs de toutes ces magouilles sont ceux qui aujourd’hui l’attaquent et le vouent aux gémonies. Aussi, si le Gouvernement veut faire l’assainissement des finances publiques, il doit le faire rationnellement en prenant les opérations d’un bout à l’autre tout en précisant les responsabilités en prenant les opérations d’un à l’autre tout en précisant les responsabilités à chaque niveau des dysfonctionnements observés dans l’application des procédures, des règlements et des lois régissant le fonctionnement de la Banque Centrale et du code des marchés en République de Guinée.

De même, on nous parle de 22 millions de dollars US que Sylla aurait « soustrait frauduleusement à la BCRG ».
M. Mamadou Sylla ou Futurelec est un fournisseur qui déclare avoir livré des marchandises selon des commandes de l’Etat avec des factures en bonne et due forme à la livraison et à la réception. Il faudrait savoir, comment ces factures ont été payées par qui. Si la BCRG a payé sans savoir à quoi correspondent les paiements, on ne peut s’en prendre à Mamadou Sylla mais à l’ordonnateur des dépenses.

Tout se passe comme si, on refusait de poser les vraies questions comme :

Qui a passé les bons de commande sans procéder à un appel d’offres ?
Sur quel budget, ces dépenses ont elles été engagées ?
Qui a assuré la réception des véhicules pour le Garage du Gouvernement ?

A notre avis, il est grand temps que toutes ces questions soient posées aux véritables responsables. Maintenant l’Assemblée Nationale dispose d’assez d’éléments pour traduire devant la Haute Cour de Justice :

• Le ou les Ministres des Finances concernés
• Les Gouverneurs de la BCRG (ils ont rang de ministres)
• Le Ministre - Secrétaire Général de la Présidence de qui dépend le garage du Gouvernement.

Selon l’article 86 de la loi Fondamentale les ministres sont pénalement responsables des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions et qualifiés de crimes ou de délits au moment où ils étaient commis. Il n’est pas question de se réfugier derrière des déclarations du genre : « C’est le président qui m’a dit ». Cela n’annule nullement leur responsabilité. Dans tout ce déballage, ce qu’il faut sanctionner c’est la mauvaise gestion et la corruption avant de s’attaquer aux complices dont le tour viendra nécessairement après l’enquête judiciaire. Il est évident que tous les passe-droits obtenus par Mamadou Sylla l’ont amené à renvoyer l’ascenseur ou à partager les bénéfices avec les ordonnateurs des dépenses. C’est cela la corruption.

Nos partenaires au développement observent toutes ces péripéties mais attendent surtout des résultants concrets. Cependant le FMI exige absolument un audit complet exhaustif de la BCRG, qui permettra de déceler tous les dysfonctionnements et les irrégularités de la gestion.

En conclusion, le non respect des règlements et des procédures qui caractérise ce régime, le favoritisme, le népotisme, et la corruption qui résulte de tout cela doit être définitivement éradiquée.

L’enseignement que nous pouvons tirer de cette affaire politico- judiciaire est triple :

• Notre pays s’apparente depuis bientôt un demi- siècle à la jungle où «le chef a tous les droit même celui de ne pas respecter la loi »
• L’impunité qui caractérise le régime actuel a préparé sa dérive maffieuse qui fait de notre pays le champion en Afrique de la mauvaise gouvernance et de la corruption.
• La faible capacité de résistance des élites guinéennes devant l’arbitraire et les faits du prince, allant jusqu’à trahir intérêts de la Nation pour conserver leur poste.

Enfin, notre espoir est que la vérité triomphe pour que vive la justice et l’Etat de droit…

Conakry le 17 septembre 2006

El Hadj BÂ Mamadou
Président de l’UFDG
Une Correspondance pour www.nlsguinee.com


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