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Guinée : « Quand on ne parle plus de reformes économiques, il faut se poser des ??? »

 mercredi 13 septembre 2006   

Très cher(e)s compatriotes, guinéennes et guinéens, s’il y a un adjectif pour qualifier l’état auquel se présente la Guinée aujourd’hui, c’est tout simplement « CATASTROPHE ». Économiquement, culturellement et politiquement, la Guinée est certainement plongée dans son époque la plus sombre et sensible. Tout tourne à l’agonie.

Économiquement : un certain seuil critique est atteint, la corruption bat son plein, l’inflation reste complètement immaîtrisable, le chômage soutient la pauvreté et la misère, l’investissement étranger se fait très rare par faute d’instabilité politique, l’État n’arrive plus à assumer son rôle régalien, aucun secteur formel n’est en marche et plus aucune reforme économique n’est envisageable par manque de solidarité gouvernementale et de leadership crédible et capable.

Culturellement : de même, la dépravation a atteint des seuils inquiétant; le guinéen n’a plus aucune identité; le guinéen ne sait plus qui il est; le guinéen ne connais plus ses propres valeurs, celles qui le distinguent des autres; plus aucune identité culturelle n’est standardisée; Bref, nous n’avons plus de « nous propre ».
Nous sommes plongé dans un suivisme culturel dévalorisant et les conséquences de cette dépravation se perçoivent dans nos attitudes et risques d’être encore pire si nous ne nous encourageons pas à plus retenue et de tolérance.

Très cher(e)s compatriotes, cette CATASTROPHE économique et culturelle n’est que la conséquence de vingt deux ans de médiocratie du régime militaire du Général Lansana Conté.

« Quand un berger ne manifeste aucun état d’âme pour l’ensemble des moutons qui lui sont confiés, il est certain qu’il dirigera le troupeau à l’endroit où la nourriture se trouve sur les arbres par souci de son propre ventre, et non vers les endroits où les moutons trouveront de l’herbe sur sol à brouter ».

Lorsqu’un chef d’État ne manifeste aucun état d’âme pour l’ensemble de la population, je dis bien pour l’ensemble et non pour une partie de la population, lorsqu’il ne manifeste aucun état d’âme pour sa raison d’être chef d’État, les conséquences qui s’en suivent sont celles que nous vivons de jour en jour en Guinée.

Et cela ne constitut aucunement une leçon pour un chef et un régime en phase de déclin, mais plutôt pour nous, vous et moi, Hommes politiques, Société civile et armée guinéenne, population guinéenne, nous qui vivons les conséquences de cette catastrophe imposée. Désormais, il serait plus que sage de ne plus jamais vouloir le changement pour une question d’humeur ou le changement pour le changement car, cela nous mène exactement comme Paul Valéry l’a ci bien exprimé : « nous entrons dans l'avenir à reculons ».

Cher(e)s frères et sœurs, nous devons et pouvons tous militer pour un changement démocratique, constructif, évolutif et durable en République de Guinée. Nous le devons non seulement à nos ancêtres mais aussi et surtout à nos postérieurs (nos enfants) et à tout un continent en grand péril. Militer pour un changement démocratique en Guinée veut tout simplement dire réussir d’abord la transition politique qui s’annonce.

Guinéennes et guinéens, à propos de cette transition politique et démocratique qui s’annonce en Guinée, il est important de noter que de par le monde, la question de transition a toujours été un sujet très sensible. Malgré qu’il soit de l’intérêt de la majorité, il a toujours existé des groupes pour lesquels la transition politique est synonyme « de perte de privilèges, de perte d’intérêts économiques égoïstes, de poursuites judiciaires ou carrément de perte de pouvoir ».
Ainsi, dans la logique, les réticences de certaines minorités ne devrait surprendre aucun acteur du changement démocratique.

Aujourd’hui, politiquement, dans l’officiel, ça l’air d’aller pour le mieux avec ce « Dialogue Politique » engagé entre gouvernement et partis politiques pour sortir la Guinée de cette impasse et l’engager dans la voie des reformes politiques démocratiques. Ainsi, ce dialogue ne peut qu’être une opportunité à saisir pour justement basculer positivement vers cette transition politique et démocratique. Cependant, il ne faut pas se leurrer, cette opportunité qu’est le dialogue politique présente assez de problématiques et de pièges pour être traité isolément entre gouvernement et partis politique, sans y replacer la société civile au centre des intérêts de ce dialogue.

Raison pour laquelle nous nous penchons également déçu en tant que membre et avocat de la population guinéenne, afin d’apporter nos grains de selles et faire connaître nos inquiétudes tout en espérant quelles seront, pour une fois, prises en comptes car, il est vrai que notre expérience fait défaut selon certains ignorant mais, comme le laisse entendre une certaine âme universelle : «avoir de l'expérience, ce n'est pas avoir vieilli, c'est avoir vu, et l'on voit mieux jeune que vieux ».

Tout d’abord, nous considérons que ce « Dialogue Politique » devrait être confondu avec l’une des phases de la période de transition que nous allons communément appeler la Pré-transition.
Puis, nous remettons en cause l’objet de ce dialogue qui, selon nous, devrait être moins axé sur l’organisation d’élections législatives, puisque vis-à-vis du peuple de Guinée, ce gouvernement n’a plus aucune légitimité; Ce dialogue devrait plutôt être axé sur la réussite de la transition politique qui est plus que imminente et évidente. Ce dialogue devrait être recentré sur les modalités de réussite de la phase de Pré-transition.

Et enfin, nous percevons ce dialogue sous différents angles : celui du gouvernement et celui de l’opposition.

Vue de l’angle du Gouvernement

Comme nous l’a fait pertinemment remarquer la dernière déclaration des partis Dyama-PDA-RPG, ce n’est pas une surprise que le gouvernement du Général Lansana Conté engage à ce moment précis un pseudo-dialogue. Lancé dans une campagne de crédibilisation et d’enjolivement auprès des éternels bailleurs de fonds, le gouvernement à quant à lui, dors et déjà, gagné son pari politique en libéralisant effectivement les ondes, puis en subventionnant les médias privés et enfin en annonçant un dialogue politique pour les législatives de juillet 2007.

Du coup, les opportunités qui se présentent au clan du général Lansana Conté sont énormes :

En cas de vacance effective et réel de pouvoir, c’est soit la transition constitutionnelle, avec Mr Somparé comme chef d’Etat de transition ; ou une répétition de l’histoire comme celle qui s’est déroulée en avril 1984, l’armée prendra alors les choses en main.

• En ce qui nous concerne, nous société civile et populations guinéennes, ce sont surtout les reformes économiques qui sont nos principales préoccupations. Voilà l’une des raisons qui nous poussent à rejeter non pas le dialogue mais, l’objet du dialogue politique engagé entre gouvernement et partis politiques, car selon nous, après vingt deux ans de règne, le régime du général Lansana Conté n’a plus rien à prouver, et du point de vue d’organisation d’élections libres et transparentes, et du point de vue des reformes économiques. Donc nous pensons que ce ne sont pas les législatives de juillet 2007 qui apaisera la misère que vie de jours en jours le peuple de Guinée, mais plutôt la mise en place d’un gouvernement crédible répondant exactement aux préoccupations de nos concitoyens, qui sont entre autres : l’eau potable, l’électricité, l’éducation, le transport, la sécurité, la santé, un pouvoir d’achat soutenu, emploi, …

• La seconde raison qui nous amène également en situation de méfiance et qui nous conforte dans notre position de rejet de l’objet de ce dialogue politique est surtout la position de l’armée par rapport à une constatation de vacance de pouvoir d’ici juillet 2007. La chanson des transitions qui durent vingt deux ans ou plus est bien connu en Afrique. Raison pour laquelle nous aimerions que, et la société civile et l’armée prenne part à ce dialogue politique que nous considérons de dialogue de pré-transition. Que l’armée prenne part car, pour une quelconque application des propositions, raffinées et non brut, issues de la concertation nationale il faudrait que l’armée reste « hors jeux électoral et non partisane » ; pour qu’elle reste hors jeux électoral, il est nécessaire qu’elle soit du dialogue pour, tout d’abord, discuter de ses intérêts et de son rôle à jouer ; puis, pour comprendre les préoccupations de tous et de chacun, surtout celles de la population et de la société civile guinéenne car nous ne cautionnerons surtout plus aucun pouvoir militaire en république de Guinée, mais plutôt un Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. « Le pouvoir doit être dissocié de l’armée et l’armée doit être dissociée du PUP »

• La troisième raison qui nous met à la défensive et nous pousse encore une fois à rejeter l’objet de ce dialogue politique, est l’application, en cas de vacance de pouvoir, de la transition constitutionnelle comme prévu en son article 34.
La constitution guinéenne, après de multiples ratures référendaires est elle encore légitime aux yeux de la population guinéenne ?
La personne de Mr Somparé, actuel président de l’Assemblée Nationale guinéenne, est elle en mesure d’assurer une quelconque transition politique en République de Guinée ?
Les relations entre l’armée et Mr Somparé pourront-elles garantir une transition politique juste, transparente et équitable ?
D’où nous marquons un intérêt aux propositions de la Société Civile émanant du COTRADEG, lesquelles propositions méritent d’être beaucoup débattues afin qu’elles complètent celles issues de la concertation nationale des 17,18,19 et 20 mars 2006 pour une possible mise en oeuvre à tout moment.

• La quatrième raison qui nous amène à rejeter l’objet de ce dialogue politique est tout simplement la raison d’être de ces élections législatives en question, prévues en juillet 2007.
Comme nous l’a bien fait remarquer Mr Jean-Mari Doré, est-ce pour préparer une transition à la Togolaise ?
Est-ce pour tout simplement léguer le pouvoir à la famille Conté ?
Car inutile de s’attendre à de la transparence électorale à plus forte raison à une quelconque démocratisation de l’espace politique.

Frères et sœurs, les raisons qui nous amènent à rejeter l’objet de ce pseudo-dialogue politique entamé entre gouvernement et partis politiques sont vraiment assez nombreuses et significatives. Pour une question d’urgence et de priorité, nous pensons qu’il serait préférable de se pencher sur les sujets beaucoup plus houleux de cette phase de pré-transition afin de prévenir et éviter des mésententes ou conflits avenir qui plongeraient la Guinée et sa population dans ce qu’elles connaîtront de pire dans leur histoire.

Vue de l’angle de l’opposition

Après la concertation nationale des Forces Vives de la Nation des 17, 18,19 et 20 mars 2006, l’espoir renaît au cœur de tout un chacun quant au consensus sur les modalités et moyens à mettre en œuvre pour la réussite de la transition démocratique en Guinée. C’est ainsi que ce dialogue politique constitue une grande opportunité pour l’opposition afin d’avancer sur des sujets tels que : le recensement de l’ensemble de la population, la révision des listes électorales, la constitution de la CENI, le financement des partis politiques, … Et tout cela malgré que le Ministre d’État chargé de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a annoncé et démontré que ce recensement ne pouvait arriver à terme d’ici 2009.
En tant que non partisan, nous percevons les différentes prises de position des membres de l’opposition comme suit :

Ceux qui s’abstiennent à la participation du Dialogue Politique

Nous respectons et nous comprenons bien leurs prises de position surtout après leur dernière déclaration. Et sur ce point, nous sommes entièrement d’avis avec eux car, nous-mêmes avons évoqué multiples raisons dans cet article qui nous poussent à rejeter l’objet de ce dialogue qui ne répond aucunement aux urgences et priorités économiques, culturelles et politiques qui se présentent actuellement en Guinée.
Cependant, nous, nous ne rejetons que l’objet du dialogue engagé mais encourageons vivement le « Dialogue » car ce n’est que par le dialogue que nous arriverons.

Ceux qui prennent part au Dialogue politique

Au nom des principes de l’abnégation politique et de la foi au dialogue, nous les remercions et encourageons vivement sur la poursuite du dialogue constructif pour tous. Cependant, nous espérons que leur engouement pour les législatives sont bien fondés, car dans ce cas, nous, société civile et populations guinéennes, ne comprenons pas alors pourquoi seul l’UPR siège à l’Assemblée Nationale en tant que parti politique depuis des années.
Participer à ces élections législatives légitimise le choix de l’UPR qui, nous pouvons affirmer dans ce cas, aura été le seul parti à parler depuis des années au nom du peuple de Guinée. L’UPR aurait-il eu raison?

De même, participer à ce dialogue ne peut contribuer qu’à crédibiliser le pouvoir dictatorial du Général Lansana Conté aux yeux des bailleurs de fonds car, s’attendre à des élections libres et transparentes n’est qu’une leurre d’autant plus que le recensement et les fiches ne seront prêts qu’au plutôt en 2009. Également, étant donné que nous sommes sur la table du dialogue, nous nous demandons toujours pourquoi la mise en place d’une commission pour situer les responsabilités des répressions des 12 et 13 juin 2006 ne font pas partie des conditions que vous avez exposées.

De part et d’autres des prises de position de l’opposition par rapport à ce dialogue politique les raisons sont bien fondées.

Quant à nous société civile et populations guinéennes, nous encourageons un Dialogue Nationale (Armée - Société Civile- Gouvernement – Partis Politiques) axé sur la réussite de la phase de pré-transition car, nous sommes convaincus que nos principales préoccupations que sont les réformes d’ordres économiques et culturelles ne peuvent voir le jour avec un gouvernement kleptocrate et répressif. Du coup nous jugeons, sans réserve, ce dialogue d’hors sujet et irréaliste. De même, ce que nous déplorons de plus, nous société civile et populations guinéennes, c’est surtout la facilité avec laquelle, à chaque fois le gouvernement réussi à diviser l’opposition sur des sujets futiles et surtout à redorer son blason malgré des crimes non justifiés.

Désormais, nous comprenons mieux Alain lorsqu’il affirme : « L'union fait la force. Oui, mais la force de qui ? » Et nous répondons: « du premier à descendre dans la rue et à se mettre en avant pour le changement ».

Sur ce je lance un appel profond à mes frères et sœurs, à mes très cher(e)s compatriotes, aux guinéennes et guinéens, aux associations apolitiques et politiques, à l’armée guinéenne, à ne plus jamais se laisser distraire par la politique et les dialogues sans fondements, à ne plus jamais accepter de se faire imposer un pouvoir non élu démocratiquement, à ne plus cautionner une transition militaire, à ne plus cautionner un pouvoir militaire et surtout à ce donner la main et revendiquer toute la vérité sur les responsabilités des répression des 25 novembres 2005 à Télémélé, des 12 et 13 juin 2006 ainsi que tout les crimes afin que justice soit rendue aux familles et au peuple de Guinée, car nous devons être convaincu qu’ «un État juste est un État fort » mais la réciproque peut être fausse.

Ainsi, frères et sœurs, prochainement nous essayerons d’apporter lumière aux questions que nous nous sommes posées tout au long de cet article, notamment les questions relatives à la fameuse transition constitutionnelle tant contestée mais aussi, nous verrons dans quelles conditions les législatives de 2007 peuvent constituer un point de changement.

« Vive le voix de la jeunesse, vive le DIALOGUE NATIONAL, vive l’union des forces vives de la nation pour que vive la Guinée ! »

Mamadou Oury Diallo
Contact : chiccodiallo@yahoo.fr
Représentant de Nlsguinee.com au Maroc


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